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Internationaux d’Italie messieurs : Victor Veyret succède à Léonard Bem et Alexandre Daydou

En signant une carte de 68, le Picard a remporté sa première grande victoire internationale et a pérennisé la suprématie française à Is Molas. Arthur Ameil-Planchin (76) a fini quatrième ex aequo, et Gregoire Schoeb (68), onzième.

Victor Veyret vainqueur des Internationaux d'Italie
17-20
mars
INTERNATIONAUX D'ITALIE MESSIEURS
LIEU : IS Molas, Italie
CATÉGORIE : Toutes catégories

Au cours du repas d’hier soir avec ses amis, Victor Veyret n’a pas beaucoup parlé. Ses pensées étaient sans doute déjà tournées vers le dernier tour en compagnie d’Arthur Ameil-Planchin, leader depuis le premier tour, et de l’Italien Guido Migliozzi.

En arrivant au practice, ce matin, le Picard était un peu tendu : «Normal, déclare-t-il. Mais, j’ai été sous tension et stressé tout au long de la partie car elle a été très serrée jusqu’au bout. Je n’ai jamais pu réellement me relâcher.»

Pourtant, son entame avec deux birdies en quatre trous grâce à des putts de 3,5m au 1 et de sept mètres au 4, aurait dû le mettre en confiance. Mais, deux attaques de green ratées au 5 et au 8 lui ont coûté deux bogeys, ramenant son score dans le par.

Au départ du 10, le pensionnaire du Pôle France messieurs a expédié son coup de fer 7 dans un bunker. Sa balle est restée dans une pente et il n’a pas pu l’arrêter sur le green. Elle a roulé à sept mètres du trou d’où il a pris deux putts pour un nouveau bogey.

Les cinq birdies de Veyret sur les huit derniers trous

A + 1, il s’est retrouvé «square» avec Arthur Ameil-Planchin (à + 3) et avec Guido Migliozzi (dans le par) : «A partir du 11, tout s’est bien enchaîné pour moi», indique Victor.

Il a planté un coup de wedge donné au 11 et ainsi remis son compteur à zéro. Puis, au 13, il a déposé son coup de fer 8 au drapeau (- 1) : «Après ce birdie, j’ai pris deux coups d’avance», précise-t-il. Malgré un drive égaré dans le rough de droite au départ du 15, il a atteint le green en deux grâce à un coup de bois 3 de 220m : «Ce birdie m’a permis de conserver la tête».

Sur le par 5 suivant, le joueur de Chantilly a lâché son drive dans le rough de gauche mais, il a mis son coup de rescue devant le green. Un chip à deux mètres suivi d’un putt lui a offert un quatrième birdie en six trous (- 3) : «Ce putt de deux mètres a sans doute été le plus important de la journée car Arthur et Guido ont également réussi un birdie», assure-t-il. 

Au 17, un bon chip à un mètre du trou lui a assuré un par tandis que l’Italien a concédé un bogey à cause d’une balle pluggée dans un bunker.

Avec trois longueurs d’avance et un trou à jouer, Victor Veyret pouvait entrevoir la victoire. Mais, il est resté concentré sur ses routines et a rentré une «ficelle» de dix mètres pour un dernier birdie et un score de 68 lui offrant son premier titre international : «Je suis vraiment très content de mon jeu, ajoute-t-il. C’est la première fois que j’aligne quatre scores sous le par. Je suis devenu plus régulier. Je commets moins d’erreurs. Et, mentalement, je suis mieux armé.»

Arthur Ameil-Planchin partagé entre déception et satisfaction 

En tête dès le premier tour et encore à égalité avec ses deux principaux adversaires au départ du 13, Arthur Ameil-Planchin a pris un bogey au 13 après une balle dans l’eau et trois putts au 15 pour un autre bogey anéantissant ses dernières chances.

«Je suis partagé entre la déception de ne pas avoir gagné et la satisfaction d’avoir établi le quatrième meilleur score dans un tournoi international, confie le Savoyard. Ce matin, au départ, j’étais encore plus tendu que la veille et j’ai eu du mal à me libérer. D’ailleurs, ça s’est ressenti dans tous les secteurs du jeu, même au putting. Mais, mon jeu est en place. On n’envoie pas - 12 en trois tours sans un jeu solide. De plus, j’avais plutôt l’habitude d’être performant en fin de saison. Cette année, je le suis dès le mois de mars. C’est donc très encourageant. J’ai encore du travail à accomplir. Je sais sur quel axe je dois bosser. Ce quatrième tour ne remet pas en question tout ce que j’ai effectué depuis quelques mois avec tous ceux qui m’entourent. Il faut que je peaufine tout ça et que je reste patient. Mon heure viendra. Un grand bravo à Victor.»

Grégoire Schoeb conclut par un 68

Pas vraiment en confiance en débarquant en Sardaigne, Grégoire Schoeb a amélioré son score tout après tour et a terminé à un coup du top 10 : «Ce 68 me fait du bien, avoue le Lorrain. Je visais un - 4 ou - 5 pour ce dernier tour, donc c’est cool.»

Le joueur de Bordeaux Lac a vécu deux parties en une : «J’ai très bien putté sur les neuf premiers trous malgré des positions de drapeau difficiles, affirme-t-il. J’ai rentré deux ou trois putts importants que je n’étais pas parvenu à mettre depuis le début de la compétition. Mais, sur le retour, j’ai un peu vendangé au putting.»

A - 3 après six trous avec un très bon putt de six mètres au 4, Grégoire Schoeb a concédé son premier bogey sur le long par 3 du 7 à cause d’un «trois putts». Mais sur le trou d’après, il n’a eu besoin que d’un seul à cinq mètres pour effacer ce bogey.

Sur les quatre premiers trous du retour, il s’est créé des occasions entre trois et cinq mètres mais, il n’en a converti aucune. Il a pris trois putts au 15, pourtant touché en deux. Mais, il n’a putté que deux fois à quinze mètres sur le dernier par 5 du parcours sarde et descendre à - 4.

Ugo Coussaud a signé une dernière carte dans le par et Victor Trehet à + 4.

Les résultats des Français

1. Victor Veyret 68 (274, - 14), 4. Arthur Ameil-Planchin 76 (280), 11. Grégoire Schoeb 68 (285), 14. Ugo Coussaud 72 (286), 54. Victor Trehet 76 (298).


Par Gérard Rancurel
20 mars 2016