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Damien Perrier, vivement la reprise…

Sa longue période de préparation (cinq mois) va très bientôt prendre fin avec le lancement la semaine prochaine de la saison 2019 sur le Challenge Tour. Le Breton, fort de quelques résultats intéressants durant ce long entracte, est impatient d’en découdre !  

Damien Perrier, ici à Lumine (Espagne) durant la finale des Cartes européennes 2018 Luke Walker / Getty Images Europe - AFP
25-28
avril
TURKISH AIRLINES CHALLENGE
LIEU : Samsun Golf Club, Turquie
CIRCUIT : Challenge Tour

Damien Perrier est en forme. A quelques jours de l’ouverture de la saison sur le Challenge Tour (25-28 avril en Turquie), le Breton vient d’effectuer une préparation solide et encourageante en termes de résultats. Le 12 avril, il a ainsi pris la troisième place de l’Open PGA France Mont-de-Marsan (derrière Mathieu Fenasse et Mathieu Pavon). Le 15 mars, il s’est offert l’Amendoeria Faldo Classic, l’un des trois rendez-vous au programme du Portugal Pro Golf Tour. Sur les deux autres tournois joués, il a fini troisième et sixième…
« Je voulais aller chercher des infos à la sortie de l’hiver qui, pour les joueurs du Challenge Tour, est interminable, explique-t-il. Cela me démangeait d’aller me tester sur un mini-tour. Cela aurait pu être le Mena Tour à Dubaï, le Maroc sur le Pro Golf Tour mais j’ai opté pour le Portugal, pour voir quelque chose de nouveau. » 

Pay and Play sur 36 trous 

« Je ne connaissais ni les parcours, ni l’ambiance, seulement quelques têtes puisqu’il y avait malgré tout une vingtaine de joueurs du Challenge Tour engagés pour une centaine de participants, enchaîne-t-il. J’avais envie de trouver un pays où le climat était convenable sans être pour autant très éloigné. Ces tournois sont sur 36 trous sans cut. Un pay and play pur quoi. Comme cela se pratique notamment en Floride durant l’hiver… J’ai trouvé ça intéressant de tester mon jeu après une longue coupure… Sur 36 trous, on n’a pas trop le temps de temporiser. Il faut être prêt à attaquer tout de suite, prêt à l’offensive, sinon ça ne passe pas. Tout ceci après quatre-cinq mois sans compétition officielle, c’était un bon test… Avec des bons scores, des scores sous le par, j’ai pu tester mon jeu dans différentes conditions, avec de la pluie, du vent comme souvent en Algarve, du beau temps… Il y avait aussi l’adrénaline de jouer les premiers rôles même si c’était sur des petits tournois qui débouchent sur pas grand-chose, si ce n’est accumuler de la confiance pour la suite. On se rattache à ça… On se prend au jeu… C’était bien… En résumé, ce sont des sensations qui vont me permettre, je l’espère, d’atteindre mes objectifs cette année sur le Challenge Tour. » 

Manquer la finale pour 900 euros 

Mis à part les Championnats de France de doubles disputés fin novembre à la Réunion (en binôme avec Fabien Marty), Damien Perrier n’a plus rejoué en compétition pure et dure depuis la finale des Cartes européennes à Lumine (Espagne) le 15 novembre dernier, où il manqué le cut après 72 trous pour deux coups. Il avait auparavant achevé l’exercice 2018 du Challenge Tour en 47e position, à 900 euros de la 45e place qui lui aurait permis de prendre part à la finale dans les Emirats. Au lieu de cela, il a dû se résoudre à affronter le toujours très périlleux obstacle des PQ2 en Espagne. En finissant dans le top 45 du Challenge Tour, il aurait également pu décrocher une petite catégorie sur l’European Tour lui permettant de s’aligner sur certains tournois de début de saison comme l’AfrAsia Bank Mauritius, en Afrique du Sud ou encore le Kenya Open. Alors que lui a-t-il finalement manqué pour passer du bon côté de la frontière ?
« Difficile à dire, claque sans hésiter l’ancien membre du Tour européen en 2017. Ce qui m’a manqué, c’est sûrement ce gros résultat sur le Challenge Tour qui vous permet de vous propulser. J’ai eu des occasions, comme au Kazakhstan où je suis à deux-trois coups de la très grosse perf. Idem à Pléneuf (il finit 6e). Tout peut aller très vite… Au golf, être régulier dans le bon, ça ne paye pas forcément. Il faut être soit régulier dans le très bon, ou bien il faut être capable de faire des coups : victoire ou des tops 3. Mon niveau de jeu a été intéressant mais pas assez tranchant pour arriver à mes fins… J’ai fait mon job correctement mais des bons joueurs, aujourd’hui, il y en a à la pelle, ce sont les petits détails qui font la différence… » 

Rude concurrence 

Comment voit-il la saison 2019 qui s’ouvre la semaine prochaine en Turquie (25-28 avril) ? Jouera-t-il autant qu’en 2018 (25 tournois, 17 cuts) ? 
« Pour finir dans le top 15, il ne faut pas chômer, il faut engranger les points, poursuit-il en guise de conclusion. Mais ça ne veut pas dire pour autant que ce sera payant. L’Anglais Oliver Wilson a gagné à deux reprises et il n’a pas fini dans le top 15. Le Challenge tour, c’est dur. Cela donne l’envie de jouer un maximum d’épreuves pour avoir un maximum de chances d’accrocher le bon wagon. J’avais opté les années précédentes pour beaucoup jouer. En 2016, ça avait été payant mais tous ses déplacements demandent de l’énergie, en dehors de la compétition… Dans l’ensemble, c’est difficile, vue la concurrence, de se faire une place en jouant les deux-tiers de la saison, à moins que ça se goupille bien… J’aurais tendance à dire que je vais encore beaucoup jouer, avec quelques petits breaks néanmoins… On va voir comment la saison va démarrer, il y a des endroits où je me sens mieux que d’autres… Cela dépendra des résultats sur les six ou sept premiers tournois de la saison… Je me dois aussi d’assurer de la visibilité pour mes sponsors, et à titre individuel, je m’éclate quand je suis en tournoi. L’hiver, je trouve des solutions, je vais m’entraîner à Marrakech (Maroc) dans des conditions clémentes mais ce qui m’excite, c’est la notion de compétition, de cette concurrence qu’on ne trouve qu’en tournoi… »


Par Lionel VELLA
17 avril 2019