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Solheim Cup : Que la fête commence !

Deux ans après avoir offert l'un des dénouements les plus mémorables de l'histoire du golf par équipes, la Solheim Cup est enfin de retour. Sur le parcours d'Inverness Club, dans l'Ohio, l'Europe de Céline Boutier tentera de défendre le titre arraché à Gleneagles.

Solheim Cup 2019
Le départ du 1, le vendredi matin de l'édition 2019 à Gleneagles (Écosse). Tristan Jones / LET
04-06
septembre
SOLHEIM CUP
LIEU : Inverness Club, États-Unis
CIRCUIT : LPGA Tour

Le tournoi

Pendant féminin de la Ryder Cup, la Solheim Cup présente exactement les mêmes caractéristiques : tous les deux ans, elle réunit les douze meilleures Européennes et les douze meilleures Américaines, qui s'affrontent durant trois jours pour le prestige d'un trophée et l'amour du sport – et aucune dotation financière à la clé.

L'épreuve, qui se déroule alternativement de part et d'autre de l'Atlantique, a depuis 2002 le même format sportif que la Ryder Cup : quatre foursomes puis quatre quatre-balles le vendredi et le samedi, et douze simples le dimanche, pour un total de 28 matchs. L'objectif est donc d'atteindre la barre des 14,5 points pour remporter le trophée, une égalité à 14 partout suffisant à l'équipe tenante du titre pour le conserver.

L'histoire

Tout comme la Ryder Cup doit son nom à Samuel Ryder, l'homme d'affaires anglais qui offrit le trophée mis en jeu pour la première fois en 1927, la Solheim Cup porte le nom de son donateur, Karsten Solheim. Ce businessman américain, connu pour avoir fondé la marque de clubs Ping à la fin des années 50, fut le grand artison de la création de la compétition, dont la première édition se déroula en 1990 en Floride et fut remportée par l'équipe américaine. Depuis, quinze autres ont eu lieu, les États-Unis l'ayant emporté à dix reprises et l'Europe à six.

La dernière, jouée à Gleneagles en Écosse, restera sans doute longtemps dans les mémoires comme la plus spectaculaire de toutes. Menées sur la fin par les Américaines, les Européennes remportèrent les trois derniers simples du dimanche. Sur le green du 18, la Norvégienne Suzann Pettersen enfila un putt pour birdie de 3 m pour offrir à son équipe une revanche sur l'édition 2015, que l'Europe avait perdue à domicile (à St. Leon-Rot en Allemagne) malgré une avance de quatre points à l'amorce de la dernière journée.

Les équipes

Annoncée les 22 et 23 août à l'issue de l'AIG Women's Open à Carnoustie, la Team Europe aura la délicate mission de conserver le trophée si brillamment glané en 2019. Sous la direction de Catriona Matthew (Écosse), qui rempile en tant que capitaine avec l'aide de Laura Davies (Angleterre), Suzann Pettersen (Norvège) et Kathryn Imrie (Écosse), les Européennes présentent un joli mélange de joueuses de huit nationalités différentes, d'un âge moyen légèrement inférieur à 28 ans, combinant 22 participations à la Solheim Cup, et affichant un classement mondial moyen de 43,75.

Côté américain, c'est la lauréate de l'édition 1998 du Dinah Shore Nabisco (l'actuel ANA Inspiration), Pat Hurst, qui reprend le rôle tenu par Juli Inkster depuis 2015. Assistée des stars en fin de carrière que sont Angela Stanford, Stacy Lewis et Michelle Wie West, elle a dévoilé il y a dix jours une équipe séduisante, sur le papier plus jeune (près de 27 ans) et moins expérimentée (17 Solheim combinées) que leurs adversaires, mais nettement mieux classée aux Rolex Rankings (25,80). Pat Hurst comptera surtout sur la numéro 1 mondiale et championne olympique Nelly Korda, et sur l'incontournable Lexi Thompson, pour ramener la coupe à la maison.

Le parcours

Implanté à Toledo, une ville située sur la rive sud du lac Érié, à mi-chemin entre Détroit au nord et Cleveland à l'est, l'Inverness Club accueille la Solheim Cup pour la première fois. Ce club privé fut fondé en 1903 par des notables locaux, qui quelques années plus tard firent appel au réputé architecte Donald Ross pour leur créer un parcours de 18 trous digne de ce nom. Celui-ci, achevé en 1918, se forgea une réputation d'excellence en accueillant notamment l'U.S. Open à quatre reprises (1920, 31, 57, 79) et le PGA Championship deux fois (1986, 93).

Utilisé pour la première fois dans une compétition féminine l'an dernier, à l'occasion du LPGA Drive On Championship, ce par 72 de 6312 m (sa configuration de la semaine) n'est donc pas une découverte pour la quasi-totalité des 24 joueuses, qui évoluent à plein temps sur le circuit américain. « C'est un parcours assez difficile : je me souviens que l'an dernier il n'y avait pas beaucoup de scores sous le par », nous indique Céline Boutier, qui avait pris la deuxième place de cette épreuve. « Forcément, ça va dépendre de la façon dont ils vont le préparer, mais dans mon souvenir les greens sont assez fermes et rapides, et les roughs très épais. C'est un parcours où les attaques de green sont très importantes : j'avais l'impression que taper fort n'avantageait pas plus que ça, mais que la différence se faisait vraiment sur les attaques de green. »

Le programme

Samedi 4 septembre : 4 foursomes le matin, 4 quatre-balles l'après-midi
Dimanche 5 septembre : 4 foursomes le matin, 4 quatre-balles l'après-midi
Lundi 6 septembre : 12 simples

La 17e Solheim Cup est à suivre en exclusivité et dans son intégralité sur Golf Channel France à partir de 12 h le samedi, de 13 h le dimanche et de 17 h le lundi.

Suzann Pettersen
Suzann Pettersen, héroïne de la Solheim Cup 2019 (Tristan Jones / LET)

Par Alexandre MAZAS
1 septembre 2021