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Pascal Grizot : « la Ryder Cup a été un accélérateur de développement »

L’actuel Vice-Président de la ffgolf, qui a porté l’organisation de la Ryder Cup en France, s’émeut des doutes émis récemment sur la valeur de l’héritage laissé par la tenue de cet événement planétaire en France. Il rétablit quelques vérités.

Pascal Grizot, la stagnation du nombre de vos licenciés entre 2009 et 2018 illustre pour certains une forme d’échec de la Fédération à tirer profit de la Ryder Cup pour le développement de sa discipline. Que répondez-vous à cela ?

Qu’un seul regard porté au-delà de nos frontières leur suffirait pour revoir leur jugement. Dans un contexte mondial baissier, en particulier sur des marchés matures impactés par l’évolution des modes de pratique, la France a résisté et affiché sa solidité. A titre d’exemple, sur la période 2009 - 2017, l’Espagne et la Suède, deux nations golfiques majeures en Europe ont vu leur nombre de licenciés diminuer significativement. On parle respectivement de -18.5% et -4%. Et elles ne sont pas les seules. Dans le même temps, nous nous sommes accrochés. Et nous renouons même avec la croissance depuis 3 ans.

Nous devrions clôturer 2019 avec une hausse de 2%. C’est quasiment unique en Europe alors que nous devons, en matière de pratique licenciée, faire face à de nombreuses contraintes administratives. Dans certains pays la délivrance de la licence est obligatoire. Ce n'est pas le cas en France. L'obligation de certificat médical pour délivrer une licence est également une contrainte supplémentaire. Tous les sports sont frappés par ces difficultés, y compris des sports très populaires comme le judo, le tennis, le football... dont le nombre de licenciés recule. Au global, avec une estimation portée à 750 00 pratiquants pour un total de près de 420 000 licenciés, le golf français tire plutôt bien son épingle du jeu, n'en déplaise à certains observateurs.

La Ryder Cup ne serait donc pas étrangère à cette résistance française…

Mais cela ne fait aucun doute. La Ryder Cup a été un accélérateur de développement. Grâce à l’accueil de l’événement, nous avons fait de grands pas en avant. Je pense en particulier au Plan des 100 petites structures. 102 ont été réalisées à ce jour. Elles ont généré 80 000 nouveaux golfeurs entre 2009 et 2018 avec une croissante nette de 20 000 nouveaux licenciés. Est-ce que ces joueurs auraient démarré le golf de toute façon dans les structures plus traditionnelles ? Nous ne le croyons pas. L'Espagne et la Suède, qui ont vu leur nombre de licenciés baisser, comme je viens de vous le dire, ne se sont pas dotés de ce type de structures et ont continué de miser sur des clubs « traditionnels » pour leur développement. Je vous laisse tirer les conclusions.

Sans la Ryder, nous n'aurions pas obtenu le soutien de l’État et des collectivités autour de ce plan. Serions-nous aussi « entrés » à l’école avec autant de succès ? Evidemment, la réponse est non. Je rappelle que plus de 50 000 enfants de CM1 et CM2 répartis sur l’ensemble du territoire ont pu découvrir le golf grâce à « Mon carnet golf », un programme pédagogique pluridisciplinaire original. Et loin de moi l’idée de prétendre que ce programme explique à lui seul notre résistance chez les jeunes. Mais conjugué à d’autres de nos actions, il n’y est peut-être pas étranger. Si nous n’avons pas gagné de joueurs de moins de 18 ans sur la période 2009-2017, nous n’en avons pas perdu contrairement à des pays comme l’Allemagne (-15%), la Suède (-20%), les Pays-Bas (-39%), l’Autriche (-4%) ou encore l’Espagne (-18%).

Mais le golf s’est il véritablement invité dans la vie des Français ? 

