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Golf d'entreprise : Le goût de la compétition

Bruno Jahan a débuté le golf avec son entreprise il y a une vingtaine d’années. Mordu de compétition il s’y est construit, à 50 ans, un joli palmarès.

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Ecouter un golfeur faire le récit de ses premiers pas golfiques ressemble souvent à une histoire d’amour. Pour Bruno Jahan, l’histoire débute comme une romance au long cours. Collégien, il tombe par hasard sur des images de l’Open Britannique à la télévision et tombe immédiatement sous le charme. « A l’époque on pouvait voir du golf sur une chaîne gratuite, raconte-t-il. Je me suis tout de suite dit « c’est super ce truc là ! ». Je me suis fabriqué un petit club en bois et je me suis mis à jouer dans le jardin avec une balle de ping pong. » Las, le jeune garçon vit à la campagne, bien loin du plus proche parcours de golf, et ne persévère pas. C’est finalement à trente ans, lors d’une journée d’initiation que ses premiers émois golfiques viennent le chatouiller à nouveau. « J’ai participé à une journée découverte proposée aux entreprises du technopole de Metz où je travaillais. C’est à ce moment que je me suis dit : il faut que j’y retourne, que je me lance vraiment ! ».

Nous sommes en 1998 et le néo golfeur n’a pas le temps de pousser plus loin avant de déménager à Rennes pour le travail. Mais pas question de renoncer cette fois. Sitôt en Bretagne, le trentenaire s’inscrit au golf de Vitré et dispute ses premières compétitions avant de basculer rapidement vers le golf d’entreprise. « En arrivant, je suis vite allé prendre des informations sur l’ASPTT de Rennes. Au début, c’était pour échanger avec mes collègues et faire progresser mon jeu, puis je suis vite devenu accro. » Si bien que quelques mois plus tard, en 2000, il dispute ses premières compétitions avec son entreprise. « A l’époque il n’y avait en Bretagne qu’une division composée d’une vingtaine d’équipes. Mais depuis vingt ans, ça a bien changé. Aujourd’hui, il y a trois divisions et la 3e est divisée en trois groupes. C’est un vrai succès.»

Accro à la compétition

Mordu de compétition, Bruno Jahan apprécie autant l’enjeu que la convivialité qui y règne. « Avec l’ASPTT, on a un groupe très agréable, on échange avec les collègues. Et puis lors des compets on retrouve souvent les mêmes entreprises et les mêmes joueurs. On se connaît de mieux en mieux et l’ambiance est vraiment très bonne. En dehors de l’enjeu de devenir champion de Bretagne et de participer au championnat de France, il n’y a pas de lot à gagner comme en club. C’est avant tout l’esprit d’équipe qui compte et la bonne ambiance. » Cela n’empêche pas le golfeur de participer à des compétitions individuelles en dehors du cadre de son entreprise. A 50 ans, il a rejoint l’an passé l’équipe de golf des Ormes où il joue en équipe première, en mid-amateur et en senior.

Avec son index de 4,2, le quinqua s’est construit un solide palmarès en remportant quatre fois le championnat de Bretagne par équipes des AS et en étant sacré à deux reprises champion en individuel (en 2013 et 2015). « Dans les deux cas la pression est importante. Mais par équipe, on se sent responsable par rapport aux autres. On ne fait pas les fous, on ne prend pas de risque inconsidéré. » A chaque fois, c’est l’occasion de passer de bons moments en compagnie de ses collègues. « On reste concentré pendant le jeu, mais une fois les 18 trous finis, on se retrouve autour d’un verre et on plaisante. Quand on fait les championnats de France, on loue des gîtes et on passe quelques jours ensemble. C’est une ambiance particulière, unique. » Après avoir débuté sur le tard, Bruno Jahan est devenu un « golfeur intensif » et le doit en grande partie au golf d’entreprise.


Par Sébastien Cachard-Berger
17 mai 2017