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Pauline Roussin-Bouchard : « J'ai passé une étape »

Pauline Roussin-Bouchard signe un début de saison exceptionnel avec des victoires en pagaille dont les Internationaux du Portugal, d’Italie et le Grand Prix PACA. La numéro 1 amateur tricolore est passée au niveau supérieur en 2019. À l’occasion de la Coupe Esmond à Saint-Cloud, elle revient sur son début d’année, sur les prochaines étapes de sa carrière et sa vie d’étudiante.

PRB
Pauline Roussin-Bouchard est actuellement 24e et première Française au ranking amateur mondial. RM / FFGOLF
18-22
avril
INTERNATIONAUX DE FRANCE U21 FILLES COUPE VILMORIN, TROPHÉE ESMOND ET TROPHÉE CLAUDE-ROGER CARTIER
LIEU : GOLF DE SAINT CLOUD, France
CATÉGORIE : U21

Tu réalises un début de saison remarquable, comment l’expliques-tu ?

Je ne suis pas vraiment surprise d’avoir gagné en début de saison, j’ai mis en place des choses au niveau du mental, mon putting fonctionnait bien, le petit jeu était de mieux en mieux et l’équilibre s’est créé tout naturellement donc ça a payé. Je l’explique par le travail.

Si tu devais choisir une victoire, laquelle serait la plus belle ?

Au Portugal j’ai joué quatre jours parfaits et ça marquait le début de la saison donc c’est une vraie belle victoire. L’Italie c’était pas mal non plus parce que je n’ai jamais été en tête du tournoi

Pauline Roussin-Bouchard et son coach Alain Alberti.

mais j’ai su garder le cap pour finalement m’imposer. En plus en Sardaigne ce n’était pas simple car les greens étaient mauvais mais j’ai fait abstraction des conditions pour me concentrer sur des choses simples, c’est une très belle victoire aussi. Difficile de choisir la plus belle, les trois sont belles avec le Grand Prix PACA puisqu’à chaque fois c’était différent dans la trajectoire empruntée au fil des compétitions.

Après, ce qui est sympa aussi avec le Portugal et le Grand Prix Dames PACA c’est que j’étais avec Lucie Malchirand dans la course à la gagne et on s’entend bien donc ça c’est chouette. Je suis contente quand elle joue bien comme on est toutes les deux du Sud et qu’on a un peu le même peps et la même joie de vivre sur le parcours.

Grâce à ces victoires, penses-tu avoir passé un cap dans ta carrière ?

J’ai vraiment passé une étape depuis début 2019, il n’y a aucun doute là-dessus. Ça faisait longtemps que je n’avais pas aussi bien joué et là j’ai mis en place pleins de choses avec un bon apprentissage sur les années précédentes où c’était plus dur. Ça fait du bien d’être dans le coup sur plusieurs tournois et de jouer de cette manière.

Cette semaine on est en France, à domicile pour la Coupe Esmond, quel est ton objectif ?

Cette semaine j’ai la même envie qu’ailleurs en Europe ou dans le monde, l’objectif c’est de ne laisser aucun tournoi aux étrangères et on aimerait continuer sur ce rythme avec l’équipe de France et puis moi aussi j’aimerais bien continuer sur cette bonne dynamique.

Je procède étape par étape sur ce genre de tournoi mais la victoire est dans un coin de ma tête évidemment.

Comment se passe la relation avec ton coach Alain Alberti ?

Avec Alain c’est vraiment bien. Ces derniers temps je ne l’ai pas vu beaucoup parce que j’étais un peu à droite à gauche mais quand il vient en tournoi on avance vraiment vite. On n'hésite pas à changer deux trois trucs sur le grand jeu, mais on travaille quand même pas mal techniquement dans les détails parce que je suis capable de faire la différence entre ce que l’on fait au practice et le parcours.

Tout ça rassemblé ça fait une atmosphère qui me convient bien.

Et pour ta préparation physique ?

J’ai mon préparateur à la maison, j’apprends pleins de trucs sur les muscles, les bonnes méthodes pour ne pas se blesser. À côté de ça j’ai des cours de boxe et je fais du running avec mon père.