Autant que nous avons pu le faire avec les moyens de la Fédération. Chaque année, depuis la désignation de la France comme hôte de la Ryder Cup, plus de 350 clubs ont ouvert leurs portes aux non golfeurs désireux de taper leurs premiers coups de golf. Encadrées par des enseignants professionnels, des initiations gratuites ont été proposées à tous les publics. À un an de la Ryder Cup, en septembre 2017, en relation avec les célébrations du One year to go, la ffgolf a notamment organisé une opération nationale de découverte gratuite du golf, le « One year to Golf ». Pendant un mois, les Français ont été invités à se préparer à l’accueil de la célèbre confrontation Europe - États-Unis tout en se familiarisant avec les plaisirs de la petite balle blanche. En 2018, c’est tout au long de l’année que les clubs les ont accueillis.

Toutes ces opérations déployées par les golfs ont été systématiquement soutenues par un large plan de communication national et local piloté par la ffgolf. Et nous sommes allés encore plus loin. Pour célébrer la Ryder Cup et promouvoir à cette occasion sa discipline auprès du plus grand nombre, la Fédération française de golf a lancé, en 2018, le Ryder Cup Golf Tour. Une grande tournée nationale où le golf a investi les centres-villes de 11 grandes agglomérations (Marseille, Montpellier, Bordeaux, Lyon, Lorient, Rouen, Lille, Metz, Nantes, Dijon et Orléans). Chacune de ces manifestations a remporté un vif succès populaire. Nous avons aussi habillé les Champs-Elysées aux couleurs de la Ryder Cup. Cela marque quand même un peu les esprits.

Dany Boon a marqué les esprits lui aussi…

Vous me l’ôtez de la bouche. Lui en particulier et tous les autres ambassadeurs, Fred Testot, Armel le Cléac’h, Erik Orsenna, Gérard Saillant, Hugo Desnoyer, Jean Van de Velde et Thomas Levet nous ont aidé à repousser les frontières du golf français. J’associe aussi Chantal Ladesou, Stéphane Plaza et Kad Merad. Kad Merad et Dany Boon ont marqué les esprits avec leur ch’tite saynète humoristique autour du golf et de la Ryder Cup. Elle a rencontré un énorme succès (plus de 3 millions de vues cumulées) et cela a été un excellent moyen pour nous de susciter la curiosité du grand public. Nos ambassadeurs se sont également fortement investis pour la médiatisation du golf.

Parlons-en. C’est un volet qui fait beaucoup parler. D’aucuns estiment que l’impact médiatique global de l’accueil de la Ryder Cup sur notre sol, a été faible et n’a pas permis de faire sortir le golf d’une certaine forme de « confidentialité ». Qu’en pensez-vous ?

J’ai lu comme vous des commentaires, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, aussi inexacts qu’excessifs. Parfois même haineux à l’encontre des acteurs de ce projet. Cela me semble à la fois ingrat et totalement injustifié compte tenu de l’impact réel qu’a eu la Ryder Cup sur le développement et l’image de notre sport. Tout d’abord, il me semble souhaitable de faire un peu de pédagogie. Quand on parle d’impact ou de présence médiatique, on raisonne souvent uniquement à partir de la retransmission télévisée. C’est tout à fait réducteur.

Nous avons fait réaliser une étude indépendante par Kantar Médias. Ils ont quantifié l’impact médiatique de la Ryder Cup en France. La valorisation brute des retombées dépasse les 300 millions d’euros. Cela correspond à ce que la filière golf toute entière aurait dû débourser pour acheter un volume d’espace (pages dans les journaux, émissions de radio, présence sur le web, présence lors des journaux TV…), pour s’offrir une présence médiatique comparable à celle que la Ryder Cup 2018 a apporté au golf français dans son ensemble. Or, la filière golf, pas plus que la Fédération n’a déboursé un euro d’achat d’espace, pour s’offrir cette exposition absolument unique dans l’histoire du golf hexagonal.

