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Amundi Open de France : Du vent et contre tous

Plutôt faible lors de la première journée, le vent s’est intensifié ce vendredi, jouant de vilains tours aux golfeurs. Ils ont dû adapter leur stratégie.

Victor Perez et son caddie ont été très attentifs au vent lors de ce deuxième tour. Frédéric Stevens / ffgolf
17-20
octobre
AMUNDI OPEN DE FRANCE
LIEU : Golf National, France
CIRCUIT : European Tour

Et dire qu’ils ont osé avancer que le parcours de l’Albatros était un brin plus facile… Certes, les foins de juillet ont disparu, mais pas le vent, locataire régulier du tracé de Guyancourt. Jeudi, pour le premier tour, il ne s’était que timidement mêlé au temps pluvieux, ne posant pas une difficulté de taille aux birdies. Ce vendredi, il a soufflé de plus belle. En ce jour de cut, les 115 joueurs en lice ont dû faire preuve d'humilité pour s’attaquer à la bête nommée Albatros. Et en particulier à son cœur, les trous où l’eau est pleinement en jeu (1, 2, 15, 16, 18), encore plus durs avec une brise prononcée.

Au lever du jour, la mission s’avérait déjà bien délicate dans une température quasi-hivernale. « Il y avait beaucoup de vent, certes, mais ce matin, il faisait très très froid », relevait Benjamin Hébert (par pour la journée, -5 total), parti à 8 h 55. Mais quand l’atmosphère s’est réchauffée, les bourrasques se sont renforcées. De quoi faire revoir la stratégie des joueurs et caddies, tout en intensifiant leur concentration sur chaque coup. « Il faut rester ouvert d’esprit et lâcher ses "shots" car si on les retient, ça devient très vite compliqué, expliquait Victor Perez (par journée, -4 total). La variable vent fait que les coups sont beaucoup plus aléatoires. » Au point que même les bons peuvent ne pas être récompensés.

La variable vent fait que les coups sont beaucoup plus aléatoires.

Sur le 1 (son dixième trou), Benjamin Hébert était confronté à un fort vent de face. Le Briviste a dû user de trois clubs de plus que d’habitude à 160 mètres de la cible. Au moment de monter la canne, les rafales se sont interrompues et sa balle s’est alors retrouvée logée dans les herbes folles quinze mètres derrière le green. Il concédait alors le bogey, mais parvenait à égaliser avec le parcours sur la journée. Une performance qu’il jugeait « équivalente » à son 66 (-5) de la veille, à cause des conditions climatiques.

Le vent rend la tâche bien plus complexe, et savoir le dompter s’avère presque un art. Plusieurs facteurs sont mis à rude épreuve. « Cela touche à l’équilibre du joueur, donc la dimension physique rentre en compte, note Patrice Amadieu, head coach de l’Académie ffgolf. C’est pour ça qu’on voit beaucoup de joueurs avec des bonnets, afin d’avoir une certaine isolation. Aussi, il faut développer une posture plus basse, avec un grip court. » Et donc varier les trajectoires de balle. À voir désormais si le vent viendra pimenter le week-end, qu’attaqueront en tête le Belge Nicolas Colsaerts et le Sud-Africain George Coetzee (-9).


Par Lucas HÉLIN
18 octobre 2019