Climat et énergie propre : mesurer et réduire l’empreinte carbone des structures

En France, la réduction des émissions de GES est une problématique dont la plupart des secteurs d’activités y compris les structures golfiques doivent s’emparer. Elle peut être source d’économie à moyen et long termes.

L’intensification des activités humaines à ce jour a un impact sur le réchauffement climatique. En 2015, lors de la COP21 de Paris, un accord universel pour le climat et le changement climatique a été signé par 195 pays. L’objectif central de cet accord est de maintenir l’augmentation de la température mondiale à un niveau inférieur à 2 degrés Celsius par la réduction massive des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Au sein des structures golfiques, il est possible d’agir sur plusieurs sources d’émission de gaz à effet de serre : machine d’entretien hybride/électrique versus diesel, chauffage et consommation énergétique des bâtiments, énergies renouvelables, éclairages à basse consommation, consommation énergétique des systèmes d’irrigation...

En lien avec la réduction des consommations d’énergie, il est possible d’agir sur les éclairages notamment extérieurs pour réduire ou éviter la pollution lumineuse (impact sur la faune) et contribuer à la trame noire (notamment en milieu urbain).

La politique d’achats des structures golfiques peut également intégrer dans les critères de décision l’empreinte carbone (faible émission de GES, circuits courts...). Elle doit chercher à maximiser le recours aux ressources locales existantes, leur mutualisation systématique et privilégier des partenariats locaux. Pour réaliser et valoriser les progrès en matière de réduction d’empreinte carbone, il est nécessaire de développer et disposer d’outils de mesure de l’empreinte d’une part, et sur la captation de carbone d’autre part. De par leur environnement naturel et leur biomasse, les golfs contribuent à séquestrer du CO2. Le potentiel de séquestration naturelle des espaces golfiques peut être évalué et optimisé : choix de plantations d’espèces locales à fort pouvoir de captation de CO2, développement des espaces prairiaux...) tout en améliorant le potentiel d’accueil de la biodiversité.

La fréquentation des golfs est une source importante d’émission de gaz à effet serre (déplacement des pratiquants pour se rendre sur site). Il y a un enjeu de mobilité alternative à la voiture à développer (transports en commun, covoiturage, vélo, borne de recharge voiture électrique, système de casier pour le matériel de golf).

Des actions de sensibilisation et d’éducation auprès des golfeurs sont également essentielles pour favoriser l’usage et le développement des modes de transport sobres et alternatifs. Promouvoir le covoiturage permet également de tisser des liens entre les joueurs et de diminuer leur impact environnemental.

Côté organisation d’événements sportifs, notamment internationaux, on estime que près de 90% des émissions de gaz à effet de serre sont générées par les déplacements qu'ils engendrent.

On peut ajouter au bilan négatif, les déchets (bouteilles plastiques, emballages), les consommations d'eau et d'énergie, la distribution de goodies, l’alimentation... La Charte des 15 engagements écoresponsables des organisateurs d’événements sportifs développée par le Ministère chargé des Sports fourni un cadre pour réduire l’impact des compétitions. La ffgolf l’a signée pour les compétitions nationales et internationales qu’elle organisera au Golf National (Championnats du Monde amateurs par équipes en 2022, épreuves des Jeux Olympiques de 2024...). Elle sensibilisera les clubs et les organisateurs de compétitions pour qu’ils l’intègrent dans leur cahier des charges. Des actions de compensation carbone pourront être entreprises pour soutenir des projets d’intérêt général.

En déployant l’ensemble des actions de cette feuille de route et en développant des outils de calcul d’empreinte carbone, l’impact sur la réduction de l’empreinte carbone de la filière du golf en France sera très significatif.