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Trophée Golfers’ Club : Le RCF et le PCC, à demies renversées

Le Racing Club de France la Boulie et le Paris Country Club se sont qualifiés, ce samedi, pour la finale de la Golfers’. Alexandra Vilatte-Farret a redressé une situation désespérée pour le RCF face à Saint-Germain, tandis que le PCC s’est imposé face à Toulouse, deuxième de la qualification.

25-29
mai
CHAMPIONNAT DE FRANCE PAR ÉQUIPES DAMES 1ÈRE DIVISION - TROPHÉE GOLFERS' CLUB
LIEU : GOLF CLUB DE LYON, France
CATÉGORIE : Toutes catégories

Le Racing tient sa finale

D’un côté, la joie. Le soulagement. La décompression soudaine, après des minutes d’une ahurissante intensité. De l’autre, la déception. La rage. Le désarroi, après être passée si près du bonheur. Des deux côtés, des larmes. De celles que seule une Golfers’ peut susciter.

Il est aux environs de 18 heures, ce samedi au Golf Club de Lyon, et Alexandra Vilatte-Farret, en gagnant au 20e trou de son match face à Béryl Giletti, vient de qualifier le RCF La Boulie pour la finale. Pourtant, une quinzaine de minutes plus tôt, elle-même se pensait foutue.

Inès Archer (à gauche) et Alexandra Vilatte-Farret ont été alignées deux jours de suite en foursome. (Alexis Orloff / ffgolf)

Retour en arrière. La première demi-finale du Championnat de France par équipes dames de première division, opposant le Racing à Saint-Germain, a démarré, comme toujours, par deux foursomes dans la matinée. Et très vite, les Bleues-et-rouges ont montré qu’elles avaient amplement de quoi mener la vie dure à la tête de série n°1. Dans le deuxième match, Eugénie Varet et Béryl Giletti, qui avaient fait jeu égal avec Vairana Heck et Chloé Salort sur l’aller, ont mis un coup d’accélérateur sur le début du retour, pour s’imposer 5&3 au final.

Situation favorable pour Saint-Germain, d’autant que Carla de Troia et Adèle Bardet, dans le match de tête, comptaient une longueur d’avance sur Inès Archer et Alexandra Vilatte-Farret après 13 trous. Mais ces dernières ont renversé la vapeur, gagnant trois trous de suite pour l’emporter 2&1.

Lors des cinq simples de l’après-midi, les débats sont restés très accrochés. Dans le match de tête, Perrine Gouin-Petit a donné l’avantage à Saint-Germain, en battant Mila Jurine, 5&4. En tête tout au long de son match face à Clémence Henry, Inès Archer a remis les compteurs à égalité, en gagnant 3&2.

S’est alors ouvert un final où tous les scénarios ont été imaginés… sauf sans doute celui qui est intervenu. Avec une Alexandra Vilatte-Farret 2 up à deux trous de la fin face à Béryl Giletti, et une Eugénie Varet ayant visiblement les choses bien en mains face à Chloé Salort, le match opposant Vairana Heck à Carle de Troia, square au moment de s’élancer sur le 18, est apparu comme décisif. En difficulté avec son putting, la Saint-Germanoise s’inclinait sur ce dernier par 5, paraissant sceller la victoire de La Boulie.

Seulement, premier grain de sable : un trois-putts de Vilatte-Farret sur le 17, pour prolonger le match. « Je ne voulais pas aller sur le 18, car je savais que ça serait à mon désavantage », confiait la Racingwoman à l’issue de la rencontre. Analyse exacte : Béryl Giletti se mettait donnée pour birdie grâce à un superbe coup de wedge, et envoyait le face-à-face en prolongation. Sur le par 4 du 1, l’ancienne joueuse professionnelle se trouvait en difficulté, la faute à une mise en jeu loupée à gauche. Le salut du RCF est venu d’un chip magistral, suivi d’un putt qui ne l’était pas moins, car loin d’être donné. Sur le par 5 suivant, Béryl Giletti se mettait à son tour en difficulté sur la mise en jeu. La suite a déjà été mentionnée.

