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Pierre Pineau, l’avenir lui appartient

Son très bon début de saison sur l’Alps Tour, son état de forme actuelle, ses ambitions à court terme, ses modèles aussi, l’élève de Guillaume Biaugeaud se livre sans détour avant l’Open de la Mirabelle d’Or (11-13 juin), le seul tournoi programmé cette année en France métropolitaine.

Pierre Pineau, lors du Linxea Open au Golf National où il a pris la 8e place finale Alexis Orloff / ffgolf
11-13
juin
OPEN INTERNATIONAL DE LA MIRABELLE D'OR
LIEU : Golf de la Grange-aux-Ormes, France
CIRCUIT : Alps Tour

Etape incontournable de l’Alps Tour – c’est sa 18e édition – l’Open de la Mirabelle d’Or se dispute comme d’habitude au golf de la Grange aux Ormes, aux portes de Metz (57), sur un par 71 long de 6 094 mètres. Fort d’une dotation de 40 000 euros, il constitue cette année le seul rendez-vous en France métropolitaine, l’Open de Saint-François Région Guadeloupe étant programmé du 30 septembre au 2 octobre. 70 Français au sein d’un champ de 144 joueurs prennent le départ ce vendredi (cut après 36 trous). Parmi eux, Pierre Pineau. Agé de 21 ans (il soufflera ses 22 bougies le 6 août prochain), passé professionnel en 2019, il réalise pour l’instant un début de saison très solide avec notamment deux deuxièmes places, dont une défaite à la mi-mai en play-off en Egypte au Ein Bay Open face à l’Espagnol Angel Hidalgo Portillo. Troisième de l’ordre du mérite avec 10 805,40 points grâce à cinq cuts franchis en six départs, l’objectif avoué est évidemment de grimper sur le Challenge Tour en fin de saison.   

Open de la Mirabelle d’Or
« Je l’avais joué en 2019, lance Pierre Pineau. J’avais fini 9e. L’an dernier, j’étais blessé...  J’aime bien ce parcours. Il est très bien entretenu, très varié, avec des trous qui vont à gauche, d’autres vers la droite. On a des greens et des mises en jeu en aveugle, c’est très intéressant. Il y a pas mal de pars 4 touchables en un, des pars 5 assez challenging… J’aime bien faire des effets et c’est un parcours qui me convient… » 

Blessé durant six mois
« Je n’ai pas joué pendant six mois à cause d’une blessure. Une inflammation du bassin (arthrite ankylosante) qui s’est réveillée depuis l’année dernière. C’est assez compliqué à gérer car ça s’en va et ça revient… Je n’ai pas pu faire trop de sport depuis un an. Je suis sous anti inflammatoire quasiment tout le temps. Il faut que je fasse attention mais ce n’est pas non plus très gênant… » 

Finir dans le top 5, c’est forcément une bonne chose mais j’aspire à autre chose. Je vise donc la première place !

Six tournois joués, cinq cuts franchis
« Je ne sais pas si c’est la bonne année mais en tout cas, je joue bien en ce moment. Je pense aussi que j’ai plus d’expérience. Ma première année en 2019, j’avais fini 14e en découvrant. Là, je connais mieux les parcours, je sais comment ça se passe… Je gère un peu mieux ma saison, je joue peut-être beaucoup plus libéré… C’est donc la bonne année pour faire quelque chose. » 

Battu en play-off le 21 mai
« Je ne sais pas si la victoire est pour bientôt mais cette défaite en play-off ne résume pas ma semaine car j’avais très mal putté tout au long du tournoi. J’ai eu un super grand-jeu mais je n’ai rien rentré. Alors que normalement, c’est plutôt l’inverse. Donc, je me dis que lorsque tout se goupillera dans le bon sens, ça devrait tomber… » 

Troisième de l’Ordre du mérite
« Finir dans le top 5, c’est forcément une bonne chose mais j’aspire à autre chose. Finir plus haut encore, c’est important pour bénéficier d’une meilleure catégorie sur le Challenge Tour. Je vise donc la première place ! » 

Je connais bien Antoine Rozner. Je prends exemple sur lui au niveau du swing. J’aime sa façon de bouger son club...

Matteo Manassero, 4e de l’Ordre du mérite
« Il ne joue que les tournois en Italie… Qu’il soit juste derrière moi au ranking, ce n’est pas un facteur supplémentaire de motivation. Mais jouer des tournois avec lui, voir comment il aborde les choses, c’est assez rassurant. Le PGA Tour, les Majeurs, le Tour européen, ce n’est pas un autre monde… Ils font la même chose que nous, mais juste un petit mieux. Est-ce l’attraction sur l’Alps Tour cette année ? Pour moi, ça reste un joueur lambda. Je l’avais suivi au MIRA Live The Soul Open remporté par Paul Margolis (30 mars 2021) puisque j’avais manqué le cut. Dans la préparation des coups, il est plus lent que nous mais pour jouer, il va aussi vite. On sent qu’il est bien plus posé que tous les joueurs de l’Alps Tour réunis. » 

Membre au Vaudreuil PGA
« Je vis sur le golf maintenant. J’ai un appartement grâce à Altus Performance. Je peux bénéficier de supers infrastructures et de l’expérience de mon coach, Guillaume Biaugeaud. Le golf, c’est sa passion. On en parle tout le temps. Compte tenu de sa connaissance de nombreux parcours, il est capable de préparer des tournois en amont. Il est aussi régulièrement en contact avec Cameron McCormick (coach de Jordan Spieth mais aussi de Céline Boutier). C’est cool d’avoir autour de soi des personnes qualifiées. » 

Koepka, Rozner, ses modèles
« Depuis toujours, j’aime beaucoup Brooks Koepka… Dans sa vision des choses, comment il aborde le golf… Je me suis renseigné sur son histoire. Au début, il n’avait pas d’argent pour jouer… Je viens d’une famille où on n’a justement pas beaucoup d’argent. Depuis tout petit, je rame un peu pour m’inscrire dans les tournois, pour mes voyages. C’est donc très motivant. Je connais bien aussi Antoine Rozner, qui était à La Boulie comme moi. Il connait très bien Guillaume (Biaugeaud)… Je prends exemple sur lui au niveau du swing. J’aime sa façon de bouger son club... On ne se croise plus trop maintenant, mais en tournoi, on discute ensemble. Je suis assez pote aussi avec son frère, Olivier, qui est coach à La Boulie. »  

Objectifs à court terme
« Je pense beaucoup aller jouer aux Etats-Unis, sur le Mackenzie Tour (3e division US dont est issu Paul Barjon). Je n’y suis pas allé cette année à cause du Covid. Si je monte sur le Challenge Tour via l’Alps Tour ou les Cartes européennes, je resterai en Europe… Mais dans le cas contraire, on réfléchit à cette option du Mackenzie Tour. En fait, on l’envisage autant que l’Europe. Je me sens plus dans le jeu à l’américaine, avec des parcours plus larges, plus long alors qu’en Europe, on est sur des tracés plus courts. Je ne frappe pas forcément très fort mais je suis très agressif sur les mises en jeu. C’est à la fois mon point fort dans les bonnes journées mais aussi mon point faible dans les mauvais jours. »


Par Lionel VELLA
9 juin 2021