Le contrôle de la qualité des gazons

La culture du gazon est sensible, particulièrement sur les zones les plus rases (greens, départs et fairways) et peuvent subir plusieurs types d’agressions. 

Maladies cryptogamiques (champignons), ravageurs (dégâts des animaux), plantes invasives... pour assurer un maintien satisfaisant en toute saison des surfaces de jeu, le recours aux fertilisants (biologiques ou de synthèse) et aux produits phytosanitaires (fongicides et herbicides) peut s’avérer nécessaire et vital.

Or ces matières, si elles sont mal utilisées, peuvent avoir un impact sur l’environnement, les milieux aquatiques et la santé des applicateurs.

Les personnels d’entretien des terrains de golf connaissent ces risques au travers de leur expérience et de leur formation. Ils les manipulent avec beaucoup de précaution. Leur comportement vis-à-vis de ces produits a largement évolué depuis de nombreuses années. Cette prise de conscience des enjeux de préservation de l’environnement a contribué à une diminution considérable des quantités de matières utilisées. L’attention et la réactivité des intendants de terrain sont des qualités qu’ils ont développées pour notamment privilégier les traitements curatifs aux traitements préventifs, et ainsi réduire au maximum leur impact sur l’environnement et la ressource en eau. Par ailleurs, l’intensification des opérations mécaniques et l’adoption de méthodes culturales rationnelles ont fait la preuve de leur efficacité pour prévenir et limiter les risques maladies des gazons.

Cependant, malgré la mise en œuvre de ces solutions physiques et techniques, certaines périodes de l’année sont propices à la prolifération des maladies, la météo étant un facteur d’apparition et d’aggravation (conditions d’humidité, événements pluvieux, froid…). Dans ces cas précis, le recours à la « trousse à pharmacie » est le dernier rempart pour contenir les maladies et maintenir les parcours dans le meilleur état de jeu.

Les applications de produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques se concentrent principalement sur les surfaces les plus rases et en particulier les greens. Les greens ne représentant qu’un hectare des 50 que compte un golf de 18 trous.