Interligues U12 : les favoris bousculés

A l’image de la Ligue de Paris, difficile vainqueur en play-off de la Ligue Grand Est, le podium de la qualification a souffert lors des deux premiers tours de match play des Interligues U12 à La Baule. PACA et Bretagne, surprises respectivement par Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts-de-France, ont dû passer par les barrages. La Ligue Île-de-France se positionne.

Un greensome de la Ligue Île-de-France
25-28
juillet
INTERLIGUES U12 GARÇONS ET FILLES
LIEU : La Baule, France
CATÉGORIE : U12

>>> l'album photo d'Alexis Orloff*

Si le tableau de progression des Interligues U12 est dur à déchiffrer pour un non-initié, il est un régal pour les compétiteurs concernés tant il offre de trajectoires et de possibilités. Pour preuve, une défaite sur un tour n’est pas synonyme d’adieu au titre. Un fait dont ont bien conscience les staffs techniques auprès des enfants.

Il n’y a donc pas de baisse de motivation ou de fin en roue libre pour les quinze équipes. Le dernier barrage remporté au quatrième trou de play-off sous le crachin aux alentours de 20 heures par la Ligue de Bretagne en est un bel exemple.

Un eagle salvateur pour Paris

Exemptée du premier tour matinal par sa victoire à la qualification, la Ligue de Paris rencontrait celle du Grand Est à l’heure de déjeuner. Avec cinq trous d’avance sur les deux premiers greensomes, les Parisiens se sont presque fait coiffer au poteau sur les deux autres qui bouclent le match sur une égalité parfaite 11-11.

Le play-off décisif se joue alors sur le trou 6 du parcours bleu. Sur ce petit par 4, Lauren Thompstone réalise un drive superbe et dépose sa balle à trois mètres du drapeau. Une opportunité d’eagle que ne laisse pas passer son coéquipier Valentin Luna pour s’imposer, non sans mal. « Si le niveau de jeu était là, nous n’avons pas été assez solidaires. Ce manque d’esprit d’équipe a entraîné un manque d’engagement », analyse le directeur de la ligue parisienne Didier Olivard.

L’Île-de-France experte en communication

La journée aura été beaucoup moins stressante pour sa voisine de la Ligue Île-de-France (cf photo). Quatrièmes à l’issue du stroke play, les Franciliens ont d’abord dominé la Réunion 17 à 5 avant d’infliger le même tarif, à deux trous près (17-7), aux Pays-de-la-Loire, tombeur surprise un peu plus tôt de la Ligue Normandie.

« Si nous avons moins de joueurs qualifiés pour le Championnat la semaine prochaine comparé à l’an dernier, l’équipe est par conséquent plus concentrée et se construit après une bonne qualification. La communication entre les joueurs a été notre point fort ce qui explique l’ampleur des scores, explique la conseillère technique nationale Priscille Despres. Nous avons pu, en plus, faire jouer tout le monde sur la journée avec quatre doubles mixtes sur le premier match. »

Les Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes s’affirment

Deux autres Ligues ont pris du galon mercredi sur le parcours bleu. Victorieux d’une courte tête (12-10) de l’Occitanie pour se lancer, les Hauts-de-France avaient fort à faire lors du deuxième tour face à leurs homologues bretons.

Mais le match play n’est pas le stroke. En prenant l’avantage sur deux greensomes contre un match nul et un perdu, les joueurs de la capitaine Carole Danten s’imposent d’un trou 10 à 9 et créent la première surprise du tableau.

« Je suis le premier surpris, remarque le pro nordiste David de Wilde. Ils ont été à fond toute la journée et n’ont pas molli malgré une matinée compliquée. Il n’y avait pas d’appréhension contre la Bretagne car les enfants n’avaient pas conscience de l’enjeu même s’ils ont compris qu’il fallait tout essayer pour perdre le moins possible car cela aidait l’équipe. L’organisation des doubles a aussi fait la différence. »

La Ligue Auvergne-Rhône Alpes, après un succès 14-10 devant la Nouvelle-Aquitaine, les a imités dans la foulée en s’offrant sans coup férir 15 à 6 les Provençaux de PACA, pourtant deuxième de la qualification. « On monte en puissance et ce dans tous les compartiments du jeu, se félicite l’entraîneur auvergnat-rhodanien Loïc Landoas. Nous avons été plus à l’aise que lors du stroke play et les jeunes ont compris qu’ils n’étaient pas forcément inférieurs à leurs adversaires. »

Ah l’insouciance de la jeunesse… 

* l'album photo sera mis à jour régulièrement.


Par Pierre-François Yves
26 juillet 2017