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Romain Langasque, oublier 2021 et viser le PGA Tour d’ici deux ans

Ayant conservé sa carte lors des derniers tournois de la saison 2021, Romain Langasque mise beaucoup sur le prochain exercice qui s’élance véritablement à Abu Dhabi le 20 janvier. Tout en gardant en ligne de mire le tout puissant circuit US où il rêve d’évoluer un jour.   

Au Joburg Open, à la fin du mois de novembre dernier... Stuart Franklin / Getty Images Europe - AFP
20-23
janvier
ABU DHABI HSBC CHAMPIONSHIP
LIEU : Yas Links, Émirats arabes unis
CIRCUIT : DP World Tour

Arrivé à Dubaï (Emirats arabes unis) ce dimanche 9 janvier, Romain Langasque est dans les starting-blocks. Dans moins de quinze jours maintenant, la saison 2022 du DP World Tour s’élancera à Abu Dhabi (20-23 janvier). Après un vrai-faux départ fin novembre au Joburg Open, réduit à deux tours en raison du variant Omicron et entraînant l’annulation des deux autres dates de fin d’année en Afrique du Sud. 

Durant tout le mois de décembre, le vainqueur du Wales Open à l’été 2020 s’est donc accordé un long break en Principauté d’Andorre, où il réside, ne touchant que très rarement les clubs. « Une fois par semaine, j’allais jouer en Espagne, précise-t-il. Mais j’ai surtout fait beaucoup de sport et quasiment coupé avec le golf… En 2021, j’ai été dans une situation un peu délicate. J’ai été obligé d’enchaîner les semaines. J’ai beaucoup joué, avec pas mal de pression en fin d’année. J’avais besoin de couper et de me remettre un peu les idées aux claires en dehors du golf. »

Il ne s’y est remis sérieusement que le 2 janvier, dans le sud de la France, chez lui, du côté de Mandelieu (06), en compagnie de son coach, Mathieu Santerre. Toute cette semaine à Dubaï sera consacrée à un entraînement plus poussé encore avec son coach technique, Mike Walker

« En termes d’infrastructures, le sud de la France, il n’y a rien à dire, explique-t-il. Les greens sont top, tout va bien. En revanche, niveau température, malgré un ciel bleu, il fait dix degrés l’après-midi, la balle ne vole pas de la même façon que dans les Emirats. Pour se réadapter, c’est toujours important de rejoindre ces contrées… Je vais jouer tous les jours un parcours différent en matinée. Je suis basé au Jumeirah Golf Estates. Il y a une zone là-bas qui appartient à l’European Tour. Je m’entraîne là. En général, j’y suis qu’à partir de 15h00. »

Se remettre dans le droit chemin 

Comme soufflé un peu plus haut, l’exercice 2021 sur le Tour européen (rebaptisé DP World Tour depuis plusieurs semaines) n’a pas été un grand cru pour le golfeur français. 25 tournois joués, 14 cuts franchis mais un seul top 10 enregistré (5e au Kenya le 21 mars) pour une 110e place finale à la Race. Heureusement que la fin de l’année a laissé entrevoir de bonnes choses, notamment ces quatre cuts successifs compostés et cette 11e place à l’Andalucia Masters.   

« Ce fut compliqué, confirme-t-il. Il y a eu de bonnes choses en début d’année. Ensuite, ça été plus difficile. Je n’ai jamais réussi à vraiment être efficace. Je n’ai pas réussi à mettre le doigt sur ce qui n’allait pas vraiment. Je me sentais plutôt bien, j’avais l’impression de faire plutôt bien les choses mais j’étais incapable de performer en tournoi. En fin d’année, quand je me suis retrouvé le dos au mur, j’ai simplifié tout ce qui se passait autour de moi. Cela m’a remis dans le droit chemin et c’est dans ce sens-là qu’on a beaucoup travaillé. J’avais arrêté aussi en cours d’année avec Meriem Salmi (psychologue du sport) pour débuter un travail avec Makis Chamalidis. Là, je repars de zéro. Je me sens bien dans ma tête aujourd’hui… »

Un caddie britannique pour démarrer 2022 

Après avoir achevé une collaboration avec Samuel Bernard, son dernier caddie attitré, Romain Langasque en débute une nouvelle avec le Britannique Mark Duffy. Il sera sur son sac pour les trois premiers événements en 2022. Dont deux Rolex Series. « On n’a jamais travaillé ensemble mais c’est quelqu’un avec qui j’ai toujours eu une bonne entente quand je l’ai croisé, souligne-t-il. J’avais besoin d’autre chose. » 

Ayant « sauvé » son droit de jeu lors des ultimes rendez-vous de la saison, l’ancien lauréat de l’Open britannique amateur n’a évidemment pas envie de revivre un tel scénario en 2022. Même s’il ne se donne aucun objectif de résultats…

« Je ne m’en fixe aucun car je sais qu’au fond de moi je peux rapidement très bien jouer et réaliser de gros coups, analyse-t-il calmement. Mon but est d’aller sur le PGA Tour sur les deux prochaines années. Je n’ai en revanche pas d’objectif du genre top 60 ou top 30 de la Race. Cela ne veut pas dire grand-chose. Effectuer un bon début de saison peut vous permettre de vous ouvrir des portes. Il y a deux Rolex Series pour démarrer (à Abu Dhabi puis à Dubaï). Il y a beaucoup de points en jeu, beaucoup d’argent… Et puis il y a évidemment le souhait de prendre part à au moins un tournoi Majeur. L’objectif que je me suis fixé passera par là… » 

Cet Abu Dhabi HSBC Championship 2022 tombe par conséquent plutôt bien. En trois participations, l’actuel 313e joueur mondial n’a jamais échoué, validant à chaque fois son week-end, s’offrant même une belle 16e place en 2021 (34e en 2020, 39e en 2017) et en ne signant qu’une seule carte au-dessus du par en douze tours. Mais ça, c’était sur l’Abu Dhabi Golf Club, tracé qui recevait le tournoi depuis sa création en 2006. Cette fois, c’est le Yas Links, dessiné par Kyle Phillips et inauguré en 2010, qui a été choisi pour accueillir le premier Rolex Series (8 millions de dotation) de l’année.

Quatre semaines dans le Golfe 

« J’arrive souvent à cette période en pleine possession de mes moyens, ajoute Langasque. Hélas, le Yas Links, je ne l’ai jamais joué. C’est, parait-il, un très beau parcours (par 72 de 6 588 mètres). Un parcours un peu de touriste à la base, où il y a beaucoup de monde. Ce sera vraiment tout nouveau pour tout le monde. Mais je pense que ça n’aura rien à voir en vue de la préparation, avec des greens peut-être plus fermes et du rough… » 

On l’aura compris, le début de cette saison s’annonce très important pour le Tricolore qui a déjà arrêté son calendrier jusqu’à la mi-mars. Il va ainsi prendre part aux quatre premiers tournois (jusqu’au Qatar Masters) avant de s’accorder un repos de quinze jours. Il enchaînera ensuite par le Kenya et l’Afrique du Sud avant d’effectuer un nouveau break de trois semaines…


Par Lionel VELLA
11 janvier 2022