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Trophée Gounouihou : Saint-Cloud s’impose sans partage

Soixante ans après sa dernière victoire, Saint-Cloud est, enfin, redevenu champion de France messieurs, ce dimanche à Pont Royal. Très solides, les Clodoaldiens ont nettement battu Biarritz, lors de la finale.

18-22
mai
CHAMPIONNAT DE FRANCE PAR ÉQUIPES MESSIEURS 1ÈRE DIVISION - TROPHÉE GOUNOUILHOU
LIEU : GOLF INTERNATIONAL DE PONT ROYAL, France
CATÉGORIE : Toutes catégories

Les finales sans grand suspense, dit-on, marquent peu l’histoire. Pourtant, comment ne pas qualifier le cinquième titre national décroché par Saint-Cloud d’historique, 60 ans après le dernier ? Certes, l’écart a paru grand, ce dimanche à Pont Royal, entre Saint-Cloud et Biarritz. Mais les bouteilles d’eau vidées sur les crânes, les sauts libérateurs dans la mare du 18, les rires, les chants et les gorgées ont bien témoigné d’une chose : l’attente avait été longue. Vraiment très longue.

L’avantage dès les foursomes

Lors des deux foursomes de la matinée, Saint-Cloud s’est présenté exactement avec les mêmes paires que les deux jours précédents. Un choix différent de celui des Biarrots, qui alignaient Joseph Linel et Alaric Mercié de Soultrait dans le foursome de tête, en lieu et place de Nathan Trey et Hugo Riboud. Mais dès le début de partie, les Basques se sont trouvés en difficulté : un bogey sur le 1, avec perte du trou, une balle dans la zone à pénalité à droite sur la mise en jeu du quatre, avec conséquence identique, et une balle dans le bunker à gauche du green au 5, pour passer 3 down face à Maxence Mugnier et Julien Sale. Ce dernier, d’un très joli putt, contrait le premier birdie biarrot au 6.

Les choses se sont compliquées véritablement à partir du 9 pour Biarritz, avec une mise en jeu hors limites par Alaric Mercié de Soultrait. En retard de quatre trous, les Basques n’allaient jamais parvenir à rattraper leur retard. Un dernier birdie de Saint-Cloud au 14 leur permettait de s’imposer, 5&4.

Julien Sale a apporté le point décisif à Saint-Cloud, lors des simples. (Alexis Orloff / ffgolf)

Dans le deuxième match, Paul Piedelièvre et Martin Perrigot ont paru un peu pris par la pression de l’événement en début de partie. Tant et si bien que Faustin Labadie-Destenaves et Rodolphe Cicala ont rapidement pris deux trous d’avance. Mais là encore, un putt pour birdie au 6, très similaire à celui de Julien Sale et rentré par Martin Perrigot, a inversé la dynamique. Dès la fin de l’aller, le match était de nouveau square. Au 12, il passait 1 up pour Saint-Cloud pour la première fois. Enfin, sur le 17, un trois-putts des Biarrots mettait fin à la session matinale, sur le score de 2-0.

Sale a fait du propre

Il ne manquait plus que deux points à Saint-Cloud pour devenir champion de France, et un premier s’est décidé très vite. Dans le match de tête, Philippe Schmohl a concédé un bogey dès le 1, avant de perdre une balle à la mise en jeu du 4, puis de perdre le 7 sur un très solide putt pour birdie rentré par Maxence Mugnier. Sur le trou suivant, la mise en jeu du Basque finissait hors limites à gauche, donnant l’indication quasi-définitive que l’avantage allait être pour Saint-Cloud dans ce match. Sans grosse erreur, Maxence Mugnier s’est imposé, 6&5.

Dos au mur, Biarritz s’en remettait à Hugo Riboud, opposé à un Julien Sale tout aussi en justesse et en solidité que le matin. Mais là encore, Saint-Cloud a bien assuré son début de match, avant de prendre le dessus petit à petit : un trou gagné au 7 (1 up), un birdie de Sale au 8 (2 up), un bogey de Riboud au 11 (3 up), une balle dans l’eau au 13 (4 up), et pour clouer l’affaire, un dernier birdie au 14. Certes, la finale s’est arrêtée dans le milieu d’après-midi. Mais après 60 ans d’absence, pas grand monde parmi les quelque 150 personnes regroupées au club-house de Saint-Cloud pour regarder la finale n’a estimé que c’était un peu tôt.

Les mots des vainqueurs

« C’est top, réagit Julien Sale. Je suis vraiment très content pour l’équipe, pour le club, merci à tous les supporters du club qui sont venus ces deux derniers jours. Je n’avais pas trop de stress ce matin, je l’ai pris comme pour le championnat d’Europe, j’ai fait mon travail. Avec Maxence, on a très bien joué, on a fait très peu d’erreurs. On savait que ce n’était pas fait, que Biarritz avait une bonne équipe, qu’il fallait rester concentré l’après-midi. On avait dans l’idée de gagner tous les matches, de ne jamais rien lâcher. »

« Ça fait 5 ou 6 ans qu’on bataille dur, souligne le capitaine Thomas Sirot. Ça a été progressif. Cette année, on est arrivé avec une équipe compétitive, et assez expérimentée. À l’heure du déjeuner, on a fait comprendre aux joueurs qu’on était très loin d’avoir gagné, on a déjà vécu l’expérience. Il fallait continuer de taper nos coups sans retenue. On a joué sans stratégie, on a mis nos meilleurs joueurs dans les premiers matches. Ça fait plaisir d’avoir eu autant de soutien. C’est un tournoi qui nous tient tellement à cœur. »

La photo

Les joueurs de Saint-Cloud ont montré qu'ils savaient fêter dignement la victoire. (Alexis Orloff / ffgolf)

Par William LECOQ, à Pont Royal
22 mai 2022