Dijon

Par le train à seulement 1h36 de Paris et à 3h30 de Marseille, Dijon, le territoire de la Cité des Ducs de Bourgogne, est l'un des plus vastes secteurs sauvegardés de France. Capitale historique de la Bourgogne, la ville a reçu le label « Ville et pays d'art et d'histoire ». Elle se trouve au cœur du périmètre reconnu patrimoine mondial de l'Unesco au titre des « Climats du vignoble de Bourgogne ». On vous emmène dans ses ruelles médiévales, autour du palais des ducs et des États de Bourgogne, pour y découvrir ses richesses à la fois gourmandes, viticoles ou insolites, comme ses trésors cachés sur la route des grands crus. Si Dijon sait nous rappeler son histoire, elle sait aussi vivre avec son temps en venant de remporter l'appel à projet européen « H2020, Villes et communautés intelligentes » avec le projet « RESPONSE », solutions intégrées pour des villes « à énergie positive et résilientes », qui produisent plus d'énergie qu'elles n'en consomment ! Raison de plus pour aller respirer là où l’herbe est bien verte !

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Pause assumée - Dijon : et si on prenait le temps de le perdre ?

Voici des idées d’activités, d’excursions et de balades pour profiter des beautés du lieu après un bon parcours de golf.

Plan A - La Chartreuse de Champmol

La Chartreuse de Champmol était destinée à être la nécropole des ducs de Bourgogne pour rivaliser avec celle des rois capétiens à Saint-Denis. Fondée par Philippe le Hardi à la fin du XIVe, elle formait un foyer artistique européen de premier rang. Vouée à la prière solitaire des moines, la Chartreuse est à cette époque un lieu de pèlerinage. « Des indulgences papales exemptaient de cent jours de pénitence toute personne la visitant lors des principales fêtes religieuses ». Au centre du cloître, le calvaire était le but majeur de ces pèlerinages. Jusqu’à la Révolution, la Chartreuse restera marquée par le souvenir des Ducs de Bourgogne. Les rois de France, leurs héritiers y feront presque tous des visites.

À la période révolutionnaire, la Chartreuse, comme tous les biens ecclésiastiques, a été mise à la disposition de la Nation et les moines ont été chassés. Le couvent des Chartreux est fermé dès 1790 et beaucoup d’œuvres sont vendues, données ou emportées par les religieux. Vendue comme bien national en mai 1791, elle a été presque entièrement démolie à l’exception du « Puits de Moïse » et du « Portail de la Chapelle ». En 1833, le département devient propriétaire du domaine principal et décide d’établir un hospice départemental. L’architecte Pierre-Paul Petit édifie un hôpital avec une habile intégration des vestiges. C’est ainsi que le Puits de Moïse se trouve au centre d’une cour évoquant l’espace du cloître pour lequel il avait été conçu. Aujourd’hui, la chapelle, propriété du centre hospitalier la Chartreuse, demeure un lieu de culte, classé aux Monuments Historiques depuis 1996.

En entrant par l’hôpital actuel, dirigez-vous dans les jardins et venez découvrir l’un des plus beaux héritages de la sculpture de l’école bourguignonne médiévale, pas toujours très connu des visiteurs de Dijon. Il s’agit du Puits de Moïse, chef-d’œuvre sculpté de 1395 à 1406 par l’Hollandais Claus Sluter, pile hexagonale d’environ sept mètres de haut, construite au-dessus d’une source souterraine, au centre de l’ancien cloître. Il présente six prophètes : Isaïe, Daniel, Zacharie, Jérémie, David et Moïse, dont les expressions et draperies vous plongeront directement dans les pages de l’Ancien Testament ! Sublime et rare.

  

Plan B - Le Consortium

Installé depuis 2011 dans un bâtiment de 4000 m2 conçu spécialement par l’architecte japonais Shigeru Ban, l’histoire du Consortium commença en 1977 au premier étage d’une librairie alternative, puis dans un ancien magasin situé en fond de cour sur la place du marché, dans le centre-ville de Dijon, en Bourgogne. De jeunes universitaires y mirent en œuvre leur ambition d’exposer l’art de leur époque : accompagnés d’une poignée de passionnés, ses fondateurs Xavier Douroux et Franck Gautherot, organisèrent dès la fin des années 1970 des expositions.

Après avoir exposé dans les années 1980 l’art minimal et conceptuel, Le Consortium a accompagné, dans les années 1990, l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes. Récemment salué par le New York Times comme « The under the radar French Museum that quietly predicts art’s next big thing », Le Consortium a depuis les années 2000 organisé les premières expositions en France de nombreux artistes américains, tout en consacrant des expositions rétrospectives à l’œuvre de Lynda Benglis, Dadamaino, Luigi Ontani ou Phillip King.

La collection du Consortium, désormais exposée en permanence au premier étage du bâtiment, compte un peu plus de 350 œuvres. Constituée essentiellement de dons faits par les artistes qui y ont exposé, elle compose une véritable mémoire des expositions y ayant eu lieu. Aventurez-vous là-bas du mercredi au dimanche de 14h à 18h et le vendredi de 14h à 20h.
Fermé les jours fériés.

37 rue de Longvic
21000 Dijon
Tél. : +33 (0)3 80 68 45 55
www.leconsortium.fr


Par Aude Bernard-Treille
11 septembre 2020