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Mondiaux 2022 : Des stars à la pelle, d'hier à aujourd'hui

Il y en a eu des stars aux Championnats du monde, que ce soit chez les messieurs ou chez les dames. Les plus grands sont passés par là, certains les ont gagnés, d’autres non, mais le champ des éditions jouées a toujours été impressionnant et prometteur, comme il le sera sans aucun doute l’été prochain à Paris.

Tiger Woods en 1994 qui déambule tranquillement sur le fairway du Golf National. Alexis Orloff / ffgolf

Du côté des messieurs

Woods un jour, Woods toujours. Alexis Orloff / ffgolf

Impossible de ne pas commencer par lui. The “goat“ ou le Tigre, de son surnom le plus classique. Et oui, Tiger Woods a bien disputé les Championnats du monde amateur par équipes. Pantalon à pinces, casquette à grande visière et pull un peu trop large sur le dos, c’était en 1994, en France. Pour la petite histoire, il avait alors à cette époque manqué une semaine d’école pour venir jouer sur les parcours du Golf National et du RCF la Boulie. Avec son équipe des États-Unis il avait remporté le titre, Allen Doyle, son partenaire, avait lui décroché le sacre honorifique en individuel. Il était encore jeune mais déjà sa frappe de balle impressionnait tout le monde. C’était littéralement l’attraction de ces mondiaux et quand on voit son parcours ensuite, ce n’est pas étonnant.

Woods pour les Américains, mais aussi Jack Nicklaus en 1960, Phil Mickelson, David Duval, Tom Kite, Ben Crenshaw, Collin Morikawa et d’autres encore. Le pays qui détient le record de victoires dans l’épreuve masculine avec 15 titres a toujours aligné des équipes très performantes. Les noms qui ont représenté la bannière étoilée sont encore aujourd’hui des acteurs du golf moderne. Plus récemment dans l’histoire des Mondiaux, Bryson DeChambeau a été titré au Japon (2014) tout comme son compère en Ryder Cup Justin Thomas, gagnant deux ans plus tôt en Turquie.

Outre cette grande nation du golf, d’autres ont révélé des talents incroyables. Lors de la dernière édition en Ireland, ce sont les frères Højgaard qui ont porté le Danemark vers l’unique titre des scandinaves. Aujourd’hui ils évoluent sur le DP World Tour et comptent à eux deux cinq titres. L’Espagnol Jon Rham a lui aussi disputé les mondiaux 2014. Il s’était adjugé le classement individuel devant un certain Victor Perez. Sergio Garcia est passé par là, Luke Donald, Alex Norén, Paul Casey et la liste est encore longue.

Puis celui des dames

Karrie Webb, elle aussi au Golf National en 1994. Alexis Orloff / ffgolf

Pas en reste non plus sur son lot de stars du golf mondial ayant disputées les mondiaux, l’épreuve féminine, dont la 29e édition se jouera cet été, a aussi présentée au fil du temps des joueuses pas comme les autres.

En 2014, l’Australie avec Minjee Lee remportait l’Espirito Santo Trophy devant le Canada bien emmené par Brooke Henderson. Deux joueuses qui ont récemment fait parler d’elle. La première s’est offerte son deuxième Majeur en s’adjugeant l’US Open et la seconde a décroché son 11e titre sur le LPGA Tour il y a deux semaines.

En 2010, à Buenos Aires, l’équipe américaine s’offrait la médaille d’argent avec dans ses rangs, Danielle Kang et Jessica Korda, respectivement 13e et 14e joueuse mondiale à ce jour. Deux ans avant c’est Caroline Hedwall et Anna Nordqvist pour la Suède qui remportait le titre. Plus loin vers le passé, en 1994, Se-Ri Pak, la Coréenne, faisait forte impression en France. Même si son équipe n’a pas soulevé le trophée, elle a montré aux yeux du monde entier le talent des joueuses asiatiques en battant le record du parcours au Golf National. Depuis, son chemin vers le PGA Tour et les titres qu’elle a amassé durant sa carrière ont ouvert la voix à ses compatriotes. Elle est la pionnière du golf coréen avec cinq titres en Majeur et une nomination pour le Hall of Fame du golf, distinction qui n’a été effective qu'en 2007 après ses dix ans de pratique du circuit américain.

Macarena Campomanes, Pat Hurst, Juli Inkster, Karrie Webb, Jennifer Kupcho, Leona Maguire, Paula Creamer, toutes ont joué ces mondiaux comme un passage obligatoire dans une grande carrière amateur. En bref, le champ est toujours relevé et cette année, il le sera à nouveau avec sans aucun doute des talents peu connus qu’on retrouvera plus tard sur les plus grands podiums des plus grands tournois. 

Et les Français alors ?

Dans toute cette histoire nos Bleus ont eux aussi eu la leur. Chez les dames, la France c’est d’abord imposé dès l’édition inaugurale en 1964 à Saint-Germain. Les Tricolores comptaient alors dans l’équipe une certaine Catherine Lacoste, l’un des plus gros palmarès du golf français. Elle était associée à Claudine Cros et Brigitte Varangot, pas mal non plus. Un peu plus tard, à trois reprises (1978, 1980 et 1986), Marie-Laure de Lorenzi décrochait au moins des podiums aves l’équipe de France. Enfin en 2000, les joueuses de l’Hexagone ajoutaient un second titre au palmarès avec Karine Icher, Maïtena Alsuguren et Virginie Auffret, le tout sous le capitanat de la jeune Gwladys Nocera.

Du côté des messieurs, Grégory Bourdy est passé par là. Victor Perez également, Julien Brun, Paul Barjon ou encore Christian Cévaër. Mais l’édition qui reste en mémoire c’est évidemment celle de 2010, en Argentine, où le trio composé par Alexander Levy, Romain Wattel et Johann Lopez-Lazaro, arrachait la médaille d’or devant le Danemark et les USA. À ce jour, c’est le seul titre de la France chez les messieurs mais l’histoire reste encore à écrire, peut-être dès cette année à la maison.

Le trio magique en 2010, titré en Argentine. Crédit / IGF

Par Romain MURAILLE
22 juin 2022