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CFJ Minimes Filles : La revanche de Pyrène Delample

Joueuse la plus solide du champ depuis le début de semaine, Pyrène Delample n’a pas tremblé ce mardi pour l’emporter face à Elsa Ettori-Douard (2&1). Un an après s’être inclinée en finale face à Chloé Lauer, la nouvelle Championne de France a pris sa revanche.

Podium CFJ Minimes Filles 2018
Cette fois Pyrène Delample a inscrit son nom sur le Trophée Ginette Dubois Alexis Orloff / ffgolf
25-31
juillet
CHAMPIONNAT DE FRANCE DES JEUNES - MINIMES FILLES TROPHÉE GINETTE DUBOIS
LIEU : Bordeaux Lac, France
CATÉGORIE : Minimes (15-16 ans)

« Je la voulais tellement ! Je pense que je n’ai jamais voulu quelque chose autant. » Elle n’osait pas vraiment l’avouer en début de tournoi, mais sitôt la victoire acquise il n’était plus question de le cacher. Battue en finale l’an passé par Chloé Lauer, Pyrène Delample n’avait pas vraiment digéré sa défaite au 18e trou et comptait bien cette fois inscrire son nom sur le Trophée Ginette Dubois.

« L’année dernière, j’étais déjà contente d’être en finale et je ne m’étais peut être pas donnée toutes les chances de la gagner. Cette fois il n’en était pas question, c’était ma revanche, » confirme-t-elle.

Pyrène Delample

Le visage fermé, le regard porté sur l’horizon, la joueuse des Trois Vallons affichait sa détermination ce mardi en finale du Championnat de France. Sans doute encore un peu plus que lors des matchs précédents, qui n’étaient finalement que de simples étapes à franchir avant ce rendez-vous tant espéré.

Face à Elsa Ettori-Douard, la Berjallienne a une fois de plus maîtrisé son sujet. Jamais en panique, même menée d’un trou dès le 3, même reprise par son adversaire sur le 11 après l’une de ses rares coquilles du jour (bogey).

La victoire de la maîtrise

Dans sa bulle, Delample attendait sagement l’opportunité d’enfoncer définitivement le match. « Ce n’était pas une journée où j’ai été fantastique, explique-t-elle. J’ai été régulière toute la semaine et aujourd’hui aussi. J’ai fait confiance à mon putting qui fonctionnait plutôt bien et je n’ai pas cherché à planter les mâts. » Hormis sans doute au 13 où une fléchette déposée à un mètre du drapeau répondait à une mise en jeu superbe de sa rivale.

« Là je n’avais pas le choix. Mais en même temps c’était exactement le même coup que je tapais les jours précédents quand le drapeau était de l’autre côté du green. Cette fois il était placé pour moi, je n’avais qu’à reproduire ce coup. »

Jusque là impeccable face à l’assurance de Delample, Ettori-Douard allait finalement céder au 15. Déjà en délicatesse au chipping (bogeys 4 et 8), la joueuse du Paris Country Club récidivait avec deux chips manqués coup sur coup pour offrir le trou à son adversaire.

Sur le suivant, elle avait l’opportunité de recoller après une visite prolongée de Pyrène dans les bosquets, mais manquait un nouveau chip pour partager. Dernier manqué au 17 avec une sortie de bunker trop courte et un bogey final pour la Parisienne. Car de son côté, l’Iséroise assurait un bon par pour l’emporter 2&1.

Les prédictions de Pyrène

Pyrène Delample

« C’est incroyable, réagissait-elle à chaud. C’est vraiment le bon mot car je n’y crois pas encore. J’ai déjà gagné des tournois mais jamais quelque chose comme ça. Ce qui est marrant c’est que je l’avais annoncé hier à ma copine Sarah. On remontait le fairway du 17 et je lui ai dit “ demain je gagne sur ce trou. “ »

Un brin superstitieuse ou devineresse, la jeune fille avait déjà anticipé sa présence en finale avec l’une de ses théories farfelues. Pour la victoire c’est une autre de ses prédictions qui se vérifiait.

« Oui, c’est une autre de mes théories, souriait-elle. L’année dernière, j’avais perdu en play-off d’un Grand Prix la semaine précédent ma finale perdue au 18 au CFJ. Cette année j’ai gagné ce Grand Prix, avec un coup d’avance au 17, donc je me disais que si je gagnais face à Elsa, ce serait au 17… »

Que le raisonnement paraisse sensé ou nom, le résultat lui est imparable. Un an après sa défaite en finale, Delample est bien la nouvelle Championne de France Minime. Une récompense et un soulagement pour elle.

« Parfois quand je joue mal, je me dis que je ne suis pas à ma place. Mais maintenant j’ai prouvé que c’était bien ma place ! Cela montre aussi que le travail paie, que je continue bien sur mon chemin. On verra ce qu’il y a au bout mais peut-être que d’ici 20 ans on pourra dire que mon chemin a commencé ici… »

Pas de regret pour ses dauphines

Zoé Allaux

Vaincue du jour, Elsa Ettori-Douard n’avait elle pas vraiment de regret. Titrée en U12 en 2014, la Parisienne ne réalisera pas le doublé mais n’était « pas trop déçue. » « J’aurais bien aimé gagner mais je suis contente d’être arrivée jusque là et de ma deuxième place. C’était mon dernier CFJ et c’est sympa de finir sur cette jolie place. »

En bronze après avoir pris le meilleur sur Jeanne Messin dans le match pour la troisième place (4&2), Zoé Allaux n’avait elle non plus aucun regret. Battue la veille par la future lauréate, la joueuse de Toulouse se réjouissait même d’avoir disputé une dernière partie « vraiment détendue. »

« On a discuté, elle est super sympa et c’était très plaisant, ajoute-t-elle. On a toutes les deux produit du très bon jeu, on s’est accrochées pour faire un beau match. Cette troisième place est une jolie façon de finir la semaine. À présent je compte une deuxième, une quatrième et une troisième place au CFJ, il me reste l’année prochaine pour voir plus haut ! »

Cela ressemblerait presque à une prédiction « à la Pyrène »…


Par Sébastien CACHARD-BERGER
31 juillet 2018