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Céline Boutier : « Mon meilleur début de saison depuis mon arrivée sur le LPGA »

Saison 5, épisode 2. Après trois top 4 en cinq départs, Céline Boutier a signé le 3 avril dernier son résultat référence en 25 tournois joués en Grand Chelem depuis 2013. Une quatrième place au Chevron Championship qui confirme que la Francilienne installée à Dallas fait aujourd’hui partie des toutes meilleures du très relevé circuit US. 

Céline Boutier
Thananuwat Srirasant / GETTY IMAGES ASIAPAC - AFP
13-16
avril
LOTTE CHAMPIONSHIP
LIEU : TBD, États-Unis
CIRCUIT : LPGA Tour

Après une semaine de break suite à sa superbe performance (4e ex-aequo) au Chevron Championship (ex-ANA Inspiration) à Rancho Mirage (Californie), Céline Boutier s’est envolée dimanche vers Oahu (Iles Hawaï) où se dispute à partir de mercredi le LOTTE Championship (2 millions de dollars de dotation) et dont la tenante du titre n’est autre que la Néo-Zélandaise Lydia Ko (victoire à… -28 en 2021 !). La 17e joueuse mondiale enchaînera par les deux tournois programmés à Los Angeles et à Palos Verdes Estates entre le 21 avril et le 1er mai. Gonflée à bloc ! 

« En termes de résultats, il n’y a pas vraiment photo. C’est mon meilleur début de saison depuis mon arrivée sur le LPGA. Je ne me plains pas trop en ce moment (rires). Je récolte ici le travail que j’ai commencé il y a quelques années maintenant. Et je continue à progresser. C’est super positif. J’espère vraiment confirmer tout au long de la saison et être de plus en plus proche le plus souvent possible pour la gagne… » 

« C’est très encourageant car quand on voit que les résultats tombent régulièrement, c’est super motivant. Et puis surtout, je sens qu’il y a encore une marge. Je sens que je peux encore m’améliorer. Mon jeu de fers a toujours été solide (76,01 % de greens pris en régulation). De manière générale, tous les compartiments du jeu sont assez solides en ce moment (28,86 putts par tour). J’essaie donc d’en profiter à fond. Le driving ? Il va bien pour l’instant (rires). Un peu inconsistant d’une semaine à l’autre (49e en 2022 avec 74,03 % de fairways touchés) mais globalement, il est plutôt pas mal… »

Je pense que l’expérience m’a beaucoup aidée aussi. Terminer comme ça sur une bonne note, c’est très satisfaisant.

« En arrivant à Rancho Mirage pour le premier Majeur de la saison, j’avais enregistré plusieurs bons résultats mais chaque semaine est différente d’une autre (Ndlr, 4e au Tournament of Champions, 4e au Gainbridge LPGA, 3e au Honda LPGA Thailand). Alors, oui, c’est vrai que cette année, c’était un peu spécial car on foulait pour la dernière fois le parcours (Mission Hills Country Club) avant le déménagement à Houston (Texas). Je voulais donc vraiment briller dans cet endroit à part, que je connais bien. Je voulais bien finir. Je pense que l’expérience m’a beaucoup aidée aussi. Terminer comme ça sur une bonne note (aucune carte au-dessus du par avec un dernier tour bouclé en 67 (-5) sans bogey), c’est très satisfaisant. » 

« Je le répète, je sens que je progresse mais je ne me base pas non plus sur mes résultats précédents pour me fixer un objectif (Ndlr, quatre participations au Chevron avant celle de 2022, avec deux cuts manqués, une 50e place en 2021 et une 44e en 2020). A chaque fois, je remets les compteurs à zéro. Je viens de disputer mon 25e tournoi Majeur (depuis 2013), j’ai signé un bon résultat mais je conserve aussi d’excellents souvenirs au British Open 2019 (6e), au KMPG PGA Championship (7e en 2021), sans oublier cette 5e place à l’US Open 2019. Pour moi, c’est très difficile d’établir une hiérarchie… »

Le fait que Chevron reprenne le tournoi est une énorme opportunité pour le LPGA, donc pour nous, les joueuses.

« Forcément, on est tous un peu triste de quitter Rancho Mirage, et ce tournoi, l’un des plus vieux Majeurs féminins. On a toujours joué sur le même site, le cadre en lui-même est incroyable… Remonter le 18, voir les plaques des anciennes joueuses qui ont gagné ici, le public, le saut dans le Poppie’s Pond au 18… C’est quelque part iconique, c’est vrai. Mais c’est une autre époque qui commence maintenant… » 

« Je crois qu’il faut en effet mettre tout ceci en perspective. Le fait que Chevron (Ndlr, deuxième compagnie pétrolière des Etats-Unis) reprenne le tournoi est une énorme opportunité pour le LPGA, donc pour nous, les joueuses. La dotation va être plus importante encore et je sais qu’ils vont installer ce tournoi du côté de Houston sur un parcours qui sera à la hauteur. On est tristes de quitter Rancho Mirage mais je pense que l’avenir s’annonce tout aussi radieux avec ce nouveau sponsor. Cela ne fait aucun doute pour moi. En revanche, je crois qu’ils n’ont pas encore annoncé le futur site du Chevron Championship. Mais pour moi, qui habite à l’année à Dallas, ça me rapprocherait (rires). Je crois que c’est 3-4 heures de trajet en voiture… »

Je n'ai encore rien décidé mais il y a des chances que je sois au départ du Lacoste Ladies Open de France à Deauville. Si je dois en jouer un, ce sera celui-là.

« Cette 4e place à Rancho Mirage ne change en tout cas mon calendrier. Je joue donc cette semaine à Hawaï le LOTTE Championship (13-16 avril) puis les deux autres qui suivent en Californie (Los Angeles et Palos Verdes). Ensuite, il y aura un petit break début mai avant de reprendre dans le New Jersey (Cognizant Founders Cup du 12 au 15 mai). Je n’envisage toujours pas un passage sur le Ladies European Tour (LET). En tout cas, pas en première partie de saison. Je n'ai encore rien décidé mais il y a des chances que je sois au départ du Lacoste Ladies Open de France à Deauville (15-17 septembre). Si je dois en jouer un, ce sera celui-là. » 

« J’ai vu qu’on sera cinq (Françaises) au LOTTE cette semaine (avec Perrine Delacour, Pauline Roussin-Bouchard, Agathe Laisné et Céline Herbin). Je ne sais pas si on peut vraiment parler d’un clan tricolore sur le LPGA. Chacune a ses routines, son entourage… C’est sympa de voir qu’il y a de plus en plus de Françaises, de pouvoir parler dans notre langue maternelle ensemble mais en même temps, on est là pour faire des choses personnellement. Bref, on a un peu tous notre propre rythme… »


Par Lionel VELLA
12 avril 2022