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Groupe France 2022 messieurs : deux journées inoubliables avec Jose Maria Olazabal

Accompagné de Pello Iguaran, l’ancien cadet de Francesco Molinari, le champion espagnol s’est impliqué à 100% auprès des amateurs français auxquels il a donné de précieux conseils dans tous les compartiments du jeu. De quoi décupler leur motivation à l’entraînement en attendant la reprise des tournois.

Jose Maria Olazabal avec les jeunes du groupe France 2022
Jose Maria Olazabal a passé plus d'une demi-heure dans un bunker avec chacun des cinq amateurs présents à Arcangues. FFGOLF

Partager une partie sur le parcours de Seignosse en compagnie d’un ancien capitaine de Ryder Cup et double vainqueur du Masters, s’entraîner et échanger avec lui, écouter ses conseils puis ses anecdotes sur ses débuts à Fontarrabie, sur ses victoires et sur sa vie de golfeur professionnel, a d’abord impressionné Martin Couvra, Paul Margolis, Nicolas Muller, Nathan Trey et Tom Vaillant, puis les a passionnés lors de ce deuxième stage au Pays basque, préparatoire au championnat du monde par équipes, organisé en France en septembre 2022.

Au lendemain d’une initiation à la pelote basque au Trinquet Maïtena de Saint-Jean-de-Luz et d’une partie d’entraînement à Chiberta où Tom Vaillant a signé une superbe carte de - 9, les jeunes amateurs français et le staff de l’équipe tricolore (Benoît Teilleria, le sélectionneur, Mathieu Santerre, l’entraîneur, et Antoine Delon, le capitaine) avaient rendez-vous avec Jose Maria Olazabal et Pello Iguaran pour la première de leurs deux journées de travail : «Ils ont effectué des séries d’exercices de performance avec leur driver, leur fer 5 et leur wedge, explique Antoine Delon. Jose Maria observait tous leurs gestes, tandis que Pello notait tous les résultats sur un carnet. La séance a duré près de quatre heures sans temps mort.» 

Le groupe France 2022 messieurs à Biarritz
Le groupe France 2022 messieurs en compagnie de Benoît Teilleria et Antoine Delon.

«A la fin de la séance, ils nous ont fait part de leurs constatations sur chacun des joueurs, à Mathieu et à moi afin que nous puissions les transmettre à leur coach respectif», indique Benoît Teilleria.

N’ayant plus joué sur un parcours depuis le Masters en novembre dernier et sans avoir tapé une balle au practice, Jose Maria Olazabal a enchaîné sur une partie, avec son sac sur le dos, en compagnie de Tom Vaillant et Paul Margolis sur les neuf premiers trous, et avec Martin Couvra, Nicolas Muller et Nathan Trey sur les neuf derniers : «Il a été attentif à chacun de leur drive, de leur coup de fer, de leur approche et de leur putt, tout en effectuant les siens, poursuit le capitaine français. Les joueurs ont halluciné.»

Cette observation permanente n’a pas empêché le champion espagnol aux vingt-neuf victoires de scorer - 6 !

Tout le monde s’est quitté avant le couvre-feu et le groupe France a regagné la maison de son capitaine à Chantaco pour tisser des liens encore plus étroits entre les joueurs et le staff appelés à vivre ensemble jusqu’en septembre 2022.

"Txema", un maître du petit jeu

La seconde journée d’entraînement a eu pour cadre le golf d’Arcangues et surtout sa zone de petit jeu sur laquelle tous les élèves d’Olivier Léglise ont passé de longues heures à répéter leurs gammes.

Nathan Trey avec Jose Maria Olazabal
Nathan Trey et Tom Vaillant à l'écoute de Jose Maria Olazabal qui discute avec Grégory Bourdy.

