Nous nous sommes amusés à poser la même question à tous les représentants français évoluant sur le PGA Tour, le DP World Tour et l’HotelPlanner Tour : quel est le parcours qui vous a le plus émerveillé ? Certains sites reviennent à plusieurs reprises. Et puis il y a quelques surprises aussi. Découverte.
Augusta, pour ceux qui ont eu cette chance
Rares sont les Français qui ont pu fouler l’Augusta National Golf Club durant la semaine du Masters. Alors rien de bien étonnant quand Romain Langasque ou encore Julien Guerrier y font référence.
Romain Langasque : « J’ai eu la chance de jouer Augusta (au Masters 2016) et en termes de beauté, difficile de rivaliser. Je n’oublie pas aussi de citer St Andrews, avec cette saveur particulière au 18 où tu arrives dans la ville. C’est difficile d’en retirer un car on en joue des très beaux mais je dirais aussi Wentworth. En termes de généralité, en termes d’atmosphère, c’est ce qui ressort pour moi. »
Julien Guerrier : « Augusta, c’est le plus beau que j’ai pu jouer en compétition (au Masters 2007). La beauté des lieux, l’architecture du parcours, l’ambiance, l’atmosphère, les arbres et les fleurs magnifiques, tout est manucuré, tout est parfait... J’ai eu cette chance de fouler ce lieu unique ! »
Ugo Coussaud, à propos du Royal County Down.
Le Royal County Down, à l’applaudimètre
Si l’on devait décerner un prix spécial, le parcours situé en Irlande du Nord ne serait pas loin de le décrocher. Beaucoup de joueur français l’ont cité, des étoiles plein les yeux.
David Ravetto : « J’ai eu le grand privilège de jouer Augusta avec ma fac (TCU) alors que j’étais encore amateur. Mais le plus joli joué en tant que joueur pro, je dirais le Royal County Down, durant l’Irish Open. Pour les vues, c’était magnifique. À égalité avec Crans-Montana (Omega European Masters). Deux supers parcours, très différents, mais si on ne parle que de beauté et de paysage, ça se joue entre les deux. »
Antoine Rozner : « J’ai du mal à choisir entre deux parcours qui m’ont vraiment marqué depuis le début de ma carrière. Je mets Royal County Down, sûrement le plus beau links que j’ai eu à jouer. Des vues à couper le souffle avec cette montagne derrière, en bord de mer avec ce parcours très franc mais technique. Les bons coups sont vraiment récompensés et en même temps il faut très bien jouer au golf car ça reste un parcours très dur. À égalité, je place Valderrama, par sa dureté, par sa qualité d’entretien, par la vitesse des greens et leur fermeté, des pentes de dingue avec également une précision du tee qui est très exigeante. »
Ugo Coussaud : « Ce sera aussi le Royal County Down pour moi, pour mon premier Irish Open (en 2024). C’est un links ultra pur avec des coups à l’aveugle qu’il faut très bien appréhender. C’était une courte semaine de jeu (cut manqué) mais j’ai failli bien jouer. J’ai un très beau souvenir de ce parcours. »
Robin Roussel, en évoquant Leopard Creek
Leopard Creek, forcément !
Étape incontournable du DP World Tour (et du Sunshine Tour), le tracé sud-africain, à la lisière de l’incroyable Park Kruger, envoute aussi nos pros français.
Robin Roussel : « C’est celui qui se détache des autres. Je l’ai joué quatre fois, et à chaque fois, tu es toujours autant émerveillé par l’endroit, tant en termes d’environnement que de golf car le parcours est tout simplement parfait. Il n’y a pas une erreur. C’est d’une justesse incroyable. C’est un parcours très dur, très exigeant. Il récompense les très bons coups et punit les coups moyens. En termes d’environnement, c’est juste magique. Irréel presque avec ce parc Kruger et tous ces animaux sauvages. Quand on joue sur le Tour européen, cette semaine-là à Leopard Creek, c’est le kiff total. Tant pour le tracé du parcours, de son entretien, de l’organisation du tournoi que de l’environnement. J’ai aussi envie de citer Wentworth. Le tracé est très beau. C’est un véritable jardin, avec des grands arbres, des petits massifs de fleurs, on a toujours l’impression de jouer seul. La seule différence avec Leopard Creek, c’est qu’il y a deux trous un peu moyens qui sont le 1 et le 17 alors qu’à Leopard Creek, c’est dix-huit trous justes et parfaits. »
Sébastien Gros : « En tant qu’ambassadeur de l’Évian Resort Golf Club, c’est bien évidemment l’Évian Resort Golf Club ! Je ne l’ai pourtant jamais joué en tournoi. Sinon, en compétition, celui qui me vient tout de suite à l’esprit, c’est Leopard Creek. Sa réputation le précède. Par le cadre avec des animaux sur le parcours, avec vue sur le parc Kruger, complètement perdu en Afrique du Sud. Franchement, c’est tout simplement exceptionnel. Le parcours est fantastique à jouer. On parle souvent du Cap mais le parcours est vraiment génial à Leopard Creek. Et en plus, j’y ai de très bons souvenirs. J’avais fait mon premier tournoi du Tour européen là-bas et j’avais fini 4e à la fin 2015 ! »
Julien Quesne, au sujet de Kingsbarns
Kingsbarns, Wentworth, l’appel des îles britanniques
La Grande-Bretagne est évidemment un lieu privilégié que les Français apprécient souvent. Que ce soient des parcours links ou dans les terres, la magie opère très régulièrement !