« Je ne sais pas où j’ai trouvé les ressources, livrait Alexandra Vilatte-Farret, la voix criblée d’émotion. Ça a été tellement dur pour nous l’année dernière (défaite contre Saint-Nom en demi-finale, NDLR), que cette année, je la veux. Je la veux pour toutes les petites de l’équipe, qui la méritent tellement. Elles sont fantastiques cette semaine. On est une équipe soudée, motivée… ce sont peut-être les petites choses qui nous avaient manquées l’année dernière. Et cette année, j’espère qu’on va l’avoir. »

Le PCC est bien de retour

Remake des finales de 2015, 2016, 2018, de la demi-finale de 2020… pour cette finale, le RCF affrontera le Paris Country Club (PCC), dans un derby francilien devenu, au fur et à mesure des années, un classique. En mission de reconquête de sa couronne, après le triplé des années 2016-2018, le PCC n’a plus qu’une marche à franchir, après sa victoire face au Golf Club de Toulouse, en demi-finale.

Les joueuses du PCC laissent éclater leur joie, au moment de se qualifier pour la finale. (Alexis Orloff / ffgolf)

Comme dans l’autre rencontre du jour, les foursomes matinaux ont livré un verdict équilibré. Après avoir pris un avantage rapide face à Solène Balet et Olivia Cosmano, puis avoir vu leurs adversaires revenir à hauteur, Louise Reau et Marie-Elodie Prats-Rigual ont repris les devants à la fin de l’aller. Elles n’ont alors plus lâché la corde, et se sont imposées 3&2, apportant un premier point à Toulouse.

Dans le deuxième foursome, Pauline Stein et Manon Martin ont livré une partie solide, au cours de laquelle elles se sont doucement mais sûrement détachées d’Alizée Vidal et Céline Manche. Ces dernières n’ont pu qu’emmener le match jusqu’au 16, mais ont dû s’incliner au final, 4&2.

Tout allait donc se jouer lors des cinq simples de l’après-midi, session au cours de laquelle le tableau s’est vite et largement teinté d’orange. Mais la réaction toulousaine, prévisible, s’est faite particulièrement sentir aux deux tiers du parcours. Dans le match de tête, Leelou Girault, en tête depuis de 4, a senti le souffle de Clémence Cadéac sur sa nuque, cette dernière revenant 1 down après 14 trous. De son côté, Marie-Elodie Prats-Rigual, un temps menée de trois longueurs par Manon Martin, parvenait à renverser la vapeur (elle s’est finalement imposée, 3&2). Enfin, dans le dernier match, Pauline Stein comptait un seul trou d’avance sur Céline Manche, après 13 trous.

Comme la veille, Pauline Stein (à gauche) a apporté le point décisif pour le PCC. (Alexis Orloff / ffgolf)

Mais comme la veille en quart de finale contre Saint-Cloud, le PCC a fait preuve d’une belle maîtrise dans le final des matches. Leelou Girault a, tout d’abord, repassé la marche avant, s’imposant 3&1 sur Clémence Cadéac. Ensuite, Juliette Demeaux, qui menait depuis le 6, a apporté le deuxième point de l’après-midi pour le PCC, en battant Tracy Rodriguez, 4&2.

Avec la victoire de Louise Reau, 3&2 sur Emma Leclercq, Pauline Stein se trouvait, de nouveau, en position d’apporter le point décisif. « C’est un rôle qui me plaît, sourit-elle. C’est sûr que c’est plus de pression sur la fin du parcours, mais j’arrive bien à la gérer. Ça fait deux fois que j’arrive à jouer les bons coups intelligemment sur la fin de parcours. » Nouvelle preuve, ce samedi : en empochant le 14, puis le 15 face à Céline Manche, la joueuse du PCC se plaçait en position extrêmement favorable pour aborder le 16. Si favorable d’ailleurs qu’elle mettait fin à la demi-finale, par sa victoire 3&2.

« C’est énorme. On a fait une superbe performance aujourd’hui, souligne-t-elle. On a beaucoup de joueuses qui aiment le match play, des joueuses jeunes, qui ont ça dans la peau. C’est pour ça aussi qu’on a élevé notre niveau de jeu au fil des jours. »

La finale en direct

Comme chaque année, vous ne raterez rien de la finale de ce Trophée Golfers’ Club 2022, grâce à notre direct vidéo. Rendez-vous dès 7h45, dimanche matin, sur notre page Facebook.


Par William LECOQ, à Villette-d'Anthon
28 mai 2022