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Frédéric Stevens nous a quittés

La ffgolf a appris avec une grande tristesse le décès de Frédéric Stevens, à l’âge de 59 ans. Photographe passionné du jeu de golf, qu’il pratiquait lui-même, Fred a immortalisé nombre de grands tournois disputés sur le sol français, et avait à ce titre rejoint l’équipe médias de la ffgolf sur les épreuves fédérales majeures depuis 2018. L’ensemble de la Fédération adresse ses pensées émues et ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Frédéric Stevens travaillait avec l'équipe médias de la ffgolf depuis 2018. Alexis Orloff / ffgolf

Les mots nous manquent. Ils nous échappent, nous fuient, nous semblent presque ne pas exister. Les phrases démarrent, et dès lors que doit arriver l’adjectif censé caractériser notre sentiment face à la nouvelle qui nous est parvenue ce vendredi 14 mai, les gestes prennent le relais. Nos têtes se secouent de droite à gauche, les bras nous tombent le long du corps, et nos soupirs ponctuent le désarroi, l’incompréhension et la douleur face à cet indicible : Fred, notre cher Fred, est subitement parti. Et désormais, sur chaque grand événement, nous ne verrons plus ses photos, mais son absence.

Fred Stevens avait 59 ans. Photo Alexis Orloff / ffgolf

Car Fred, dans notre équipe, ce n’était pas seulement, et loin s’en faut, les photos prises par centaines sur le parcours. C’était un rire, qui semblait n’avoir comme intensité modulable que la gorge déployée. C’était un humour, subtil, vif et taquin, qui véhiculait tant de camaraderie. C’était une passion pour le jeu de golf et son univers, lui qui ne loupait une partie entre copains que pour de bons prétextes, et encore.

Douceur, gentillesse et bienveillance

On pourrait même étendre cette passion au jeu en général lorsque, le soir venu, les cartes à jouer remplaçaient celles de score. Sa routine était alors étrangement semblable à celle de son putting, lente mais ô combien réfléchie. C’était, aussi, un sens de l’initiative toujours en éveil, quitte à rappeler, comme il le confessait lui-même, que les consignes et l’autorité au sens large n’avaient jamais été son domaine de prédilection. C’était, enfin et surtout, la douceur, la gentillesse, la bienveillance envers chacun, lui qui se souciait toujours du sort des autres avant de penser au sien, notamment par ses paroles réconfortantes et rassurantes.

Son domaine, c’était la photo. Celle du jeu de golf, de ses émotions, de ses gestes, de son cadre. Il parlait avec plaisir de son métier et de sa carrière dans le photojournalisme. De ces grands événements surtout, lui qui a écumé les bordures de l’Albatros lors de tant d’éditions de l’Open de France. Lors des rendez-vous importants de la saison amateur française également (Gounouilhou, Golfers’, CFJ…), pour lesquels la ffgolf le sollicitait depuis 2018, et où certains d’entre vous l’ont côtoyé, ou simplement aperçu derrière son objectif. Tout récemment encore, Fred rendait une visite au Centre de performance fédéral de Terre Blanche, afin de réaliser de belles photos de nos meilleurs amateurs et de leur staff.

Fred savait particulièrement bien cerner les personnages, surtout en les voyant évoluer sur un parcours. Une aptitude qu’il mettait à profit pour narrer tant d’anecdotes vécues sur le terrain. Et puis en rire, forcément. Pour nous, le golf continuera, nos suivis en équipe aussi, et les rires en commun, même si ce n’est pas là tout de suite, reviendront. Ils seront immanquablement notre meilleur moyen de nous souvenir de Fred.