Alors que la saison régulière de la NBA vient de s'achever, et que les Playoffs démarrent ce samedi, il est l'heure de décerner les principales récompenses individuelles aux stars du basket nord-américain. Non pas pour leurs exploits sur les parquets, mais bien sur les fairways !

LeBron James est le King du basket, oui, mais pas (encore) du golf... © Beats x Nike

Rookie of the Year : LeBron James

En 2004, LeBron James recevait le trophée de Rookie de l'année en NBA pour une première saison plus que prometteuse parmi l'élite. Vingt-deux ans plus tard (!), de l'eau a coulé sous les ponts : le natif d'Akron (Ohio) a pulvérisé la plupart des records individuels possibles, glané quatre bagues de champion avec trois équipes différentes, et continue à imposer sa loi sur les parquets à l'âge presque canonique de 41 ans.

Peut-être incité par son fils Bronny, qui l'a rejoint aux Los Angeles Lakers voilà deux ans et qui affiche un joli niveau clubs en mains, le King s'est récemment initié aux joies de la petite balle blanche. « Il y a huit mois, je ne m'étais jamais intéressé au golf de ma vie ; aujourd'hui je suis complètement accro », lâchait-il dans une vidéo sortie récemment sur la chaîne YouTube de l'influenceur Bob Does Sport. La preuve : la semaine dernière, le doyen de la ligue faisait d'ailleurs partie des spectateurs du Masters à l'Augusta National Golf Club...

La marque Beats vient de sortir une paire d'écouteurs en collaboration avec Nike, dont LeBron James assure aux côtés de Tom Kim la promotion dans vidéo ci-dessous. S'il estime avoir un handicap quelque part entre 20 ou 25, il est clair que son swing reste à perfectionner. Mais le virus du golf a bel et bien pris, et c'est bien ça le plus important !

Clutch Player of the Year : Devin Booker

En plus d'être un tueur sur les parquets (26,1 points, 3,9 rebonds et 6 passes cette saison), Devin Booker entretient et perfectionne sous le soleil de l'Arizona un swing parmi les plus esthétiques chez ses collègues basketteurs. Le meneur de jeu des Phoenix Suns est crédité d'un handicap de 10, mais à voir la pureté de son geste club en mains, comme dans la récente vidéo avec la joueuse WNBA Diana Taurasi ci-dessous, il est clair que son niveau est nettement supérieur.

Hôte d'un tournoi de golf caritatif rassemblant chaque année des sportifs et des célébrités, le double champion olympique et quintuple All-Star est un fidèle du WM Phoenix Open, la mythique épreuve du PGA Tour qui se déroule début février au TPC Scottsdale, de même que ses coéquipiers Jalen Green et Collin Gillespie.

Coach of the Year : Doc Rivers

Role player efficace des Atlanta Hawks dans les années 80, Glen « Doc » Rivers a connu ses plus grands succès en tant que coach, glanant notamment un titre de champion à la tête des Boston Celtics en 2008. Avec 2060 matchs dirigés pour 1194 victoires, il figure aux cinquième et sixièmes rangs dans ces catégories respectives ; autrement dit le natif de Chicago, 64 ans, est une légende absolue des bancs de la NBA. Passé par Orlando, Boston, Los Angeles, Philadelphie et dernièrement Milwaukee, sa carrière arrive toutefois peut-être à son terme, puisque son contrat avec les Bucks vient d'être rompu...

Habitué des pro-ams et des tournois de célébrités, Doc a toujours été présenté comme un fervent golfeur, et affiche depuis des décennies un handicap à un chiffre qu'il va donc pouvoir tenter de baisser encore. Sa passion pour la petite balle blanche est telle qu'en 2011, alors à la tête des C's, il a tenté de se faire expulser d'un match pour filer aux vestiaires assister à la charge de Tiger Woods lors du dernier tour du Masters ! Sans succès : « Je voudrais bien voir le Masters, moi aussi », lui avait signifié l'arbitre, compatissant mais pas généreux au point de lui faire cette fleur !

Sportsmanship Award : Mike Conley

Le meneur de jeu vétéran de 38 ans a peut-être perdu sa place au sein du cinq majeur de sa formation cette année, mais il l'a fait avec la discrétion et l'élégance qui caractérise son exemplaire carrière au sein de la ligue. En 1226 matchs disputés au cours de dix-neuf saisons sous le maillot des Memphis Grizzlies, des Utah Jazz et des Minnesota Timberwolves, le fils du champion olympique de triple saut à Barcelone en 1992 n'a jamais écopé de la moindre faute antisportive, et a remporté à quatre reprises le NBA Sportsmanship Award, décerné au joueur « représentant le mieux les valeurs du sport sur le terrain, le comportement éthique, le fair-play et l'intégrité ».

Il en va de même sur les parcours de golf, que Mike Conley fréquente assidument depuis de longues années, et sur lequel son comportement est tout aussi exemplaire. Habitué des pro-ams et notamment de celui du 3M Open, étape du PGA Tour organisée au mois de juillet dans la banlieue de Minneapolis, le gaucher a le même toucher de velours club en mains qu'avec la gonfle, comme en atteste ce trou-en-un réalisé l'été dernier !

« Le golf est un sport dans lequel on ne s'améliore jamais autant qu'on le voudrait. On joue contre soi-même, et le défi est différent chaque jour. Je pense qu'entre le basket et le golf, le golf est le plus dur des deux sports, car la marge d'erreur est beaucoup plus fine. Le défi que cela représente, c'est ce que j'aime dans ce jeu. » Respect !

Most Improved Player : Austin Reaves

Membre de l'effectif des Los Angeles Lakers depuis cinq saisons maintenant, Austin Reaves est devenu un élément clé des Purple and Gold, une option fiable à qui Luka Dončić et LeBron James n'hésitent plus à confier les responsabilités offensives en fin de match. Sortant de sa meilleure saison en carrière (23,3 points par match à 49 % de réussite au shoot), le natif de Newark (Arkansas) fait désormais partie des valeurs sûres de la NBA.

Il en va de même sur les fairways puisque A. R. est régulièrement cité parmi les meilleurs basketteurs golfeurs en activité. Il faut dire qu'il n'a commencé à jouer au golf qu'à l'âge de 17 ans, n'a jamais pris la moindre leçon et affiche un handicap de +2,2 !

Most Valuable Player : Steph Curry

« Tout le monde sait que Steph est le meilleur, ça ne fait aucun doute. » Les propos du meneur de jeu des New York Knicks et excellent golfeur, Jalen Brunson, résument bien l'opinion générale : Stephen Curry est indiscutablement le meilleur basketteur golfeur en activité. Sur les parcours comme sur les parquets, la star des Golden State Warriors fait preuve de la même adresse diabolique et du même mental indestructible. On l'a vu réussir un trou-en-un lors de l'American Century Championship (plus gros tournoi de sportifs et célébrités aux États-Unis) en 2023, avant de s'imposer le lendemain en play-off en rentrant un eagle sur un par 4 !

Son génie clubs en mains est tel que la question qui revient le plus souvent sur Internet n'est pas de savoir s'il est le meilleur, mais plutôt s'il pourrait envisager de devenir pro une fois sa carrière NBA derrière lui ! Et ce n'est pas sa performance hallucinante aux côtés de Bryson DeChambeau dans un épisode de Break 50, où les deux hommes tentent de jouer sous les 50 en scramble à deux en partant des départs rouges, qui pourrait laisser penser que la chose est impossible...