Jose Maria Olazabal a demandé aux amateurs d’aller s’échauffer avant d’entamer les exercices de petit jeu et de sortie de bunker : «Vers 14 heures (ils avaient commencé à 9h10), je l’ai interrompu en lui demandant s’il n’avait pas faim, précise Benoît Teilleria. Et il m’a répondu : je me nourris de mes échanges avec les joueurs. Tout le monde avait des étoiles dans les yeux. Puis, tout en mangeant son sandwich, il a évoqué sa jeunesse. Enfant, il cherchait avant tout à s’amuser au golf. Ce n’est qu’après avoir remporté le British Boys, le British Youth et le British Amateur, qu’il est devenu un véritable compétiteur. Il n’a vu son swing à la télévision qu’à l’âge de 21 ans. Et, il ne lui convenait pas. C’est Sandy Lyle qui lui a donné quelques conseils afin qu’il modifie sa montée. Il a travaillé très dur sans jamais baisser les bras.»

L’après-midi s’est conclue par une "pétanque" opposant Nathan Trey et Tom Vaillant à Jose Maria Olazabal : «Les joueurs ont été impressionnés par son investissement et son humilité, ajoute Antoine Delon. Mathieu était ravi car la plupart des valeurs exprimées par Jose Maria sont celles qu’ils essayent de dispenser : le professionnalisme, l’unité, le respect et d’autres. Cette validation ne pouvait que le satisfaire et le conforter dans ses choix.

«C’était une belle semaine, confirme le sélectionneur de l’équipe de France. Jose Maria et Pello ont été fantastiques par leur côté humain et leur envie de transmettre leur passion.»

Nicolas Muller : "Olazabal est une légende du golf"

Très heureux d’avoir vécu une expérience phénoménale à Dubaï, Nicolas Muller a encore plus apprécié les deux journées passées en compagnie de Jose Maria Olazabal : «Moi qui rêve de gagner le Masters, me retrouver au côté d’un double vainqueur était magnifique, inoubliable, confie le joueur de Nîmes Campagne. Il a joué avec nous en affichant toujours la même envie de batailler, de gagner. Ce n’est pas pour rien qu’il est une légende du golf. Il s’est impliqué intensément et avec coeur pendant deux jours en nous transmettant tout ce que ce sport lui avait apporté. Il nous a raconté des histoires sur le Masters, sur ses parties avec Tiger Woods. Il était intarissable. C’était génial. Je ne suis pas près d’oublier ce stage. Sur un plan personnel, il m’a donné quelques précieux conseils. J’attends de discuter avec Mathieu pour savoir ce que je vais pouvoir mettre en pratique afin d’améliorer encore mon jeu. Et surtout, Mathieu va me communiquer les impressions de Jose Maria sur mon golf.» 

Nicolas Muller et Martin Couvra
Nicolas Muller et Martin Couvra attentifs à l'analyse de Pello Iguaran après leurs exercices de performance.

Convié par Benoît Teilleria, Nathan Trey a joué les neuf derniers trous de Seignosse avec «Txema» : «Autour des greens, c’est un magicien, commente le jeune Biarrot. Il m’a expliqué comment il abordait son chip en fonction de la situation. Au cours de la partie, je lui ai demandé à quoi il pensait avant et pendant l’exécution de ses coups. Le deuxième jour a été encore plus intéressant. Il m’a dit qu’au chipping, je devais avoir de bons angles, une bonne posture et une face neutre par rapport à la cible pour que la balle «spine» tout droit afin d’avoir une chance de rentrer. Dans le bunker, il a trouvé que je mettais trop de poids à gauche et m’a suggéré de le répartir 50-50 pour faciliter le contrôle de la distance. Puis, après, pendant que Paul, Nicolas et Matin participaient à une séance de wedging avec Pello, nous avons, avec Tom et Jose Maria, disputé une «pétanque» en sept points. Tom a gagné la première et moi, la seconde. Nous ne nous sommes pas arrêtés là car il a voulu nous voir putter. Il m’a conseillé de positionner mes yeux plus au-dessus de la balle pour que le putter reste plus bas après l’impact. C’était super.»

Après deux jours d’entraînement intensif, le séjour au Pays basque ne pouvait se conclure autrement que par une nouvelle initiation, au surf, cette fois, dans une eau à 13° ! 


Par Gérard RANCUREL
8 février 2021