Au-delà de ce volet quantitatif, les interrogations portent peut-être plus sur le volet qualitatif des retombées…

Tous les grands médias ont parlé de golf. J’entendais dire récemment qu’on n’avait pas vu de golf dans les quotidiens français ni entendu parler de notre sport sur les ondes des radios. C’est tout simplement totalement erroné. Je ne vais pas me lancer dans l’énumération de toutes les retombées obtenues en presse écrite et en radio. Mais citons juste quelques exemples. Trois Une de l’Equipe et 51 pages dédiés à l’événement pendant la semaine de la Ryder Cup, un numéro des Échos week-end dédié au golf, du golf dans les pages de Paris Match, une couverture quotidienne dans le Figaro, le Parisien, le Monde… les grands titres de presse quotidienne régionale comme Ouest France. Je pourrais aussi évoquer l’Equipe Magazine, le Redbulletin, le Point. En cumulé, on parle de millions de lecteurs. Je tiens vraiment à remercier tous les médias pour ce soutien.

Et en radio ?

Toutes les grandes radios nationales ont accrédité des journalistes pour l’événement. RMC, le groupe Radio France, RTL et Europe 1. Ils n’ont cessé d’alimenter leurs antennes respectives pendant toute la semaine de la Ryder Cup. Et il y a eu du golf dans des émissions de grande écoute indépendamment des journaux. La matinale de Nikos qui nous invite en plateau avec Dany Boon pour parler de golf. Thomas Hugues qui reçoit Christophe Muniesa dans l’émission « La curiosité est un vilain défaut » sur RTL. De nouveau Christophe Muniesa accompagné d’Erik Orsenna invités de l’émission « L’œil du tigre » sur France Inter. Lui encore invité de la matinale de Radio classique. Et je ne peux pas tout vous citer. Et on ne parle que de la semaine de la Ryder Cup. Pas de toutes les retombées générées en amont sur de multiples thématiques.

Le point faible, n’est-il pas la présence de la Ryder Cup en TV ?

Mais là encore, il faut des éléments tangibles pour en juger. Je devine que tous les observateurs n’étaient pas devant leur TV pour guetter tous les sujets golf qui ont été diffusés. Cela n’a échappé à personne que la présence de Tiger Woods avait démultiplié la résonance médiatique. Tous les grands JT de France ont couvert la Ryder Cup. TF1, France 2, France 3, M6… pour citer les grandes chaînes historiques. Pour France 2, c’est deux sujets au 13h et deux sujets au 20h. Pour France 3, deux sujets au 12/13, 1 sujet au 19/20, trois sujets dans le Soir 3. Pour TF1, on parle de deux sujets au 13h et un sujet au 20h. M6, c’est trois sujets au JT de 12h45 et deux au 19h45.

Je n’évoque pas la couverture des chaînes d’information comme BFM TV, France 24, C News. Elle était très importante. Dany Boon a également été l’invité de Stade 2, le dimanche précédent la Ryder Cup. En tant qu’ambassadeur, il est venu parler de l’événement. «Tout le Sport» sur France 3 a également largement couvert la Ryder Cup. Après, si certains nous reprochent que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, on aura du mal à les convaincre…

La Ryder Cup 2018 a généré une activité économique importante, notamment en région Île-de-France entre 95 et 104 M€.

La compétition sportive en elle-même n’a pas été retransmise ailleurs que sur les chaînes du groupe Canal +…

La Ryder Cup, comme les droits TV des grands événements de sport sont commercialisés. Le détenteur de ces droits les met sur le marché et les attribue au plus offrant. Le groupe Canal+, diffuseur historique a remporté l’appel d’offres. Compte tenu du soutien historique que le Groupe Canal Plus apporte au golf, il aurait été très malvenu pour la Fédération de faire obstacle à sa candidature. Cela n’aurait pas été loyal, et cela n’aurait pas eu de sens. De plus, très sincèrement, je ne crois pas que nous aurions été entendus par le Tour européen, qui, encore une fois, est le détenteur des droits. Il est bon aussi de rappeler que les chaînes en clair ne se sont pas positionnées. On peut le regretter mais c’est ainsi.

Après l’attribution des droits, nous avons rencontré les grands groupes qui dominent le marché audiovisuel en France. Leur discours était toujours le même. La Ryder Cup ne fera pas d’audience sur nos antennes. Nous ne sommes pas intéressés. Au regard de la concurrence que les TV se livrent, nous avons également entendu certains nous dire qu’ils ne souhaitaient pas diffuser et faire de la publicité au groupe Canal+ qui par ailleurs retransmet le golf toute l’année. Sur le volet de l’audience, nous pensons l’analyse erronée. Pour preuves, les chiffres d’audience du groupe Canal+ qui ont été très bons.

