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Sam Torrance : « Le meilleur parcours qu’on puisse avoir pour la Ryder Cup »

Vice-capitaine de l'équipe européenne de Ryder Cup pour la troisième fois dans un mois à Hazeltine, l'Ecossais au 43 victoires sur le circuit, Sam Torrance, était présent au Golf National pour le Paris Legends Championship. L'occasion d'aborder avec cette légende du golf la proche échéance américaine fin septembre et surtout l'édition 2018 à venir sur le parcours de l'Albatros.

Sam Torrance et Pascal Grizot
28-30
septembre
RYDER CUP
LIEU : Golf National, France
CIRCUIT : DP World Tour

La Ryder Cup à Hazeltine débute dans trois semaines, comment sentez-vous l’équipe avant d’affronter les Américains ?

Fantastique. Je ne fais pas attention à l’équipe américaine. Quand j’étais capitaine (en 2002 pour une victoire de l'Europe au Belfry ndlr), je ne leur prêtais jamais attention. C'est hors sujet ! Vous faites tout pour que votre équipe soit aussi forte que possible et qu'importe qui est sur le tee au départ, vous allez les battre.

Que font les membres du staff dans le dernier mois avant l’événement ?

Rien, jusqu’à notre arrivée le lundi. Tout le monde est détendu, les joueurs se sont reposés ou participaient à la FedExCup. Bien sur, il y a beaucoup de travail pour le capitaine et le vice-capitaine, notamment sur la réflexion des paires pour les foursomes. Mais rien qui n’implique les joueurs, on les laisse tranquille. Ils auront bien assez à faire durant la semaine.

Pouvez-vous expliquer votre rôle en tant que vice-capitaine ?

Pour les joueurs, le capitaine est l’équivalent d’un maître d’école, ce qui est assez intimidant. Donc quand ils ont un problème, ils vont voir le vice-capitaine pour lui dire : « Ecoute, j’ai un souci avec telle ou telle chose, tu peux m‘aider ? ». A moi alors de trouver une solution, et si je n’y arrive pas, je vois cela avec le capitaine.

Le principal est de gérer, le vendredi et le samedi, les quatre matches dans la matinée puis les quatre suivants dans l’après-midi. Chaque vice-capitaine aura suivi un des matches de la matinée. Le dernier vice-capitaine aura suivi les quatre joueurs non sélectionnés. De cette façon, nous pouvons faire parvenir au capitaine toutes les informations sur comment les joueurs jouent, car il doit décider des paires de l’après-midi avant la fin des matches de la matinée. C’est évidemment très difficile pour lui de tout savoir, c’est pourquoi nous sommes là pour aider.

Autrement, nous sommes aussi là pour les joueurs, pour s’occuper d’eux. S’ils ont besoin de quoi que ce soit, d’un thé ou autre, on s’en charge pour eux.

« L'Albatros, Un très bon test de golf »

Vous avez remporté l’Open de France ici au Golf National en 1998. Le parcours a connu de nombreuses transformations depuis, en préparation de la Ryder Cup. Quels changements avez-vous pu remarquer et quels sont les atouts de l’Albatros ?

Le parcours est tout simplement meilleur. C’est également un très bon test de golf. On veut toujours un bon test de golf quand la pression est à son maximum. J’ai adoré ce parcours du jour où je l’ai vu. Selon moi, c’est le meilleur que l’on puisse avoir pour une Ryder Cup. Sur les quatre ou cinq derniers trous, ça sera vraiment fantastique mais le parcours dans son intégralité est superbe. Il n’y a pas eu trop de changements, je n’en ai vu aucun. Peut-être un petit quelque chose par-ci par-là mais les équipes du golf travaillent juste à ce qu’il soit en parfait état le jour J. 

Après avoir disputé de multiples tournois en France dont le Trophée Lancôme ou l'Open de France, comment voyez-vous l’évolution du golf dans notre pays ? Pensez-vous qu'une dynamique se crée autour de cette future Ryder Cup ?

La France a toujours été un acteur important du golf en Europe. Je joue depuis 1972 et participe à l’Open de France depuis cette même date. Pour avoir les meilleurs joueurs, il faut juste du temps. Cela commence par les bases, au niveau des écoles pour intéresser les enfants au golf. La Ryder Cup va permettre à beaucoup de gens de découvrir à quel point le golf est super, et vous aider à construire à partir de ça.

Aimeriez-vous faire partie de l’aventure dans deux ans ?

Je serai là. Pour le reste, je ne sais pas car cela ne dépend pas de moi. Si le capitaine a besoin de moi, je serais là. Quand j’étais joueur sur le Tour, j’aurais adoré pouvoir jouer la Ryder Cup ici mais plus maintenant (rires) !


Par Propos recueillis par Pierre-François Yves
12 septembre 2016