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La ffgolf et le Muséum national d'Histoire naturelle accroissent leur partenariat

Une première convention entre ces deux entités, qui avait pour but d’identifier la biodiversité sur le Golf National et de mettre en place des outils destinés à préserver et valoriser le patrimoine naturel, avait été signée en 2007. Ce partenariat a été réactivé vendredi 1er juillet sur le site du Golf National pour une durée de quatre ans par Jean-Lou Charon, président de la ffgolf, et Bruno David, président du Muséum.

La ffgolf et le Muséum national d'Histoire naturelle repartent pour 4 ans

C’est sous la tente de la Fédération que les présidents de la Fédération et du Muséum ont apposé leur signature au bas d’un document qui les lie officiellement pour une durée de quatre ans mais qui, aux dires des deux responsables, devrait se prolonger bien au-delà. Au cours de la conférence précédant la signature, tous deux ont souligné l’importance que revêt cette collaboration pour les organismes dont ils ont la charge.

La ffgolf et le Muséum national d'Histoire naturelle repartent pour 4 ans

Si la première convention avait pour but de dresser un inventaire de la biodiversité présente sur le territoire du Golf National et de préconiser des méthodes de gestion, ce nouveau départ suppose d’une part une intensification du suivi sur le Golf National et d’autre part l’extension de ces travaux à d’autres parcours de France. Ceux-ci seront choisis ultérieurement, en fonction notamment de leur intérêt écologique.

Etendre la démarche à d'autres parcours de France 

Pour le Muséum, les intérêts de cette collaboration étroite sont multiples. Il s’agit de parfaire sa connaissance de territoires encore ignorés il y a peu, de mettre en place différents protocoles d’étude, d’enrichir ces connaissances grâce au réseau qui va être mis en place puis de diffuser ces enseignements et expériences.

Pour la Fédération, il s’agit bien sûr de participer à la préservation et l’amélioration de la biodiversité mais aussi de venir à bout de certaines idées reçues et très tenaces sur le golf. Comme le déclarait Bruno David, le président du Muséum, au cours de sa conférence, « Il y a beaucoup de choses à dédiaboliser ».

Il est parfois difficile de concilier préservation de la biodiversité et impératifs sportifs. Dans ce domaine, le cas du Golf National, qui organise chaque année l’un des tournois les plus importants du circuit européen et se prépare à accueillir la Ryder Cup 2018 est emblématique. Offrir un parcours en parfait état à une date donnée ne peut se faire sans recourir à certaines pratiques qui sont parfois de nature à choquer les personnes du Muséum. 

Ces pratiques peuvent être déplorées mais elles constituent justement l’occasion d’étudier et d’analyser l’évolution de systèmes écologiques perturbés et d’en tirer probablement des enseignements très profitables à une plus grande échelle.

Malgré ces impératifs et certains écarts "de conduite", de très bonnes nouvelles surgissent de temps en temps. Ainsi, vers la mi-juin, des spécialistes du Muséum ont surpris en flagrant délit, près de l’étang du 13, « des petites demoiselles très jolies aux yeux vraiment très flashy », selon les termes de Philippe Gourdain, responsable des conventions au sein du Service du Patrimoine Naturel (voir entretien). En termes un peu plus scientifiques, il s’agissait de naïades aux yeux rouges, une espèce de libellules assez rares dans ces parages.

Au vu de certains scores enregistrés sur ce trou numéro 13 lors des deux premières journées de l’Open de France, il semblerait que quelques joueurs aient succombé au charme de ces naïades…


Par Jean-Louis Aragon
1 juillet 2016