Sur le volet de la concurrence, nous pensons également que lorsqu’une nation se prépare depuis dix ans à l’accueil d’un événement planétaire, les chaînes publiques devraient occulter certains raisonnements. Mais après, nous sommes aussi lucides. Cela n’échappe à personne que pour voir du foot aujourd’hui, même s’il s’agit du sport le plus populaire, il faut débourser de l’argent. La Ligue des champions, vous payez. La Ligue 1 vous payez. La compétition est forte entre les chaînes.

La Ryder Cup, n’aurait-elle pas pu obtenir le statut « d’événement protégé » au sens de la réglementation européenne et ainsi être diffusée sur une chaine publique ?

Là encore, la décision n’appartient pas à une Fédération nationale. À l’époque, l’État français, à travers le Ministère des Sports, nous avait aidé à étudier cette possibilité, mais la responsabilité d’une telle démarche, qui a évidemment des conséquences commerciales, incombe au détenteur de droits, et non pas au pays hôte. En revanche, ce que nous avons réussi à obtenir de Bruxelles, est un quota pour les licenciés français, afin que 40 % des billets pour assister à l’événement leur soient réservés.

Le Ministère des sports que vous citez vient de présenter les résultats d’une étude d’impact économique, social, environnemental et médiatique de la Ryder Cup. Qu’apprend-on de cette étude sur le volet économique ?

Pour nous, il ne s’agissait pas uniquement de « livrer l’événement ». Nos ambitions sur le volet économique étaient plus larges que ça. C’est d’ailleurs pour ces raisons que l’Etat et les Collectivités nous ont soutenus. Nous voulions contribuer à la création de richesse de notre pays, tant au niveau national qu’à une échelle plus locale dans la région, les Yvelines et bien sûr à Saint-Quentin.

Cet objectif a été atteint. La Ryder Cup 2018 a généré une activité économique importante, notamment en Région Île-de-France entre 95 et 104 M€ en tenant compte des dépenses d’organisation et touristiques. L’impact régional est plus élevé que l’impact national (entre 76 et 82 M€) car il intègre les dépenses des acteurs (organisateurs, spectateurs) étrangers, mais aussi celles des Français non-franciliens, contrairement à l’impact national qui n’intègre que les dépenses des acteurs étrangers.

Une étude menée par l’Université de Sheffield qui porte sur la création de richesse, à la différence de celle du Ministère sur l’impact économique, présente aussi des chiffres très positifs.

Un seul à retenir : 236 millions d’euros de création de richesse en France. Plutôt pas mal pour un événement qui se déroule sur 5 jours. En tant que Fédération délégataire d’une mission de service public, nous sommes très fiers de cela et de tout le reste !

L’accueil de cette Ryder Cup sur notre sol a été un véritable succès collectif.

Si les retombées économiques ont été positives pour la France, la Ryder Cup n’a-t-elle pas mis la ffgolf dans le rouge ?

J’ai tellement entendu de commentaires délirants sur ces sujets, qu’il me semble effectivement important d’en parler. Tout d’abord, s’agissant du budget d’organisation sur lequel la Fédération s’était engagée en tant que nation hôte. Il a été de près de 40 millions d’euros. Ce budget a été bouclé grâce au soutien des licenciés, pour environ 16 M€, des partenaires publics (Etat et Collectivités) pour 10 M€, et de nos partenaires privés réunis au sein du Club des Partenaires qui ont apporté 14 M€. Nous avons fait face à toutes nos obligations et honoré tous nos engagements tant vis-à-vis de ces acteurs que de Ryder Cup Europe (European Tour) dans le respect du budget voté en Assemblée Générale extraordinaire de la ffgolf en 2009 et qui était échelonné jusqu’en 2022.

