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Adrien Saddier : « Franchir un cap sur le plan mental »

Adrien Saddier est l'un des dix-huit Français en lice cette semaine à la finale des cartes européennes. Le Haut-Savoyard, cinquième de cette épreuve en 2013, vise une performance similaire cette semaine au Lumine Golf Club.

Adrien Saddier
Adrien Saddier avait terminé 5e de la finale des cartes en 2013. A. Mazas / ffgolf
10-15
novembre
CARTES EUROPÉENNES - FINALE
LIEU : Lumine Golf Club, Espagne
CIRCUIT : European Tour

Vous êtes, hélas, le premier des joueurs à ne pas conserver votre carte sur l'European Tour (117e de la Race to Dubai alors que les 116 premiers l'ont gardée, ndlr). Comment vivez-vous le fait de devoir disputer cette finale des cartes ?
(Il plaisante) Je suis content, car maintenant je peux dire que j'ai fait le doublé avec le Challenge Tour (Il avait terminé 17e et premier no-qualifié pour le Tour en 2016, ndlr)... Plus sérieusement, si je suis là, c'est qu'il y a une raison. Ma saison a été très moyenne : il y a eu des hauts et des bas, mais dans l'ensemble c'était moyen. Donc me voilà ici, sans trop pression toutefois puisque je ne peux qu'améliorer ma catégorie pour l'an prochain. Je suis là pour gagner ces cartes, ou au moins terminer dans le top 5 pour avoir le droit de jouer beaucoup de tournois l'an prochain.

Dans quel état d'esprit abordez-vous cette épreuve ?
N'ayant rien à perdre, je suis peut-être un peu plus relâché que d'autres, mais il va falloir que je reste sérieux. Il va falloir bien définir les zones à jouer avec mon caddie, mais je vais essayer d'être un peu plus agressif qu'en temps normal sur certains coups. Les deux parcours sont un peu en-dessous de la moyenne des parcours de l'European Tour, donc on voit tout de suite les coups qu'il faut taper. Cela dit les greens sont très bons, bien entretenus, donc il faudra être affûté au putting. Au niveau mental enfin, il ne faut surtout pas se dire qu'on joue pour aller sur le Tour, et qu'il faut donc faire quelque chose en plus. Il faut le prendre comme un tournoi normal.

Comment expliquez-vous cette saison moyenne, selon vos propres mots ?
Mon driving a été mauvais et m'a fait perdre beaucoup de coups, mais ça va un peu mieux depuis que j'ai changé de driver. Je dois dire aussi que je me suis un peu bouffé le cerveau à courir après les points pour conserver ma carte... En fin de saison, j'ai réussi à jouer davantage en fonction des leaders, et ça allait un peu mieux. Mais globalement je ne suis pas satisfait de l'approche mentale que j'ai eu cette saison, et je compte bien travailler énormément cet aspect-là cet hiver. Ce n'est pas la fin du monde d'être obligé de passer par les cartes, mais il va falloir faire un gros travail pour franchir un cap. Il va falloir relever le niveau d'exigence pour atteindre le niveau que je désire.

Beaucoup de Français n'ont pas réussi à garder leur carte du Tour cette saison, avez-vous un avis sur les raisons de ces échecs ?
À chacun de faire son bilan, avant toute chose. Mais ce que je peux dire, déjà, c'est que le niveau du Tour augmente : on le voit sur certaines semaine où le cut se situe à -4 ou -5, sur des parcours vraiment exigeants. Mais je pense que la différence se fait principalement sur le plan mental. Techniquement, on est tous au point, on tape tous nickel. Mais mentalement, on a peut-être un cap à passer, nous Français, pour être plus présents en haut des leaderboards. Je pense qu'il nous manque le côté accrocheur qu'ont les joueurs d'autres nationalités, notamment les Anglais. À nous – à moi en tous cas – de bosser ça.


Par Alexandre MAZAS
10 novembre 2018