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U.S. Open : Havret : « Clément et Matthieu ont une vraie chance de briller »

Présent cette semaine à Saint Omer pour le Hauts-de-France Pas-de-Calais Golf Open, Grégory Havret aura un œil particulièrement attentif sur un autre tournoi qui se dispute à l’autre bout du monde. Deuxième de l’US Open 2010, le Rochelais s’apprête à suivre attentivement la 119e édition du tournoi américain qui revient cette année à Pebble Beach, théâtre de sa formidable aventure en 2010.

Greg Havret
En 2010, Havret avait disputé le dernier tour de l'US Open en compagnie de Tiger Woods Alexis Orloff / ffgolf
13-16
juin
U.S. OPEN
LIEU : Pebble Beach Golf Links, Etats-Unis
CIRCUIT : PGA Tour

Vous êtes présent cette semaine à Saint Omer pour votre cinquième tournoi de la saison sur le Challenge Tour. Mais un autre tournoi se dispute cette semaine qui doit vous trotter dans un coin de la tête…

C’est clair ! ! Je vais regarder ça avec intérêt tout le week-end. D’autant plus avec la présence de nos deux Français qui jouent super bien. Clément (Sordet) et Matthieu (Pavon) ont une vraie chance de briller. Matt a terminé 25e l’an dernier à l’US Open, il joue bien en ce moment, il a le physique taillé pour ce genre d’événement et il n’arrête pas de progresser donc ça va être intéressant. Clément joue aussi très bien en particulier depuis huit ou dix mois. Il est en constante progression. Ça va être intéressant de voir ce qu’ils vont faire. Et puis on va suivre aussi attentivement Tiger, Koepka et les autres bien sûr. Il y a beaucoup de choses à suivre et en particulier à Pebble Beach, un endroit tout particulier qui me tient à cœur.

Il y a neuf ans, vous terminiez à Pebble Beach à la deuxième place de l’US Open, à un petit coup seulement du vainqueur Graeme McDowell. Y repensez parfois ?

Oui j’y repense souvent. Je me dis que c’était la chance de ma vie, golfiquement c’était une opportunité exceptionnelle d’avoir ce putt pour aller en play-off et de s’offrir une chance de gagner un Majeur. De là où je venais à l’époque, finir deuxième était aussi une victoire pour moi. J’ai ce mix d’émotions encore présent aujourd’hui, entre la nostalgie et la fierté, les bons souvenirs et les moins bons. C’est une semaine de golf parmi d’autres, mais sur ces vingt années de carrière, c’est certainement la semaine qui m’a le plus marqué.

Avez-vous été en contact avec Matthieu Pavon et Clément Sordet depuis leur qualification pour cet US Open 2019 ?

J’ai eu Matthieu un bon quart d’heure au téléphone il y a quelques jours. On a discuté un peu du parcours, on a fait tous les trous un par un. J’avais encore tout en tête même si ce n’est plus le même parcours. Il est beaucoup plus soft cette année, ils jouent des cannes beaucoup plus longues avec quelques nouveaux départs. Nous c’était dur, ça jouait à la British, on ne pouvait pas garder la balle sur les greens si on venait du rough. Je pense que ça ne va pas être la même histoire. Mais c’était intéressant de parler avec Matthieu et d’avancer sur ce parcours avec lui, de discuter de ce que je pensais de la façon de jouer tel ou tel trou et de ce qu’il avait vu. Il m’a dit « ah oui c’est vrai qu’on peut le jouer comme ça ce trou… » Par exemple, au 14, en 2010 ils avaient avancé le départ de 30 mètres lors du dernier tour. Je lui ai dit d’aller regarder ça, de voir la ligne pour choper le green en 2 si cela se produit aussi ce dimanche. Cette conversation était intéressante et j’espère que ça l’aidera un petit peu, mais il avait déjà l’air bien au point ! »

Neuf années se sont écoulées depuis. Ce tournoi vous paraît-il loin ou le temps est-il passé vite depuis ?

Quand on est en tournoi, les semaines sont longues et pourtant c’est un truc de malade comme c’est passé vite depuis mes débuts il y a vingt ans. C’est incroyable de se dire que j’étais ici à Saint Omer, il y a 20 ans. C’est fou ! J’ai 43 ans mais dans ma tête j’ai l’impression d’en avoir 25. Je veux rester avec les jeunes car je m’éclate avec eux. Je prends beaucoup de plaisir, grâce à eux et grâce au golf qui me procure encore beaucoup de bonheur. C’est pour ça que je continue. Tant que j’ai envie et tant que je m’en sens capable, je jouerai.


Par Sébastien CACHARD-BERGER
13 juin 2019