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Trophée Gounouilhou : Palmola, le Bordelais, Amiens et Bordeaux-Lac se maintiennent

Les quatre clubs sont sortis vainqueurs des rencontres de barrages, ce vendredi à Pont Royal, préservant ainsi leur place dans l’élite. Par conséquent, Raray, le Prieuré, Bussy et le Médoc repartent en deuxième division.

Nicolas Gros et Amiens ont fait, une nouvelle fois, honneur à leur statut de barragistes insubmersibles. Alexis Orloff / ffgolf
18-22
mai
CHAMPIONNAT DE FRANCE PAR ÉQUIPES MESSIEURS 1ÈRE DIVISION - TROPHÉE GOUNOUILHOU
LIEU : GOLF INTERNATIONAL DE PONT ROYAL, France
CATÉGORIE : Toutes catégories

Palmola, toujours là

Rendez-vous fort en émotion de chaque Gounouilhou, les barrages de ce vendredi n’ont pas dérogé à la règle. La première de ces quatre rencontres opposait deux promus de la cuvée 2019 : Palmola et Raray. Les Toulousains ont tiré les premiers, en s’adjugeant le foursome de tête par l’intermédiaire d’Enzo Rousse et Lucas Pouchoulin, 4&3 face à Pierre-Alexis Rolland et Dewi Merckx. Le succès de Lino Galdin, 2&1 sur Charles-Édouard Lewal, permettait de placer Palmola à seulement un point du maintien.

Quentin Da Costa a scellé le maintien de Palmola. (Alexis Orloff / ffgolf)

Raray n’a pas failli à sa réputation de combattivité pour autant : victoire d’Adrien Bonnet sur Arthur Tissendié, 2&1, au moment où Quentin da Costa et Pierre Armengaud se dirigeaient vers le 18 sur un score de parité. Le premier a finalement scellé l’affaire sur ce dernier par 5 pour la maison orange, qui disputera donc une quatrième Gounouilhou consécutive l’an prochain.

Le Bordelais solide

Entre le Prieuré et le Bordelais, le duel opposait deux promus de l’an dernier. Et le maintien a été assuré par les Girondins. Les Franciliens avaient pourtant tiré le premier sang, avec une victoire de Guillaume Chauvel et Arthur Audebert, dans le foursome de tête, 2&1 contre Pierre-Marie Blois et Cédric Bourdy. Mais derrière, les victoires se sont enchaînées dans les simples : 3&2 pour Grégoire Schoeb face à Albert Galloy, 4&3 pour Alexis Anghert face à Anguerrand Voisin, et le point décisif amené par Ambroise Fourquet face à Jean-Jacques Wolff, 3&2.

« Soulagé, soufflait le capitaine du Bordelais Joachim Fourquet, juste après la conclusion de la rencontre. Ça fait du bien. Objectif rempli. Il a fallu qu’on évacue cette déception d’être à deux coups du cut. À la fin de la qualification, on s’est mis dans une situation comme si on était en finale de deuxième division. La principale force de notre équipe, c’est la sagesse et l’expérience. On est tous des amis, on s’entraîne, on se donne à fond pour le copain, et c’est quelque chose de très fort. »

Amiens est, décidément, capable de tout

Ils ont recommencé. Encore. Spécialistes des victoires renversantes dans les barrages, les joueurs du Golf d’Amiens ont mis une nouvelle ligne à leur palmarès, cette fois face à Bussy, qui les avait devancés de vingt coups lors de la qualification. Le ton a été donné dès le foursome de tête, qui a vu la victoire de Théo Idée et Thibaut Courmont sur Christophe de Grancey et Alex Imbertie, 3&2. Après un deuxième point apporté par le capitaine Ian de la Royère, 3&2 sur Joss Lopez, mais aussi et surtout un rééquilibrage par les succès de Nicolas Foschia, 5&4 sur Charles Larcelet, et d’Aurélien Douce, 4&3 sur Édouard Hourdin.

Tous les regards ont donc logiquement convergé vers le match opposant Lucas Abrial côté Bussy et Nicolas Gros côté Amiens. Et tous ces regards se sont écarquillés, en voyant le second rentrer un putt tordu en descente d’une bonne quinzaine de mètres, sur le 16, pour reprendre l’avantage dans ce match au couteau. Sur le 17, Lucas Abrial, dans un bunker à la mise en jeu puis sur son deuxième coup, se trouvait contraint de concéder le match.

Ambroise Fourquet et ses coéquipiers du Bordelais restent en Gounouilhou, un an après y être remontés. (Alexis Orloff / ffgolf)

« On n’a pas de secret, on joue avec nos armes et surtout avec énormément de cœur, livrait Ian de la Royère, la voix baignée d’émotion juste après la conclusion. Je savais que Nicolas était un joueur de tempérament, je suis tellement fier de lui. C’est un plaisir incroyable. Un barrage comme celui-là, on y va la tête baissée et les yeux fermés. On sait qu’il y a des très bons joueurs à Bussy. Si on joue avec les tripes et avec le cœur, ça se passera forcément bien. »

Bordeaux-Lac vainqueur du derby

Théo Lavergne n'a pas tremblé au moment de conclure.

Enfin, la quatrième et dernière rencontre de ces quarts de finale avait des allures de finale de Coupe d’Aquitaine, entre Bordeaux-Lac et le Golf du Médoc. Ce dernier, 16e de la qualification, était en outre diminué par la blessure à la main de Marc Augé, touché jeudi par une balle. En face de lui, Aubin Lacaze s’est imposé 7&6. Une autre victoire rapide a apporté un deuxième point à Bordeaux-Lac : celle du capitaine Laurent Meriaux et de Joël Girbau, dans le foursome de tête, face à Louis Barjon et Frederic Vaysse.

Pour Théo Lavergne, il a fallu batailler jusqu’au 18 face à Thomas Buisson. Mais le joueur de Bordeaux-Lac est malgré tout ressorti avec la victoire, synonyme de maintien. « On est déçus pour le Médoc, on les connaît par cœur, réagit Laurent Meriaux. C’est dommage qu’on tombe les uns contre les autres. Jeudi soir, on était vraiment dégoûtés d’avoir raté la qualif au départage, on avait fait une belle journée. On a des jeunes dans cette équipe, mais qui ont déjà joué plusieurs Gounouilhou. L’année prochaine, on regardera vers le haut. »


Par William LECOQ, à Pont Royal
20 mai 2022