Golf et environnement, une partie à jouer ensemble

Les interactions entre le jeu de golf et son environnement sont probablement parmi les plus fortes de toutes les disciplines sportives. Golf et Environnement sont indissociables : à la ville comme à la campagne, en montagne ou en bord de mer ; par vents et marées, grandes sécheresses ou pluies intenses, cette immersion donne au jeu proposé à l’Instant T, son caractère unique et imprévisible. Pas un parcours ne ressemble à un autre car la Nature est une composante essentielle de son identité.

Quel autre sport occupe et gère d’aussi grands espaces verts ?

  • 700 golfs en France
  • 33 000 hectares soit 3 fois la ville de Paris
  • 50 % de zones engazonnées dédiées au jeu
  • 50 % de milieux naturels qui font partie du patrimoine naturel du territoire français (prairies, forêts, massifs, landes, haies, plans d’eau, rivières…).

L’harmonie avec la nature fait partie de la tradition du jeu et de son plaisir. Chaque structure est unique, tout comme l’environnement dans lequel elle s’inscrit.

Nous avons tous un rôle essentiel à jouer

Dans ce contexte, l’objectif de la ffgolf est de sensibiliser les populations golfiques (et autres : nouveaux venus, élus locaux, prestataires, etc.), aux enjeux du développement durable du golf en France et d’élever les consciences sur le rôle essentiel que chacun doit jouer pour accompagner et réussir la transition écologique du golf.

Le passionné de golf est forcément en osmose avec la nature qui l’entoure lorsqu’il est sur un parcours de golf, et un golfeur affranchi ne peut plus ignorer l’urgence à intégrer les questions environnementales sur les parcours.

Depuis de nombreuses années et ce quel que soit leur standard, chacun de nos 700 golfs est par définition en constante transformation, s’adaptant sans cesse, avec ses moyens, son ingéniosité, au rythme des saisons et de leurs aléas (sécheresse, tempête, pluie, gel…), aux évolutions réglementaires en faveur de la préservation de notre environnement, notre bien-être, notre santé.

Le renforcement croissant du droit de l’environnement encadrant la gestion des golfs pousse toute la filière à s’organiser pour faire progresser les métiers, les technologies, les stratégies d’entretien. 

Un patrimoine naturel à préserver

Les espaces naturels des golfs peuvent être des refuges où la faune et la flore peuvent s’épanouir lorsqu’ils ne sont pas ou peu entretenus. Au-delà du nombre et de la valeur des espèces que les golfs peuvent héberger, les milieux naturels peuvent participer aux continuités écologiques en lien avec les différents espaces naturels à proximité, favorisant ainsi la circulation des espèces, le  renouvellement de leur patrimoine génétique et donc in fine contribuer à leur sauvegarde. 

Plus de la moitié des golfs français est concernée par une ou plusieurs mesures de protection et leurs gestionnaires peuvent prendre des mesures pour contrôler ou interdire l’accès à des zones particulièrement fragiles (règles locales, panneaux d’information, piquets de délimitation...). 

Des zones connexes du parcours peuvent être écologiquement sensibles en raison de la présence d’espèces patrimoniales ou en fonction du cycle de vie de certaines espèces (reproduction ou nidification par exemple).

Mieux connaitre notre environnement de jeu

Un parcours de golf est un espace de grand jeu aménagé intégré à la nature. Il se compose de différentes surfaces de jeu engazonnées et d’espaces naturels. Que l’on soit sur une petite structure ou un grand golf, on retrouve toujours sur le parcours, des greens, des départs des fairways, des roughs et des zones naturelles.

Et pour chaque surface, il faudra parvenir au meilleur équilibre entre les paramètres suivants :

  • Maintien de la qualité de jeu (portée de balle, roule/vitesse, planéité, fermeté) ;
  • Résistance à la sécheresse ;
  • Résistance aux maladies ;
  • Résistance aux opérations d’entretien et au piétinement.

Le départ, aire de gazon plane, tondue ras est particulièrement sollicitée et demande un entretien soutenu.

Le fairway, étendue d’herbe rase, peut être large ou étroit en fonction de la configuration du trou. C’est la surface de jeu la plus grande en superficie.

Le rough, zone d’herbe plus touffue, nécessite un entretien qui se limite à la tonte et dont la fréquence est plus rare que pour les fairways, départs et greens.

Le green, zone de gazon la plus rase du trou, est la plus fragile et la plus sollicitée par le jeu. Elle bénéficie d’un entretien intensif afin de conserver ses qualités pour le jeu :

  • le pitch, rebond de la balle lorsqu’elle atterrie sur le green,
  • la roule, vitesse de roulement de la balle sur le green,
  • la ligne, stabilité de la trajectoire de la balle en mouvement sur le green.

Le bunker, fosse de sable, nécessite une préparation régulière (ratissage, apports de sable, découpe des bordures…) pour que ces obstacles soient pénalisant mais justes.  

Les zones naturelles, caractéristiques des paysages où le golf est implanté, peuvent être de différentes natures, landes, prairies, forêts, massifs, haies, plans d’eau, rivières…

Ces espaces sont des refuges où la biodiversité (faune et flore) peut s’épanouir car ils ne sont pas ou peu entretenus.