La boxe est très similaire au golf. Par exemple être bloquée dans un angle sur un ring c’est comme enchaîner les mauvais coups sur le parcours. Du coup niveau mental c’est top !

Si tu en prends plein la tête à la boxe il faut rester lucide et attendre le bon moment pour sortir de la mauvaise spirale. Le golf c’est pareil donc on travaille pas mal sur ça. Et puis c’est aussi un bon défouloir. Si je fais un mauvais double sur un trou tu peux être sûr de retrouver ce double plaqué dans le sac de frappe.

« J’ai hâte d’y aller, la culture du sport là-bas c’est autre chose »

Parlons des USA, la faculté c’est pour la rentrée prochaine en Caroline du Sud, ton sentiment vis-à-vis de cette nouvelle aventure ?

Je suis assez excitée à l’idée d’y aller. J’adore jouer au USA, déjà rien que pour l’organisation des tournois c’est un autre monde, les parcours sont super bien préparés, l’herbe est différente, les tracés sont différents, c’est le pied de jouer là bas. Ça sera encore un autre truc lorsqu’on va jouer en université. Je pars en août pour les États-Unis.

Un autre truc qui est cool aussi c’est qu’il y a Patricia Meunier-Lebouc en Floride, et avec elle ça marche bien donc si il y a des pauses je pourrais peut-être me ressourcer un peu et parler français avec elle, ça me fera du bien. Ma famille va me manquer mais c’est pour la bonne cause, je vais apprendre pleins de trucs c’est une certitude, la culture est différente et le sport c’est fou aux US.

Ça sera nouveau, tout tourne autour du sport dans les facs, j’ai visité que sur deux jours pour le moment donc je n’ai pas eu le temps de tout voir mais ce que j’ai vu me donne déjà très envie. Et en plus j’aurais les cours en classe et pas à domicile et ça c’est génial.

Es-tu impatiente d’y aller ?

C’est une vraie étape dans ma carrière et je suis en train de m’organiser pour être dans les meilleures conditions sur place. J’ai hâte, franchement je suis pressée d’y être pour le golf, si on me dit tu y vas tout de suite je signe sans hésiter.

Après en terme d’éducation je pense que ça sera bien parce j’adore l’anglais donc les cours dans cette langue ça va être génial mais au niveau de la vie de tous les jours, sans mon grand frère, sans mes parents, sans mon petit copain il va falloir s’adapter. Il y aura sûrement des hauts et des bas mais de toute façon si il y a un gros problème mes parents peuvent venir mais ça ira, je le sens bien.

Comment vont les études en parallèle du golf ?

Pauline a beaucoup travaillé son putting pour performer en 2019.

Pour l’instant je fais les cours à la maison avec le CNED. Ma mère m’aide pas mal pour les cours de sciences étant donné qu’elle est pharmacienne. J’ai une professeure pour l’anglais et je fais l’histoire toute seule.

Là je vais rentrer un peu dans une phase où j’irais au golf sur une plus courte durée, peut-être en fin de journée pour m’entraîner vu que les jours rallongent. Cela me laisse plus de temps pour travailler les examens.

Ta maman est souvent avec toi sur les tournois, qu’est-ce que cela t’apporte ?

Que mes parents soient là ou pas leur présence est la même, ma grand mère est a fond derrière l’écran elle me fait toutes les stats sur un petit carnet (sourire). Ma maman vient souvent et ça m’aide énormément. Ce qui change vraiment c’est que lorsqu’elle est sur les tournois j’ai un confort supplémentaire et de la présence. Il y a toujours une atmosphère positive dans mon entourage.

Enfin, que peut-on te souhaiter pour la suite de l’année ?

Déjà, il faut que j’obtienne mon bac sinon je ne pars pas aux États-Unis (rires). Pour le golf l’objectif c’est de gagner cette semaine à Saint-Cloud et de continuer à mettre en place mon swing, mon processus et peaufiner les détails pour les prochaines échéances. Je suis très exigeante donc je ne veux pas m’installer dans un confort au niveau de mon swing, tous les réglages sont importants et j’espère caler mon jeu à 100% pour la suite de l’année.

Et puis après en juillet il y a les Championnats d’Europe alors Vamos la France !!


Par Romain MURAILLE
20 avril 2019