En comparaison avec le business plan initial qui prévoyait un atterrissage positif à terminaison à hauteur de 200 K€, nous nous sommes même « payé le luxe », c’est un petit luxe (rires), de dégager un résultat supplémentaire de l’ordre de 500 K€ qui va être réinvesti au Golf National dans des infrastructures de haut niveau à destination des sportifs élites (matériel technologique, préparation physique, aires d’entrainement au petit-jeu…).

Je rassure tout le monde. La Fédération est bien gérée, par des élus responsables qui rendent compte à des présidents de clubs tout aussi responsables, lors de l’Assemblée Générale annuelle de la ffgolf. Et la santé financière de la ffgolf qui était bonne avant la Ryder Cup est restée bonne.

Vous évoquez un engagement financier jusqu’en 2022. Pourquoi ?

Tout simplement parce que c’est la période contractuelle de référence avec Ryder Cup Europe. C’est aussi la raison pour laquelle, et ça n’a jamais changé depuis le départ, la contribution correspondant aux 3€ par licencié qui alimente le compte analytique spécifique Ryder Cup dont la ffgolf s’était doté, perdurera jusqu’en 2022. Encore une fois, tous ces éléments sont d’ailleurs présentés de manière totalement transparente chaque année aux présidents de clubs lors de l’Assemblée Générale de la Fédération et sont repris dans notre rapport annuel.

Pour conclure, un mot sur le tourisme golfique. La Ryder Cup a-t-elle aidé le golf français à se replacer sur la carte du monde ?

Accueillir la Ryder Cup a été l’occasion de mettre en place une véritable politique de développement touristique du golf. En partenariat avec Atout France, des actions de promotion à l’international, sur les marchés de proximité mais également plus lointains, ont été déployées. Certaines ont impliqué des resorts reconnus pour leur excellence afin d’illustrer la qualité de l’offre de tourisme golfique française et d’entraîner les autres acteurs de la filière dans leur sillage. 

Avez-vous des exemples à nous donner ?

Je peux vous en donner deux qui illustrent bien notre action. À l’occasion de l’édition 2016 de la Ryder Cup, organisée au Hazeltine National Golf Club de Chaska, Atout France a organisé en partenariat avec la Fédération française de golf et Ryder Cup Europe, un dîner officiel « Ryder Cup France 2018 ». Cent cinquante acteurs clés de l’industrie du golf et du tourisme golfique ont été conviés à cet événement exceptionnel organisé au Minneapolis Institute of Art. Les tour-opérateurs spécialisés, agents de voyages, organisateurs d’événements, journalistes et influenceurs invités ont pu découvrir les points forts de la France en tant que destination golfique.

En 2017, le salon international des professionnels du tourisme golf s’est tenu en France, à Cannes. Un Pavillon France de 300 m², habillé aux couleurs de la Ryder Cup 2018, a permis à une cinquantaine de professionnels du secteur, de promouvoir la destination golfique française. Une soirée événementielle a également été organisée ainsi que deux éductours.

Un dernier mot avant de nous quitter ?

Un mot sur le Golf National. C’est un joyau. Grâce à la Ryder Cup, l’équipement fédéral a vu sa notoriété internationale grimper en flèche. Les Championnats du Monde 2022 et les JO de Paris 2024 conforteront définitivement sa place parmi les grands golfs dans le monde. Nous devons tous nous en féliciter. Les travaux que nous avons menés sur site nous permettent de voir grand dans l’intérêt du développement du golf, notre seule préoccupation. 

Au final, et c’est sans doute ce qui compte le plus pour moi, l’accueil de cette Ryder Cup sur notre sol a été un véritable succès collectif. Pour notre pays, pour tous les joueurs de golf, pour ceux qui ne le pratiquent pas encore mais aiment notre sport, pour les équipes de la ffgolf, du Golf National, élus et salariés, qui ont travaillé d’arrache-pied pendant plus de 10 ans en mobilisant leurs compétences, leur énergie et leur enthousiasme au service de ce projet, ainsi que pour l’ensemble de la filière du golf français qui a démontré son savoir-faire, son expertise et son potentiel


Par La rédaction
10 octobre 2019