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NCAA D1 : tout commence au Mexique pour Pauline Roussin-Bouchard

Après trois mois sans compétition, la n°1 mondiale jouera, à partir de dimanche, l’IJGA Collegiate Invitational avec ses partenaires de South Carolina sur le parcours du Guadalajara Country Club.

Pauline Roussin-Bouchard
La n°1 mondiale disputera son premier tournoi universitaire de l'année à Guadalajara. DR

Revenue à Carqueiranne à la mi-décembre pour passer les fêtes de fin d’année en famille, Pauline Roussin-Bouchard n’est pas restée inactive. Elle en est incapable. Elle a multiplié les séances de sport, les entraînements au practice et les parties amicales. La seule chose à laquelle elle a échappé, pour la première fois depuis six ans, ce sont les devoirs scolaires.

«J’ai profité de ce séjour de quatre semaines pour voir Alain (Alberti, son coach), organiser mon calendrier pour 2020 et caler toute la préparation physique avec Frédéric Lambertin.»

Pas vraiment des vacances mais, ce rythme lui convient parfaitement. Elle s’y astreint depuis longtemps déjà et il lui réussit plutôt bien puisqu’il lui a permis d’atteindre le sommet de la hiérarchie mondiale, comme Céline Boutier il y a un peu plus de cinq ans.

C’est peu après son retour à Columbia le 11 janvier que Kevin Williams, l’assistant-coach de l’équipe féminine de South Carolina, lui a suggéré de consulter le WAGR (World Amateur Golf Ranking) et qu’elle a découvert son nouveau classement mondial : n°1.

«J’étais contente d’autant que le même jour, je venais de recevoir mon invitation pour l’Augusta National Women’s Amateur (du 1er au 4 avril)», confie la Varoise.

Objectifs : la finale de la NCAA et les cartes du LPGA

Son accession à la première place mondiale a déclenché une vague de sollicitations qui a perturbé son quotidien et surtout alourdi un programme déjà très chargé : «J’ai été invitée au PGA Show à Orlando pendant deux jours et j’ai participé à une émission en direct sur Golf Channel, précise-t-elle. Tout s’est bien passé. J’ai adoré cette expérience car j’aime bien parler et échanger avec les gens. Mais, toutes ces demandes d’interview et appels ont considérablement réduit le peu de temps dont je dispose pour décompresser. Aussi, je n’ai pas hésité à reporter certaines d’entre elles pour me préserver. Il a fallu garder les pieds sur terre et revenir à mes priorités.»

A savoir l’entraînement, le sport et les cours, les trois piliers de sa vie depuis des années.

N’ayant plus disputé de tournoi depuis sa troisième place au Landfall Tradition à la fin du mois d’octobre, Pauline Roussin-Bouchard piaffe d’impatience à la veille de s’envoler pour le Mexique et de s’aligner au départ de l’IJGA Collegiate Invitational à Guadalajara : «Ah oui, j’ai hâte de rejouer, assure-t-elle. Cette longue période sans compétition, habituelle en fin d’année, m’a offert l’opportunité de travailler dans tous les domaines, de communiquer avec Alain, Patricia (Meunier-Lebouc) et Amélie (Cazé). J’ai essayé d’élargir l’éventail de mes coups pour en posséder davantage à ma disposition dans mon sac. J’ai consacré beaucoup de temps au petit jeu. De la préparation encore et toujours pour atteindre les objectifs que je me suis fixés.»

Au premier rang desquels figurent la finale de la NCAA à Fayetteville (Arkansas) en mai et les cartes du LPGA. En attendant ces grands rendez-vous, l’année 2020 démarrera, dimanche au Mexique, par le premier tournoi universitaire d’une série de quatre jusqu’à la Conférence à la mi-avril.


Par Gérard RANCUREL
12 février 2020