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Philippe Pilato : « Que tous les golfeurs, un jour, viennent jouer au National »

Travaillant sur le site de Guyancourt depuis 1994 et jusqu’à présent directeur des opérations, Philippe Pilato prend officiellement la suite de Paul Armitage en tant que directeur du Golf National. Poursuivre le développement du site pour en faire une étape incontournable dans une vie de golfeur fait notamment partie de ses projets. Entretien.

Paul Armitage, à gauche, remet les clés du Golf National à Philippe Pilato, son successeur en tant que directeur.

Vous succédez à Paul Armitage à la tête du Golf National. Quelles ont été les principales étapes de votre parcours professionnel jusqu’à cette nomination ?

Je suis arrivé au Golf National à 26 ans, en 1994, année des championnats du monde amateurs. Mon projet initial était de passer un brevet d’État, pour être enseignant de golf. Avec Denis Fabre, le directeur de l’époque, j’avais trouvé un arrangement pour travailler tout en m’entraînant. Je me suis alors rendu compte que le métier que je faisais me plaisait : j’ai bossé à l’accueil, puis j’ai été en charge des équipes de l’accueil, ensuite j’ai pris la responsabilité de l’animation sportive et commerciale. J’ai alors passé un diplôme de directeur de golf, à la suite de quoi je suis devenu le responsable de la zone d’entraînement du Golf National, sur l’Oiselet. Et dans le même temps, j’ai passé mon brevet professionnel d’enseignant de golf. À l’arrivée de Paul, un service clients a été créé, dont j’ai pris la direction. Enfin, l’an dernier, j’ai pris la direction des opérations, avant, donc, de prendre cette année la direction générale du site.
Je suis extrêmement fier – sans fierté mal placée, bien sûr – que la Fédération française de golf m’ait donné cette opportunité. C’est une belle preuve de confiance. Ce site, je l’ai vu grandir, évoluer, se développer, j’en suis amoureux fou. Il m’a beaucoup donné, et mon objectif est, chaque jour, de lui rendre ce qu’il me donne.

Le trou n°18 du parcours de l'Albatros.

Le fait que vous ayez une grande ancienneté dans la structure et que vous ayez été promu en interne signifie-t-il qu’il y aura une totale continuité avec la direction précédente ?

Il faut que nous assurions une continuité, tant en termes de qualité de service que de politique commerciale. Nous devons continuer à assurer le développement commercial au niveau local, mais aussi au niveau international, et contribuer à amener le Golf National là où il doit être : un incontournable dans la vie d’un golfeur. Tous les joueurs de France et de Navarre doivent se dire qu’il leur faut, un jour, aller jouer au GN. Bien sûr, on ne se compare pas à Saint-Andrews ou des endroits de ce genre, qui ont une énorme histoire derrière eux. Mais nous devons parvenir à ce que tous les golfeurs notent sur leur calendrier qu’un jour, il faut qu’ils aillent jouer au Golf National.

Quels sont les principaux dossiers que vous allez retrouver sur votre bureau lors de votre prise de fonction ?

Nous avons beaucoup de développement à faire pour ce qui concerne la partie enseignement, avec un positionnement sur l’excellence, en phase avec la dynamique fédérale et la création du Centre de performance. Nous devons aussi faire mieux connaître le parcours de l’Aigle, qui est un produit exceptionnel, mais qui est un peu caché par l’Albatros, qui prend beaucoup de place. En termes de rapport qualité-prix, l’Aigle est un outil fabuleux, il faut que nous le mettions un peu plus sur le devant de la scène si nous voulons développer la clientèle locale. Pour ce qui est de l’Albatros, notre travail va consister à créer les produits qui nous permettent de donner envie à un Nantais, un Bordelais ou un Marseillais de venir jouer, en développant une expérience globale. L’objectif n’est pas seulement de jouer 18 trous, il est aussi de s’imprégner de l’atmosphère de l’endroit. C’est un peu comme quand vous allez à Disney, vous y allez pour la féérie du lieu, pas seulement pour les manèges à sensations. Au Golf National, c’est la même chose : c’est un site riche en histoire et en émotion, qui a beaucoup de choses à raconter à ses clients. Par la mise en scène, nous devons arriver à les raconter.


Par William LECOQ
18 juillet 2020