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Golf d’entreprise : Une passion thérapeutique

Après avoir découvert le golf en accompagnant son mari, Cathy Warnet Bourhoven a fait ses débuts en compétition grâce au golf d’entreprise. Psychologue, elle trouve en ce sport de nombreuses vertus thérapeutiques et le recommande à ses patients.

Cathy Warnet  Bourhoven recommande le golf à ses patients
Cathy Warnet Bourhoven recommande le golf à ses patients

Hyperactive, adepte de la course à pied et autres activités physiques, Cathy Warnet Bourhoven ne s’imaginait pas vraiment golfeuse. C’est à l’occasion des championnats de France des sapeurs-pompiers, où elle accompagne son mari en 2014, que la psychologue découvre véritablement ce sport. Aux côtés de Franck, son époux, elle voyage à travers la France, au rythme des compétitions et se prend à apprécier ces ballades en pleine nature, découvrant de nouveaux paysages en même temps que le jeu lui-même.

C’est au cours d’une de ces parties, au golf de Belledune, qu’elle croise le chemin de Jean-Claude Martin, délégué de la ligue de Picardie. « Au fil de la discussion, il a fini par me dire “ mais pourquoi tu ne t’y mets pas ? ” raconte-t-elle. Je pensais alors que ce n’était pas fait pour moi. D’abord car je suis mère de famille et que nous avons quatre enfants, ce qui laisse peu de temps libre. Ensuite car j’exerce une profession libérale dont les horaires sont contraignants. Et enfin parce que je suis hyperactive et que je pensais que cela ne correspondait pas à ma façon d’être. »

Un coup de foudre pour le golf

Mais Cathy finit par se laisser tenter et se décide à prendre des cours. Au point de se garder chaque semaine une après-midi de libre pour s’aérer et jouer au golf. « Ça a été un vrai coup de foudre, poursuit-elle. Même si l’apprentissage a été un peu douloureux car je suis dyspraxique donc pas très bien organisée dans mon corps. C’est un trouble invisible mais réel. Je ne suis pas bien coordonnée, j’ai du mal à écrire sur les lignes depuis que je suis toute petite… Forcément le golf a été thérapeutique car il a fallu que je me coordonne. Mon professeur à Chantilly a beaucoup rigolé. Quand il me demande ma main droite ou ma main gauche, ce n’est toujours pas clair dans ma tête… Mais ça m’a fait du bien de prendre une journée de repos. Sincèrement, j’en ai réellement besoin, le vendredi je ne travaille plus. »

C’est avec l’équipe des sapeurs-pompiers de l’Oise de son mari que la psychologue fait ses débuts en compétition. Avec le Challenge 36, la jeune golfeuse progresse rapidement. Au point d’atteindre un index de 32 en quelques compétitions seulement. « Je ne m’y suis pas mise toute de suite car j’avais besoin d’un niveau correct pour jouer, explique-t-elle. Je trouve que c’est compliqué de débuter la compétition avec des gens qui jouent très bien. On a l’impression qu’on les ennuie. Mais avec le golf d’entreprise, je n’ai jamais ressenti ça. Que les gens soient très performants ou débutants, ils sont toujours très patients et bienveillants. Maintenant, je n’ai plus cette appréhension, je ne suis plus orgueilleuse avec mon golf. »

Un sport thérapeutique

Au fil de son apprentissage du golf, Cathy Warnet Bourhoven en découvre aussi les nombreux bienfaits. Certains insoupçonnés. « Je pense que le golf est un sport qui peut rééduquer les gens. Je le conseille à tous les gens qui ont des syndromes d’hyperactivité, du mal à se concentrer, des problèmes sur la coordination du corps et de l’esprit. C’est très thérapeutique pour eux. »

La psychologue en est venue à le recommander à ses patients, notamment aux enfants souffrant d’hyperactivité, d’impulsivité ou de manque d’inhibition. « Ce sont des notions neurologiques que l’on travaille en rééducation. Toutes les notions que l’on travaille au cabinet sont réunies avec ce sport. Il fait travailler nos performances intellectuelles et neurologiques, d’autant plus quand on a un trouble. C’est par exemple idéal avec des enfants précoces, qui ont un haut potentiel intellectuel mais sont impulsifs et ont du mal à inhiber les informations, donc à les sélectionner. Pour eux le golf est extrêmement positif. Dans le cadre de mon métier, j’en recommande la pratique régulièrement, au moins une fois par mois. Je sors d’ailleurs tout juste du golf où j’ai croisé deux enfants auxquels je l’avais conseillé. »


Par Sébastien CACHARD-BERGER
23 mai 2019