Julien Brun : « Pas simple d’en choisir un plutôt qu’un autre. J’ai beaucoup aimé Walton Heath lors d’une qualif pour l’U.S. Open. C’était une belle journée ensoleillée, un départ à 7 heures du matin. Je me suis régalé. J’ai pris beaucoup de plaisir malgré un jeu très moyen. Mais j’avais le sentiment d’être dans un endroit spécial, hors du temps. »
Benjamin Hébert : « Le plus beau que j’ai joué, c’est Kingsbarns, en Écosse, lors du Dunhill Links Championship. J’aime beaucoup les links. Parce que ces parcours nécessitent tout un panel de coups à jouer. Il faut faire de la balle basse, des draws, des fades... Il faut savoir aussi jouer avec sa tête. La stratégie entre très souvent en jeu. L’avantage des links, c’est que c’est aussi fair, il n’y a pas trop de surprise en termes de rebond. Et puis c’est un parcours magnifique visuellement. Alors évidemment, la météo n’est pas toujours au rendez-vous mais quand il fait beau, c’est carrément exceptionnel. On voit la mer à quasiment tous les trous. Le passage du retour, au 12, au 15, au 16, ces trous sont tout près de la mer. »
Julien Quesne : « Le parcours qui m’a le plus émerveillé, c’est Kingsbarns. Un links magnifique. Un parcours pour moi incroyable avec des points de vue magiques. Le dessin du parcours, la balade que l’on peut y faire, c’est ce que je recherche. Et pour le coup, celui-ci est extraordinaire. »
Mathieu Decottignies-Lafon : « Petit côté chauvin, le Golf National, en compétition, il n’y a pas mieux, même si ce n’est pas le plus beau visuellement. Mais golfiquement, c’est une merveille sans nom, un vrai test. Sinon, en termes de beauté pure, je dirais Killeen Castle, pas loin de Dublin. C’est le meilleur parcours que j’ai joué sur le Challenge Tour. Il est signé Jack Nicklaus. Avec des fairways généreux mais des bunkers très bien placés, il ne faut pas donc pas se rater depuis le tee. Et les greens sont exceptionnels, avec plein de petits plateaux. Il faut avoir la distance et la direction. Si on se rate, les chips mais aussi les putts deviennent très compliqués. »
Bastien Amat, parlant de Crans-sur-Sierre
L’air pur de la montagne
Déjà cité plus haut par David Ravetto, le golf de Crans-sur-Sierre, dans la station de Crans-Montana (Suisse), hôte chaque année fin août ou début septembre de l’Omega European Masters, est un véritable bijou. Pour la qualité du tracé mais aussi pour son panorama à couper le souffle.
Romain Wattel : « Dans l’ordre de mes préférences, je dirais le golf de Fontainebleau. J’y garde un super souvenir en amateur lorsqu’on jouait la Frayssineau-Mouchy là-bas. Le Royal County Down en deux. C’était en 2015. Un parcours spectaculaire au milieu des dunes irlandaises. Et puis le golf de Crans-sur-Sierre. Un magnifique parcours de montagne, avec les Alpes en décor ! »
Bastien Amat : « J’en ai un qui me vient tout de suite en tête : c’est celui-ci de Crans-Montana, en Suisse. Un golf superbe. Golfiquement, il est hyper intéressant. Et on a ces vues qui sont quand même exceptionnelles. Je pense aussi à Évian, qui est top ! »
Matthieu Pavon, en référence au TPC Sawgrass
Les États-Unis, aux choix multiples
La majeure partie des golfeurs interrogés ont étudié dans une des nombreuses universités des États-Unis. Ils ont été amenés à jouer dans des lieux extraordinaires. Certains ont même eu la chance de défier des parcours cultissimes comme Matthieu Pavon et Adrien Saddier, membres actuels du PGA Tour.
