Un demi-siècle après sa dernière apparition au golf de Chantaco, le championnat de France professionnel revient pour les trois prochaines éditions au Pays basque. Pour le grand plaisir d’un des locaux de la semaine, Andoni Etchenique, et pour celui du public qui y verra notamment Victor Dubuisson.

Victor Dubuisson est cette semaine au départ du championnat de France professionnel au golf de Chantaco. © ffgolf

C’est un demi-retour. Cinquante-deux ans après avoir partagé l’édition 1974 avec le golf de La Nivelle, le championnat de France professionnel revient cette année sur les fairways basques de Chantaco. Dès ce vendredi et pour trois jours, ils sont pas moins de quatre-vingt quatre joueurs à tenter d’inscrire leur nom au palmarès comme l’avait fait l’inégalable Jean Garaïalde cette année-là. L’homme au douze titres dans cet événement a d’ailleurs donné son nom au trophée que tous espèrent décrocher dimanche. Parmi eux, difficile de ne pas mentionner Victor Dubuisson. Aux côtés de Gregory Havret ou encore Gregory Bourdy et quelques nouvelles têtes à l’instar de Bastien Amat, l’ex-numéro un Français, numéro 15 mondial et membre de l’équipe européenne de la Ryder Cup 2014 est de ceux qui attireront sans aucun doute le public sur les reliefs de Saint-Jean-de-Luz. Une attente qu’avait l’un des deux hommes qui partage sa partie au premier tour de l’événement, ce vendredi : Andoni Etchenique. À la veille de lancer son tournoi, l’enfant du club s’y attendait quelque peu mais n’a pas caché son plaisir à l’idée de faire la connaissance de celui qui a marqué le golf tricolore de son empreinte. « J’en profiterai un peu pour lui parler mais il faut quand même que je sois concentré sur mon jeu » souriait-il jeudi soir.

Car cette semaine, l’enjeu est tout de même de mise. Outre une dotation de 150 000 euros dont 21 000 attribués au vainqueur, c’est le prestige d’ajouter son patronyme derrière ceux de Tom Vaillant (2023), Julien Guerrier (2024) et Ugo Coussaud (2025) qui se présente. « C’est le genre de truc dont on rêve quand on est gosse, se rappelle le Basque évoluant en partie sur la deuxième division européenne et les circuits satellites. Voir quelques gros noms sur son parcours, savoir qu’il y aura du monde qui suit un peu, ça rend la chose un peu plus particulière. » Pour cette 56e édition, l’événement embrasse donc une nouvelle ère avec un parcours hôte inscrit comme tel jusqu’en 2028. Un contrat qui étoffe les accointances ponctuelles du tracé avec l’élite professionnelle masculine. Car ce par 70 reconnu pour avoir longtemps servi de champ d’explications aux meilleures joueuses européennes à l’occasion de l’Open de France féminin entre 2012 et 2017, a tout de même reçu une unique fois son équivalent masculin en 1970, à une époque où l’European Tour n’avait pas été officiellement créé.

Après un pro-am disputé jeudi, le vainqueur de l’Open PGA France Arkéa de Mont-de-Marsan en avril s’attend à une semaine où les birdies vont pleuvoir. L’essentiel du score devrait se faire sur les neuf premiers trous quand la seconde moitié sera surtout un test de rigueur sur les mises en jeu et le wedging estime-t-il. Face à la puissance de frappes des joueurs, les 5 833 mètres du tracé se défendront surtout « avec des greens plus rapides et quelques roughs laissés hauts » détaille-t-il de son oeil habitué. Avec un investissement d’environ 4 millions d’euros effectués de 2018 à 2020, en partie utilisé pour la refonte de nombreux greens, l’organisation aura le loisir de proposer davantage de positions de drapeaux qui feront également office de juge de paix. Enfin, pour corser davantage le travail de ces Messieurs, le trou n°6, un par 5 dans la configuration habituelle des lieux, a été ramené en par 4.

Les départs phares

9h44 : Raphaël Jacquelin, Bastien Amat, Théo Brizard
9h55 : Grégory Havret, Maxime Legros, Louis Anceaux (a)
10h06 : Victoir Dubuisson, Andoni Etchenique, Louis Bonte