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Jérémy Gandon a verrouillé une saison à double tour

Détenteur depuis le 26 février dernier d'un droit de jeu sur le Mackenzie Tour, Jérémy Gandon aura en 2021 le privilège d'évoluer à sa guise sur le circuit canadien ou son homologue latino-américain, pour lequel il s'était qualifié l'an dernier. Deux tours, soit deux opportunités d'accéder à l'échelon supérieur en fin d'année.

Jérémy Gandon
Le Drômois a terminé 2e ex æquo de la 3e session des cartes du Mackenzie Tour 2021. Kansas State University Athletics

Lancées fin février, les cartes d'accès au Mackenzie Tour - le circuit professionnel canadien chapeauté par le PGA Tour - n'ont pas tardé à livrer une première satisfaction au golf français. Dans la première des sept sessions organisées çà et là en Amérique du Nord (six aux États-Unis et une au Canada), Jérémy Gandon a terminé deuxième ex æquo, s'offrant ainsi un droit de jeu au nord du 49e parallèle cet été. « Le vainqueur a décroché une carte pleine, c'est-à-dire qu'il est assuré de jouer tous les tournois de l'année ; quant à moi ayant fini dans le top 6 j'ai une carte partielle qui me garantit la première moitié de la saison. Mais il suffit de faire un ou deux cuts sur ces tournois-là pour m'assurer le reste de la saison, donc c'est pas mal. Et si je ne fais pas un cut sur les six premiers, ça ne servira de toute façon à rien de jouer le reste », décrypte-t-il en rigolant.

Pour le natif de Charpey dans la Drôme, déjà membre du circuit canadien en 2019 lors de sa première année professionnelle (il avait pris la 64e place de l'ordre du mérite), ce retour sur l'un des satellites du PGA Tour, qui offre aux cinq premiers un accès direct à la seconde division, est une belle satisfaction tant le niveau requis ne cesse de s'élever. « Il y a eu trois sessions l'an dernier avant la pandémie qu'ils sont obligés de prendre en compte. Et ils en font sept en 2021, donc ils ont réduit les spots mis en jeu de douze à six à chaque étape. Il y a sept fois cent et quelques joueurs au départ, pour sept fois six places : ça devient de plus en plus dur de rentrer sur un circuit comme ça, même si ce n'est qu'une troisième division... » indique-t-il. Une bonne chose de faite, donc, qui va lui permettre de disputer douze tournois de fin mai à mi-septembre pour tenter d'accéder au Korn Ferry Tour l'an prochain.

Cap aussi au Sud

Mais l'option canadienne ne sera pas forcément la seule voie pour s'inviter dans l'antichambre du PGA Tour. Vainqueur l'an dernier d'une session de qualification pour le PGA Tour Latinoamérica, Jérémy Gandon aura également une chance de monter via cet autre circuit satellite. « Les calendriers ne sont pas encore sortis, on sait juste qu'il y a deux tournois sur le PTLA prévus fin mars et mi-mai. Il y en aura d'autres en fin d'année, je crois qu'ils veulent qu'il y en ait au moins huit au total sur 2020-21 pour que la saison soit validée et qu'ils puissent faire monter les cinq premiers. Donc je sais que j'ai une année de golf complète devant moi, ce qui est une très bonne chose. Maintenant, il n'y a qu'à faire des birdies ! » Le contraste avec 2020 est en effet marquant : l'an dernier, le Drômois a pris part en tout et pour tout à trois tournois comptant officiellement pour son circuit d'attache...

Obligé de trouver des alternatives pour continuer à jouer en compétition, il a opté pour l'All Pro Tour, un mini-tour proposant une dizaine d'épreuves dans des États du Centre-Sud tels que le Texas, l'Oklahoma, le Kansas et l'Arkansas. « C'était assez pratique car j'ai pu à chaque fois m'y rendre en voiture depuis Fort Worth, sans prendre l'avion. J'en ai joué sept, je n'ai manqué qu'un seul cut, mais je n'ai fait qu'un seul top 10 », précise-t-il. « Le même niveau était à peu près le même que sur les satellites du PGA Tour, puisqu'il n'y avait que ça à jouer pour tout le monde, et j'ai réussi à être relativement compétitif. Il m'a manqué d'arriver à enchaîner quatre tours solides : j'ai souvent eu une journée un peu moins bonne, ce qui m'a empêché d'aller chercher des places d'honneur. » Le constat a poussé le Texan d'adoption (tout comme ses compatriotes du Korn Ferry Tour, Paul Barjon et Cyril Bouniol) à mettre l'accent sur la préparation physique cet hiver, en parallèle d'un travail sur le swing entamé à l'automne avec Troy Denton, un coach basé à Dallas.

Les qualifications du lundi

Pour boucher les trous dans son calendrier avant le lancement du Mackenzie Tour en mai (seul l'open du Mexique du 25 au 28 mars et un tournoi en Équateur du 13 au 16 mai sont pour l'instant annoncés sur le PTLA), l'ancien étudiant de Kansas State University va pouvoir se faire la main sur les Monday Qualifiers, ces épreuves qui donnent accès aux tournois réguliers du PGA Tour. « C'est toujours de bonnes opportunités d'aller faire un tour au plus haut niveau », reconnaît celui qui avait par ce biais décroché sa place au Houston Open en 2019, où il avait même passé le cut (66e). « Sauf que cette année je suis obligé de repasser par les pré-qualifications : j'étais exempté de ça l'an dernier grâce à mon cut franchi sur le PGA Tour, mais c'est tombé à expiration fin 2020. » L'aventure 2021 commence dès ce jeudi pour Jérémy Gandon, engagé dans la pré-qualif' du Honda Classic en Floride (scores à suivre ici).


Par Alexandre MAZAS
11 mars 2021