Accueil / Élite / Circuits pro masculins / Challenge Tour / Calendrier / 2017 / NBO Golf Classic Grand Final / NBO Golf Classic (CT) : Saddier y est presque

NBO Golf Classic (CT) : Saddier y est presque

9e de la Road to Oman, Adrien Saddier est quasiment assuré de retrouver le Tour européen en 2018. Même s'il est loin des leaders cette semaine, le Haut-Savoyard savoure ce retour imminent.

Adrien Saddier
01-04
novembre
NBO GOLF CLASSIC GRAND FINAL
LIEU : Almouj Golf, Oman
CIRCUIT : Challenge Tour

Comment vous sentez-vous à 18 trous de la fin de la saison ?
Je me sens bien. Hier, j'étais un peu fatigué à force de tirer sur le dos. Je me suis légèrement blessé au Kazakhstan il y a deux mois, et j'ai toujours un peu mal, mais aujourd'hui ça allait mieux. J'étais concentré sur le fait de faire une belle partie, et j'espère finir sur une belle carte demain.

N'étant pas dans le coup pour la victoire cette semaine, avez-vous déjà la tête au Tour européen ?
Non, j'ai plutôt la tête aux vacances (rires) ! La saison a été longue, et les deux derniers mois compliqués à cause de mon dos, donc j'ai juste hâte que ça se termine pour pouvoir me reposer.

Vous sentez-vous plutôt fier, ou soulagé, à l'idée de remonter enfin sur le Tour, après avoir échoué d'une place l'an dernier ?
Je ne veux pas déjà crier victoire, car il reste une chance mathématique que je finisse 16e demain soir... Mais si tout se passe bien, je serai très fier de ce que j'ai fait cette année. C'est plutôt ce sentiment qui prédomine.

Qu'est-ce qui a fait la différence cette saison par rapport à l'an dernier, sachant que vous allez finir avec à peu près autant de points qu'en 2016 ?
Quand on regarde le bilan, c'est vrai que c'est à peu près pareil. Comme l'an dernier, j'ai fait trois podiums et je n'ai raté qu'un seul cut. La différence, c'est que mes deuxièmes places sont tombées sur des tournois plutôt bien dotés, ce qui m'a permis de marquer un peu plus de points et d'être plus haut dans le classement.

Avez-vous le sentiment que votre jeu a été au même niveau que l'an dernier, ou meilleur ?
En début de saison, c'était moyen. À partir du mois de mai, Benoît Ducoulombier et moi avons trouvé une bonne clé technique qui m'a permis de me relancer. Depuis ma deuxième place au Danemark (fin juin, ndlr), mon grand jeu est assez solide. Mon stroke au putting s'est amélioré lui aussi. Ce qui fait la différence dans les résultats, c'est juste si les putts tombent ou pas.

Quelle est cette clé technique que vous évoquez ?
Je sais que tout part de la posture. Donc dès que je me sens bien en posture, j'ai très peu de raisons de rater le coup. On a travaillé là-dessus, notamment en modifiant la dispersion du poids à l'adresse en le mettant un peu plus à gauche, pour swinguer un peu à la Alex Noren. Ça m'a vraiment aidé à être plus régulier dans mon grand jeu.

Que vous apporte la préparation mentale que vous travaillez depuis avant même votre passage pro ?
Ça a été un vrai plus de bosser avec Élisabeth Perret, car je suis d'un naturel assez sanguin à la base. Ça vient du côté paternel ! Elle m'a vraiment aidé à me calmer sur le parcours, par les exercices de respiration, par le fait de croire à une fin meilleure même si le début de partie n'est pas bon, etc. Toutes ces petites clés mentales m'ont aidé à devenir plus régulier. J'ai eu très peu de scores au-dessus du par cette année, et c'est en grande partie grâce à cela.

Est-ce que ça vous a aussi aidé à surmonter la déception de l'an dernier ?
Non, à ce niveau-là c'est allé tout de suite mieux après une dizaine de bières (rires) !

Quel est votre programme d'ici la fin de l'année, pour les premiers tournois de la Race to Dubai 2018 ?
C'est encore un peu flou. Ça va dépendre de mon dos, car il faut vraiment que je me soigne. Et puis la semaine prochaine j'emménage, donc ça va être chargé. Ce qui est sûr, c'est que je jouerai à l'île Maurice (du 30 novembre au 3 décembre, ndlr), quant à Hong Kong et Johannesburg (la semaine d'avant et la semaine d'après, ndlr), je ne sais pas encore. On verra selon l'état de mon dos.

This pict' sum up my day ... #fairwaytrouble #NBOGrandFinal @challengetour

Une publication partagée par Adrien Saddier (@adriensaddier) le

Comment appréhendez-vous ce retour sur le Tour, sur lequel vous avez évolué il y a trois ans ?
J'étais monté en 2014 via les cartes, et j'avais fait une saison complète à 27 tournois. Donc l'an prochain, je vais connaître pratiquement tous les tournois. Je vais connaître l'environnement. La première année, quand on débarque sur le Tour, tout est différent du Challenge Tour, et encore plus du circuit amateur. Je pense que je serai plus prêt à affronter ce qui va arriver. Après, j'ai beaucoup d'envie de bien faire, j'ai Benoît avec moi, mes proches, donc si la qualité de mon jeu s'améliore encore un peu, j'ai les moyens de faire une bonne saison.

Y a-t-il des tournois que vous avez hâte de jouer ou rejouer ?
Celui que j'adore, c'est Crans-Montana (l'Omega European Masters en Suisse, ndlr), car c'est le premier European Tour que j'ai joué, en 2012, alors que j'étais encore amateur. C'est vraiment un endroit exceptionnel. Et puis il y a l'open de France, bien sûr, car pour nous Français c'est un peu notre cinquième Majeur. Ce sont les deux tournois que j'attends le plus.

Quels joueurs allez-vous avoir plaisir à retrouver ?
Je vais retrouver mon compagnon de chambrée de l'an dernier, Matthieu Pavon. Il m'a dit que depuis que je n'étais plus avec lui, il avait perdu 5 kg, donc je suis un peu inquiet... (rires) On avait l'habitude de se faire de bonnes plâtrées ! Après, je suis content de retrouver tous les joueurs, les plus jeunes comme les plus expérimentés. Ça va être sympa.


Par Alexandre Mazas, envoyé spécial à Mascate
3 novembre 2017