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Mondiaux 2022 : Cohésion et concurrence chez les Bleues

Du 2 au 8 janvier dernier, le collectif féminin de l’équipe de France s’est retrouvé au complet pour un stage de préparation aux Mondiaux 2022. Une nouvelle semaine basée sous le signe de la cohésion sur les installations du golf de Moliets dans les Landes.

Le groupe des Bleues au complet lors du stage à Moliets. Crédit / ffgolf

Elles étaient 13 au total dont les joueuses "américaines" à prendre part à ce stage de préparation aux mondiaux. Un joli mélange entre des girls comme Maylis Lamoure et Valentine Delon par exemple et des dames comme Justine Fournand ou Chloé Salort. 13 filles et un seul et même objectif : se préparer pour les Championnats d’Europe par équipes et les Championnats du Monde 2022 en France.

C’est donc par une rentrée sportive que le collectif féminin a attaqué l’année. Un stage d’une semaine avec du jeu, du jeu et encore du jeu. Prévu à la base au Maroc, la pandémie a obligé l’organisation à revoir la destination du stage. Quoi de mieux que les Landes et le golf de Moliets comme solution de repli. Avec au programme 18 trous par jours plus des entraînements au petit jeu et des parties à thème, la semaine a été intense et toujours entrecoupée par une activité extra-golf. Cette fois-ci, direction Hendaye pour une séance de surf : « À la base, si je propose aux filles d’aller surfer en janvier elles vont toutes répondre non, raconte Gwladys Nocera. Mais là, dès qu’elles sont ensemble, aucun problème pour y aller et se donner à fond tout en se changeant les idées. »

La cohésion de groupe continue donc de se mettre en place et ce mélange girls et dames n’y est pas pour rien. Si d’un côté les plus jeunes sont curieuses, de l’autre les plus habituées sont là pour livrer leurs meilleurs conseils et partager leur expérience aux États-Unis.

Girls ou Dames pour les Mondiaux, ça n’existe pas. J’ai pas mal insisté sur leurs performances toute au long de l’année pour qu’elles soient prêtent au moment venu.

Gwladys Nocera, responsable de la filière féminine Équipe de France.

Une concurrence saine et bienveillante

Cette année est une année charnière et les filles en ont conscience. Avec Gwladys Nocera à la tête de la filière et de l’équipe girls, les dames peuvent elle compter sur l’arrivée de Marine Monnet-Melocco et sa capitaine Amélie Fourel pour reprendre la tête de l’équipe pour les Europes. Intégration faite pour ces deux membres du staff, Marine Monnet-Melocco a pu en apprendre plus sur les filles, les découvrir et établir une feuille de route pour l’année : « Les filles sont lucides. Elles veulent sortir de leur zone de confort. Elles ont un amour de l’équipe de France et même si ce ne sont pas les mêmes moyens qu’avec leurs universités aux USA pour les dames dont je vais m’occuper, le logo France change la donne. C’était vraiment un stage accueillant pour ma première et très excitant pour la suite », a déclaré Marine Monnet-Melocco.

Dans une logique d’avenir, le staff de l’équipe de France voit plus loin et notamment Gwladys qui a intégré de nouveaux visages à cette escouade. Ainsi des filles comme Valentine Delon, Mila Jurine ou encore Camille Min-Gaultier ont découvert l’équipe de France cette semaine et ont aussi pu prendre note de la concurrence pour le polo des Bleues. Une concurrence juste et saine qui a pour but de pousser tout le monde vers le haut jusqu’à l’échéance ultime des Mondiaux : « Les performances se font de plus en plus jeune et donc on doit être capable de présenter des jeunes chez les girls et aussi des jeunes chez les dames. L’idée c’est de faire comprendre aux plus anciennes que les jeunes arrivent et aux jeunes que les anciennes sont toujours dans le coup. Je vois toujours un peu plus loin donc j’intègre des plus jeunes et elles ont une carte à jouer pour les Europes Girls de cette année. Je ne veux pas attendre de manquer de joueuses pour aller en chercher », a conclu Gwladys.