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Volvo Car Scandinavian Mixed (DPWT et LET) : Mesdames et messieurs, rapprochés

La deuxième édition du tournoi co-sanctionné par le DP World Tour et le Ladies European Tour, et organisé par Henrik Stenson et Annika Sörenstam, débute ce jeudi en Suède. Un événement où la mixité est poussée jusqu’à faire concourir joueurs et joueuses dans le même tableau.

Anne-Lise Caudal participe, comme l'an dernier, à ce tournoi mixte à classement unique. Tristan Jones / LET
09-12
juin
VOLVO CAR SCANDINAVIAN MIXED
LIEU : Halmstad Golf Club, Suède
CIRCUIT : DP World Tour

De quoi parle-t-on ?

De jeudi à dimanche, le Halmstad Golf Club, en Suède, va accueillir non pas un tournoi du DP World Tour et un tournoi du Ladies European Tour (LET), mais bel et bien un tournoi du DP World Tour et du LET. Nuance sémantique, mais différence notoire sur le terrain. Les 78 joueuses et les 78 joueurs engagés au Volvo Car Scandinavian Mixed vont participer à un tournoi ayant un seul classement. Celui ou celle qui fera le moins de coups pour boucler les quatre tours l’emportera. Tout simplement.

Ça se traduit comment ?

Créé par la légende suédoise Annika Sörenstam, dix fois lauréate en Majeurs, et par son compatriote Henrik Stenson, capitaine de l’équipe européenne de Ryder Cup, le tournoi va plus loin dans la mixité que d’autres événements, où deux tournois séparés se déroulent en même temps sur le même parcours. Ici, seuls les repères de départ diffèrent entre hommes et femmes. C’est tout.

Non seulement il y a un classement unique, mais les parties sont également mixtes. Durant les deux premiers jours, les organisateurs veillent d’ailleurs à ce que les triplettes soient forcément mixtes. Autre conséquence, et pas des moindres : la dotation est répartie selon la position au classement final. Donc sans distinction entre hommes et femmes. D’ailleurs, bonne nouvelle pour tout le monde : cette année, elle grimpe à 2 millions de dollars américains, mieux que le million d’euros de la première édition, en 2021.

« Pour nous, il n’y a pas que la dotation, il y a aussi des plus, note Anne-Lise Caudal, qui avait participé au tournoi l’an dernier, et qui y sera de nouveau cette année. Par exemple, tous les camions des équipementiers seront là, ce qui n’est pas le cas sur nos tournois, à part sur les Majeurs. Ça nous permet, cette semaine, de bénéficier de ce service »

Et les joueuses, elles en pensent quoi ?

« Je trouve ça bien, ça nous met en compétition directe, campe Anne-Lise Caudal. Ils essaient d’équilibrer le parcours au maximum pour que ça soit équitable entre les deux. Je trouve ça intéressant, ça réhausse notre niveau. L’année dernière, je pense que les distances étaient assez justes, je crois que personne ne s’est plaint, c’était assez équilibré. »

Autre amélioration pour les joueuses du LET, par rapport à leurs tournois "habituels" : elles vont pouvoir bénéficier de la couverture télévisuelle des tournois du DP World Tour, avec notamment les retransmissions en direct. « Je pense que ça serait bien qu’il y en ait un ou deux de plus », souligne Anne-Lise Caudal.

Et l’ambiance, ça donne quoi ?

L’édition de l’an dernier l’a prouvé : en partie, la cohabitation se passe parfaitement. Non seulement parce que joueurs et joueuses sont heureux d’avoir l’occasion de se voir, eux qui ne se croisent d’ordinaire que très peu. Mais surtout, cela peut multiplier les sources d’inspiration.

« Sur le parcours, c’est génial, confirme Anne-Lise Caudal. On voit un jeu différent, eux aussi, ils voient nos points forts et nous les leurs. L’année dernière, je sais que ça avait réhaussé mon niveau, parce que les garçons, ils font beaucoup de birdies. Ça donne envie d’être là le week-end. Ça nous force à oser davantage les coups. Moi j’adore. »


Par William LECOQ
6 juin 2022