Très en vue ces derniers temps notamment après sa victoire universitaire au Landfall Tradition, Justine Fournand prend de plus en plus de place sur la scène du golf amateur français. Découverte ou redécouverte d’une jeune joueuse dont l’appétit ne fait que grandir.

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Les USA comme tremplin

Il y en a certaines pour qui l’aventure américaine peut rendre le projet de vie un peu flou. Pour d’autres, comme Justine Fournand, c’est un véritable ascenseur vers l’épanouissement personnel et vers la réussite golfique. Si jusqu’ici elle vivait un peu dans l’ombre d’autres noms du monde amateur tricolore, sa très récente victoire au Landfall Tradition a tout simplement permis de mettre un visage sur son nom.

Sur le sol américain depuis août 2019, l’Alsacienne de 21 ans a d’abord débuté son parcours universitaire en Floride. Un choix qui s’est fait après la rencontre de sa future coach sur un British Girls. Le feeling passe, direction donc Florida Atlantic mais avec déjà une trajectoire unique en tête : « La coach avait vraiment envie de faire un bon programme donc ça m’a convaincu et puis l’échange avec elle était bon. Dans ma tête c’était clair, je voulais faire deux années là-bas et ensuite transférer dans une autre fac qui allait m’amener vers des victoires plus importantes », raconte Justine.

Avec son Université de Floride, elle gagne par quatre fois avant de changer et de prendre la direction de la Caroline du Sud et des Gamecocks. Une décision cruciale, difficile à prendre et qui s’est un peu faite au dernier moment : « Le changement n’était pas simple mais lorsque j’ai appris que ma coach de Florida partait je me suis lancé dans le processus de transfert. J’en ai pas mal discuté avec Patricia Meunier-Lebouc et en allant chez les Gamecocks pour remplacer Pauline Roussin-Bouchard je sentais qu’il y avait un truc à faire. »

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Les États-Unis m’ont fait du bien. J’ai énormément travaillé sur mon développement personnel et la mentalité des USA me correspond en tant que golfeuse mais aussi en tant que personne.

Justine Fournand, alias "mini pops"

« Quand je suis arrivé en Caroline du Sud on a commencé à m’appeler mini pops », explique Justine Fournand, qui a débarqué pile au moment du passage professionnel de la Varoise Pauline Roussin-Bouchard. Les deux filles sont très amies et c’est aussi grâce à Pauline que Justine a franchi cette étape vers les Gamecocks. Un choix payant puisque seulement quelques temps après son acclimatation dans cette nouvelle Université, la Française s’est imposée. Une victoire avec autorité au Landfall Tradition qui fait office de confirmation : « J’ai encore passé une étape avec cette victoire. Au début j’avais du mal mais Pauline m’a beaucoup aidé et sans elle ça aurait été différent. Petit à petit j’ai gagné en confiance et c’est sûrement grâce à ça que j’ai gagné. Le swing était là et le fond de jeu aussi, le déclic s’est fait dans la tête et quand ça va bien dans la tête ça va bien sur le parcours. »

Très bien installée dans son nouveau campus, elle se sent maintenant comme à la maison avec des infrastructures incroyables et du changement bénéfique à son quotidien. La saison de golf universitaire entre dans une période plus calme. L’occasion pour Justine de travailler sur la technique, de se reposer et de bien préparer un avenir qu’elle imagine radieux.

Les Mondiaux dans un coin de la tête mais pas que...

Et l’équipe de France dans tout ça ? Justine Fournand y a fait ses premiers pas cet été lors des Championnats d’Europe par équipes dames. Une expérience personnelle qu’elle a adoré, qui aurait pu être meilleure sur le plan golfique confie-t-elle, mais qui lui a donné le goût du bleu blanc rouge : « La sélection en équipe de France c’était dingue. C’était mon objectif, j’ai toujours été plus ou moins dans l’ombre de ça et je suis très fière d’avoir eu cette chance de porter le polo des Bleues. Avec l’approche des Championnats du Monde en France j’ai encore plus envie de m’investir. »

Elle le dit elle-même, c’est son objectif pour 2022. Son calendrier sera tourné autour de ça pour arriver à son pic de forme en cas de sélection. En parallèle, Justine se voit jouer de plus grosses épreuves outre-Atlantique comme l'ANWA (Augusta National Women Amateur) ou encore l’Arnold Palmer Cup. Tout est clair dans sa tête, encore deux ans d’études et de golf amateur à 200% avant de passer chez les pros.