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Colsaerts : « Ce serait incroyable de gagner ici »

À la veille du dernier tour, Nicolas Colsaerts occupe seul la tête de l’Amundi Open de France. Malgré ses trois coups d’avance, le joueur belge demeure prudent. D’autant plus avec sa position délicate à la Race to Dubaï (114e) qui menace ses droits de jeu sur le Tour européen.

Nicolas Colsaerts
Nicolas Colsaerts pourrait devenir dimanche le deuxième joueur belge à remporter l'Open de France Frederic Stevens / ffgolf
17-20
octobre
AMUNDI OPEN DE FRANCE
LIEU : Golf National, France
CIRCUIT : European Tour

Que ressentez-vous à l’issue de ce très bon troisième tour (67,-4) qui vous place seul en tête de l’Open de France ?

Je suis évidemment très content de ma journée. Quand on fait des parties comme ça au Natio’, c’est toujours super satisfaisant. J’ai fait de bonnes mises en jeu et j’ai bien senti la vitesse des greens dès le début. Cela a rendu ma journée plus confortable. Sur le parcours, je ne regardais pas vraiment où se situait la tête. Je le savais plus ou moins mais je n’y prêtais pas attention. Je suis en mission cette semaine, il y a beaucoup d’enjeux pour moi, et puis c’est un parcours difficile. Donc si j’avais commencé à regarder le leaderboard, j’aurais pu commencer à faire des erreurs.

Quelle a été votre force ce samedi lors du moving day ?

J’ai réussi à me gérer moi, à ne pas faire gaffe à ce qu’il se passait autour. Sur un parcours qui demande énormément de patience et de jouer un peu aux échecs coup après coup, c’est important de gérer ses émotions du mieux possible. Je suis ravi d’avoir été capable de jouer de cette façon là alors que j’ai le couteau sous la gorge (il est 114e de la Race to Dubaï), qui plus est sur un terrain assez sélectif. Ca prouve que je n’ai pas été tant que ça à côté de mes pompes cette année.

Avec votre place à la Race, vous n’avez pas encore assuré vos droits de jeu sur le Tour en 2020. Comment se sent-on sur le parcours avec une telle menace au-dessus de la tête ?

Je n’ai pas eu ça dans la tête depuis le début de la semaine. J’y ai pensé un peu la semaine dernière, car c’était un Rolex Series avec de très gros points. Ici, on sait qu’il faut finir très haut au classement pour faire un gros bond au ranking. Donc je n’y ai pas pensé depuis jeudi. Maintenant je suis dans les points et je sais que si je joue correctement demain ça devrait être ok. Et puis, la difficulté du parcours fait que tu dois avoir la tête dans le guidon tout le temps. Dès que tu sors un peu de ta partie tu le paies le cash. C’est ça la mission pour moi, rester dans le coup après coup et éviter de jouer la sécurité.

1Flory Van Donck est le seul joueur belge à avoir remporté l'Open de France, en 1954, 1957 et 1958.

Vous comptez trois coups d’avance à la veille du dernier tour. Comment allez-vous aborder ces dix-huit derniers trous ?

Le chemin est encore long. On a déjà vu tous les scenarios ici. Que ce soit un coup d’avance ou trois, cela peut s’envoler tellement vite que ma mission va être de rester  concentré sur chaque coup et chaque trou et on verra l’addition à la fin de la semaine.

J’ai très bien géré depuis trois jours donc on va essayer de continuer comme ça.

Que représenterait une victoire à l’Open de France pour vous ?

Ce serait incroyable de gagner ici. Venant de pas loin, étant francophone, ce serait top d’inscrire mon nom au palmarès de ce beau tournoi. Mais il y a encore pas mal de boulot à faire, donc on va mettre cette idée de côté pour l’instant, et si ça se passe bien on célèbrera ça comme il se doit demain soir.

Vous sentez-vous un petit peu « chez vous » au Golf National ?

Oui je l’ai toujours été, de part les amitiés que j’ai créées depuis vingt ans avec les pros français. Le fait d’être francophone joue aussi beaucoup. Ça a toujours été un endroit spécial pour moi pour plein de raisons donc je me sens un peu chez moi oui.


Par Sébastien CACHARD-BERGER
19 octobre 2019