Saint-Nom-la-Bretèche a conservé son titre de champion de France Messieurs, ce dimanche à Omaha Beach, en dominant Saint-Cloud lors des cinq simples de la finale. Le club remporte ainsi la 15e Gounouilhou de son histoire, la deuxième consécutive de cette génération dorée.

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Saint-Nom-la-Bretèche, vainqueur de la Gounouilhou 2026. © Lucas Hélin / ffgolf

Il était dit que cette Gounouilhou sur les plages du Débarquement serait celle des multiples épithètes. Bocagière, maritime, caniculaire, éprouvante, puis soudain fraîche, venteuse, sélective, renversante. Centenaire aussi, le Championnat de France amateur par équipes Messieurs fêtant cette année son siècle d’existence. Un siècle d’histoire au bout duquel Saint-Nom-la-Bretèche a posé le sceau de sa jeune équipe une seconde fois, ce qui lui vaut bien, avec ses autres succès (lire ci-dessous), le titre de meilleure escouade de sa génération.

Les tenants du titre ont conservé le trophée Gounouilhou, ce dimanche à l’Omaha Beach Memorial Golf Club, en battant en finale l’équipe de Saint-Cloud. Comme lors des tours précédents, les Nonnais-Bretechois ont parfaitement trouvé les solutions aux assauts adverses, particulièrement dans les moments-clés qui resteront comme les pierres angulaires de leur victoire.

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Lev Grinberg a grandement contribué à la victoire de Saint-Nom-la-Bretèche, avec deux nouveaux points apportés lors de la finale. © Lucas Hélin / ffgolf

Saint-Nom empile les titres

Cette deuxième victoire consécutive dans le trophée Gounouilhou est une étoile de plus dans ce qui est désormais la constellation de cette génération de Saint-Nom-la-Bretèche. Le club a gagné la Coupe de France Messieurs (trophée Jean Lignel) les trois années passées, et s’est imposé à la Coupe d’Europe des clubs Messieurs en 2024. Pour ce qui est de la Gounouilhou proprement dite, Saint-Nom compte désormais 15 succès, à deux unités du record codétenu par Chantilly et le RCF La Boulie.

 La finale s’est animée dès la session de deux foursomes du matin. Dans le deuxième duel, Arthur Carlier et Martin Piedelièvre ont pris l’avantage sur Aaron Van Hauwe et Edouard Cereto dès le trou n° 1 grâce à un birdie, pour ne plus le lâcher. Il y a bien eu un très bel eagle de la paire de Saint-Nom au par 5 du 6 pour revenir 1 down (leurs adversaires avaient fait birdie au 5 pour passer 2 up), mais la doublette clodoaldienne a refait le break dès le trou suivant, et n’a plus été inquiétée par la suite. Le par 5 du 14 a servi de cadre de conclusion au match sur le score de 5&4.

Les débats ont été plus serrés devant eux. Joachim Poivre d’Arvor et Callixte Alzas ont également ouvert leur partie par un birdie au 1, mais contrairement à leurs coéquipiers, ils n’ont pas conservé cet avantage. Quelques erreurs de leur part et un bon birdie au 7 de Lev Grinberg et Théophile Lebrun ont permis à Saint-Nom de passer 3 up après 8 trous. Le birdie du 9 a permis à Saint-Cloud de réenclencher la marche avant, mais le match s’est aussi rééquilibré par les bogeys nonnais-bretechois du 11 et du 12. Dans ce match revenu square, les hommes en vert ont eu une belle occasion de passer devant au 13, mais sans réussite. Pas plus de mouvement, quelques minutes plus tard, sur le 14. Finalement, le moment-clé de la partie est intervenu au 15, lorsque Lev Grinberg a déposé un coup de wedge à un peu plus d’un mètre du piquet. La tentative lointaine de Joachim Poivre d’Arvor ayant fait virgule, Théophile Lebrun a pu convertir l’occasion de reprendre l’avantage. Une mise en jeu égarée de Saint-Cloud sur le trou suivant faisait passer la marque à 2 up, écart qui permettait à Saint-Nom de conclure sur le 17, 3&1.

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Le point serré de Maxence Mugnier, qui rentre un chip au 14 pour prolonger son match face à Edouard Cereto. © Lucas Hélin / ffgolf

Le titre de champion de France allait donc se jouer sur les cinq simples de l’après-midi, et au jeu d’imprimer d’entrée la bonne dynamique, l’équipe de Saint-Nom-la-Bretèche s’est montrée la plus habile. Après cinq trous, quatre des cinq matches étaient déjà dans son camp, avec plusieurs trous d’avance. Un Lev Grinberg constant dans l’excellence s’est très rapidement détaché face à Martin Piedelièvre, ce qui lui a permis d’être le premier à conclure son match, 7&5.

Juste devant lui, Aaron Van Hauwe a pris l’avantage à partir du 4 sur Davon Duboc, 16 ans, qui a montré nombre de très belles choses pour sa première Gounouilhou. Malgré quatre trous de retard avec huit trous à jouer, le Clodoaldien s’est accroché au moindre bout de terrain laissé par son adversaire, au point de revenir à seulement une longueur et de l’emmener sur le 18. Son drive égaré dans les hautes herbes à gauche ne lui laissait cependant que peu d’espoirs, d’autant qu’Aaron Van Hauwe rentrait un dernier long putt pour birdie, histoire d’exulter une dernière fois.

Car quelques instants auparavant, une autre clameur avait jailli des confins du parcours Eisenhower. Elle provenait du match entre Edouard Cereto et Maxence Mugnier, très largement parti à l’avantage du premier qui comptait six trous d’avance à mi-parcours. Mugnier s’est très bien accroché, notamment avec un eagle sur le par 5 du 10 et un birdie au 14. Revenu 3 down, il ne pouvait que concéder la défaite sur le green du 16. Quelques secondes plus tard, la balle d’Aaron Van Hauwe disparaissait sous terre. Et la Gounouilhou du centenaire entrait dans les livres d’histoire.

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Un dernier putt rentré au 18 pour Aaron Van Hauwe, qui scelle la victoire de Saint-Nom-la-Bretèche. © Lucas Hélin / ffgolf
Au passage du 9 au 10 cet après-midi, je regardais le tableau, et je croyais être dans un rêve. J'ai essayé de rester calme, mais j'ai eu beaucoup d'émotion à ce moment-là, j'ai pleuré, tout simplement. C'est une équipe exceptionnelle, par les individualités évidemment, mais on ne peut pas gagner comme ça sans avoir envie de se battre pour le copain. On a un socle tellement solide, on a envie de continuer à gagner.

Nicolas Bauer, capitaine de Saint-Nom-la-Bretèche