Matthieu Pavon : « Mon parcours préféré, c’est le TPC Sawgrass qui reçoit chaque année le Players Championship. Il est magnifique par sa variété des trous. Des trous courts, des trous longs, des doglegs gauche, des doglegs droite... On a de l’eau sur certains d’entre eux, avec notamment l’un des par 3 les plus iconiques au monde, le 17. C’est un parcours, quand le soleil se lève le matin, qui offre des jeux de lumières magnifiques entre les ombres et les rayons qui traversent les pins... Si on devait faire des peintures ou des photos d’un parcours de golf, c’est probablement là-bas qu’on aurait les plus beaux visuels. »
Adrien Saddier : « Pour moi, c’est le Old Greenwood Golf Course, en Californie, qui accueillait le Barracuda Championship. D’abord parce que c’est un parcours en montagne – je n’aurais pas pu choisir un parcours en bord de mer (rires) – avec des chalets à l’américaine, énormes. J’ai toujours adoré jouer là-bas, avec des supers coups de golf dans les grands sapins... Cela se joue entre celui-ci est Crans-Montana. Je ne prends pas trop de risque... »
Maxence Giboudot : « The Madison Golf à Palm Springs. J’ai eu la chance d’y jouer un tour avec ma fac. Un endroit magnifique avec des vues sur les montagnes désertiques. L’entretien du parcours est exceptionnel, avec cette couleur vert foncé sur les fairways, des greens magnifiques, des bunkers blancs... C’est vraiment comme ça qu’on imagine le golf. Et ce qui le rend encore plus particulier, c’est le côté agréable de le jouer avec ces petits stops tous les trois trous où on vous propose à manger, à boire, avec des gens qui sont là pour vous accueillir. Il y a un défilé de personnalités sur le parcours. Cela rend cet endroit un peu hors du temps. »
Félix Mory : « Sandpiper Golf Club, à Santa Barbara (Californie). C’est un golf en bord de mer avec des vues magnifiques sur l’océan Pacifique. J’ai beaucoup joué ce parcours quand j’étais à l’université aux États-Unis (California State University Northridge). J’ai gagné là-bas mon premier titre universitaire. Je n’y ai que des bons souvenirs. C’est un golf public, on voyait les dauphins et les baleines passer au large de temps en temps. Golfiquement parlant, ce n’est pas le meilleur mais l’endroit rendait le moment toujours agréable. »
Martin Couvra : « J’ai adoré le parcours d’Ocean Forest, en Géorgie. Je l’ai joué en amateur durant la Jones Cup. C’est un endroit hors du temps. Le parcours est exceptionnel. Et si je devais choisir un parcours sur le Tour européen, je dirais l'Emirates à Dubaï, ou Wentworth. »
Oihan Guillamoundeguy a adoré le parcours Rouge de Dar Es Salam
Exotisme, quand tu nous tiens
Maroc, Australie, Dubaï... Ces destinations fréquentes du DP World Tour n’ont pas été oubliées par nos représentants. Soleil, spectacle, ambiance... Tout y est !
Oihan Guillamoundeguy : « Sans hésitation, c’est le parcours Rouge de Dar Es Salam, au Maroc. Il est à la fois super dur et magnifique. C’est un parcours très exigeant avec beaucoup de drives à tirer. Il n’y a pas un trou qui ne va pas. J’espère que je vais découvrir d’autres parcours de ce niveau car on n’en joue pas beaucoup ! »
Jeong weon Ko : « Je dirais l’Emirates Golf Club, à Dubaï. Le cadre est assez magnifique avec cette vue sur les gratte-ciels en face... Le parcours est visuellement très beau. Durant le tournoi (Hero Dubaï Desert Classic), il y a des tribunes toutes noires, je trouve que ça fait très classe. Les greens sont fantastiques, les roughs épais. Tout ça donne une super couleur au site. L’ensemble offre quelque chose de très sympa. »
Tom Vaillant : « Le Royal Melbourne ! Un parcours exceptionnel avec des conditions de jeu tout aussi exceptionnelles. Plus de 120 000 personnes sur la semaine, avec une ambiance irréelle. Le faire pour un open d’Australie, c’est mémorable. Il est classé comme l’un des plus beaux parcours au monde. Et je confirme qu’il a tenu toutes ses promesses ! »
Clément Charmasson : « Le Royal Melbourne. Par la qualité du parcours niveau entretien, le dessin très bien pensé et l’histoire qu’il y a autour de ce parcours. J’ai adoré jouer là-bas cette année. »