Tom Vaillant occupe la 4e place à -10 à l’issue de la deuxième journée, en n’ayant concédé aucun bogey à l’Albatros, pour pointer à trois coups de Matt Fitzpatrick, qui s’est emparé de la tête. Pas de bogey non plus pour Antoine Rozner, 11e à -7.
Monde de contrastes. D’ombres et de lumières. D’éclats et d’abîmes. D’un Matt Fitzpatrick presque discret lors de la première journée, et qui a roulé en pleins phares ce vendredi, pour s’emparer seul de la tête du FedEx Open de France. D’un Victor Perez qui a offert le coup de laser de la journée avec un trou-en-un au 11, avant de noyer ses espoirs de cut dans le bassin du 18. D’un Martin Couvra qui se fait une peur bleue en vue du cut, mais voit blanc au bout du tunnel grâce à un dernier birdie au 18. D’un Tom Vaillant n’allumant que du rouge sur la carte pour pointer dans le top 5, ce qui lui a permis de ne pas subir un mercure qui a frôlé les 30°C dans l’après-midi. D’un Golf National enfin, qui s’est levé les nuages ras du nez, et a dû se coucher de nouveau plus tard que le soleil.
En effet, les 40 minutes d’interruption matinale pour quelques nappes de brouillard ont empêché, par ricochet, les dernières parties d’en terminer avec le deuxième tour. Mais à l’issue de cette journée, la configuration du week-end est tout de même très largement établie. Notamment en tête du tournoi, où Matt Fitzpatrick joue les rois soleils à -13, en n’ayant pas eu à inscrire un seul bogey sur sa carte en 36 trous. Le n° 4 mondial n’a pourtant que la plus courte des avances sur le Danois Jeff Winther, lequel offre son patronyme comme contraste ultime à cette chaude journée, mais a égalé le 64 (-8) de l’Anglais.
Pour ce qui est de ne pas faire de bogeys, les meilleurs Français savent y faire. Dans la matinée, Tom Vaillant a construit une carte immaculée de 65 (-6), qui le propulsait alors sur les talons de Winther. Les six birdies de l’Azuréen (dont un dernier au 9 passé proche d’être un eagle) lui permettent d’occuper la 4e place, à -10, soit trois coups derrière le leader.
Tom Vaillant, 4e à -10.
Autre sans-faute tricolore : celui d’Antoine Rozner. Déjà, jeudi, le Racingman avait montré une quasi étanchéité aux erreurs, en ne concédant qu’un seul bogey. Ce vendredi, il a enlevé le « quasi ». Les trois birdies de sa carte n’ont que des pars comme voisins, et son score total de -7 lui permettra de passer la nuit en 11e position. À voir ce que la constitution des parties du troisième tour donnera, mais pour information, cette même marque de -7 est affichée par un certain Norvégien du nom de Viktor Hovland.
Antoine Rozner, 11e à -7.
La marque du cut, toujours provisoire, était positionnée à -3 au moment de la fin du jeu ce vendredi soir. Son seul mouvement possible est vers le haut, à -2, mais ce scénario est très hautement improbable. Cela signifie une qualification pour des joueurs français tels que Julien Guerrier, actuellement 17e à -6. La solidité du golf du Rochelais peut même clairement lui permettre de regarder vers le haut, la réussite au putting qui l’a plutôt fui ce vendredi pouvant prendre le chemin inverse à tout moment.
La qualification est également assurée pour Adrien Saddier et Matthieu Pavon, ensemble en 39e position à -4, après des journées en 71 (par) et 72 (+1) respectivement. Deux tours de golf seront aussi au programme du week-end de Quentin Debove, Pierre Pineau et Oihan Guillamoundeguy, tous les trois à -3 en 54e position. En toute fin d’après-midi, Martin Couvra était un coup derrière, soit du mauvais côté possible de la barrière. Il lui fallait un birdie au 18 pour rejoindre ses camarades sur un ilot hors d’eau, et le joueur français de 23 ans a fait exactement cela au 18, en décochant un joli coup de fer et en glissant le putt dans la foulée.
Le dénouement a été, en revanche, beaucoup plus cruel pour Victor Perez. En très bonne posture à -5 avec un trou à jouer, le Tarbais a trouvé deux fois la pièce d’eau sur le 18, sur la mise en jeu puis l’attaque de green. Pourtant, deux heures plus tôt, il avait fait rugir le public du Golf National, en signant, fer 8 en mains sur le par 3 du 11, son troisième trou-en-un en carrière sur le DP World Tour.
Son triple bogey final l’a malheureusement fait terminer à -2, en compagnie d’autres joueurs tricolores : Ugo Coussaud, Félix Mory, Maxime Legros ou Clément Charmasson. Julien Sale, lui, également à -2, aura en revanche son destin entre les mains, car il lui restera un trou à jouer samedi matin.