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Gregory Bourdy : « être meilleur qu’avant ! »

A quinze jours de sa reprise sur le Challenge Tour en Espagne, le Bordelais, 37 ans le 25 avril, qui a perdu son droit de jeu sur le Tour européen, est aligné cette semaine à l’Open d’Arcachon, une date très importante du Circuit français. Etat des lieux. 

A Perth, en février dernier au ISPS Handa World Super 6 Paul Kane / Getty Images Asiapac - AFP
19-21
avril
OPEN D'ARCACHON
LIEU : Golf international d'Arcachon, France
CIRCUIT : Circuit français

On l’avait quitté le 15 mars sur un cut manqué au Kenya Open (European Tour). Depuis, Grégory Bourdy fourbit ses armes. Avant le grand saut dans quinze jours sur le Challenge de España (2-5 mai), la deuxième étape du Challenge Tour 2019. En attendant, le Bordelais joue cette semaine à domicile. A l’Open d’Arcachon. Une épreuve du Circuit français regroupant des amateurs mais aussi plusieurs des meilleurs joueurs professionnels tels Grégory Havret, Matthieu Pavon, Romain Langasque, Julien Quesne, Ugo Coussaud, Julien Brun et tant d’autres encore. Un endroit que notre homme connaît par cœur.

Pas d'invitation pour le Trophée Hassan-II

« Avec le club Bordelais, c’est l’autre parcours où j’ai fait mes gammes, souffle-t-il, un brin nostalgique. J’ai grandi ici. On a une maison de famille dans le coin. Tous les étés, je me préparais ici pour les Championnats de France. C’est sympa de participer à cet Open. C’est une grande première ! »
L’ancien membre de l’European Tour, qui a perdu son droit de jeu à l’issue de la saison 2018, aurait bien aimé relancer un long break de quatre semaines du côté du Trophée Hassan-II (25-28 avril) mais l’invitation qu’il attendait impatiemment n’est finalement jamais arrivée.

Jongler sur les deux tableaux

« Je m’attendais à un peu plus de soutien du Tour européen, souligne-t-il, amer. Je suis un peu surpris et déçu. J’aurais pensé que le Tour, avant que le Challenge Tour ne démarre, me donne un maximum de chances pour réintégrer le plus haut niveau assez rapidement, c’est-à-dire avec des invitations sur quelques gros tournois. Surtout après 15 années passées sur le Tour, après avoir gagné 4 fois, après avoir entretenu un bon relationnel avec les sponsors... Le système, je pense, pourrait être différent pour des personnes qui, comme moi, sont dans la même situation après tant d’années sur le Tour. Tant pis, il faudra faire avec et ne compter que sur soi-même. »
Depuis le début de la saison 2019 qui a démarré en novembre à Hong Kong, Grégory Bourdy a évolué à sept reprises sur le Tour européen, ne passant que trois cuts et n’ayant réussi qu’une seule fois à finir dans le top 20 (au ISPS Handa World Super 6 Perth). Avec le lancement de l’exercice 2019 du Challenge Tour, il entend jongler sur les deux tableaux, espérant réaliser de belles performances qui lui permettront d’engranger un maximum de points.

Une stratégie différente

« J’aurais pu démarrer en Turquie la semaine prochaine mais je préfère réattaquer en Espagne, poursuit-il. Je voudrais m’entraîner encore une petite semaine. Jusqu’à maintenant, le choix était simple. J’avais la possibilité de jouer sur le Tour, sur invitation ou autre… Je n’ai pas eu à sacrifier quoi que ce soit sur le Challenge Tour puisque la saison n’avait pas encore débuté. Mais à partir de maintenant, la stratégie est différente. Avec mon expérience et mon fond de jeu, je pense avoir les moyens de marquer assez de points sur le Tour pour conserver ma carte. Idem sur le Challenge Tour. J’espère que sur les tournois auxquels je vais participer je marquerais assez de points. Et ce serait dommage de ne pas aller sur le Tour quand les invitations se présenteront. Je ne suis pas au début de ma carrière où je pourrais me dire qu’il faut que je privilégie ce Tour plutôt qu’un autre. Là, j’ai 15 ans d’ancienneté sur le Tour, je connais beaucoup de parcours, j’y ai performé. Je sais qu’au fond de moi, je sais faire les perfs qu’il faut pour marquer assez de points. »

En reconstruction

Son programme est donc encore très loin d’être arrêté. Ainsi, après l’Espagne sur le Challenge Tour, il pourrait bifurquer sur le Tour européen avec le British Masters (9-12 mai), si une invitation se confirme. Dans le cas contraire, il irait à Prague jouer le Prague Golf Challenge. Il pourrait rester en République Tchèque pour participer du 23 au 26 mai au D+D Real Czech Challenge. A moins qu’il ne bénéficie d’une nouvelle invitation sur le Tour et qu’il soit au départ du Made in Denmark (23-26 mai). « J’espère être aussi en Belgique du 30 mai au 2 juin pour le Belgian Knockout (Tour européen), ajoute-t-il avant de confirmer qu’il sera le 3 juin à Walton Heath (Angleterre) pour les qualifications sur 36 trous de l’US Open. Ensuite, s’il n’y a rien de concret sur le Tour, on pencherait alors plus sur le Challenge Tour. Je ne sais pas encore combien de tournois je vais jouer exactement sur les deux Tours. Entre dix et quinze sur l’European Tour et une vingtaine sur le Challenge Tour, peut-être. Maintenant, si au mois de juillet, je n’ai reçu aucune invitation sur le Tour, la question ne se posera pas et je continuerai sur le Challenge Tour pour marquer des points. Bref, on verra d’ici deux mois. »

Une chose est sûre, le moral est bien meilleur qu’il ne l’était au début du mois de décembre quand nous l’avions croisé sur le sublime tracé d’Anahita, à l’AfrAsia Bank Mauritius.
« Je suis en reconstruction, conclut-il. Le mauvais coup est passé. L’eau de la douche s’est un peu radoucie. Une fois le temps de l’analyse de la situation digérée, je vais tout faire pour revenir sur le Circuit européen et essayer, au-delà du simple aspect des Cartes, d’être meilleur qu’avant. »


Par Lionel VELLA
18 avril 2019