Pour son tout premier PGA Championship, Adrien Saddier n'est pas parvenu à passer le cut après avoir rendu une carte de 77 (+7) vendredi. Le Haut-savoyard laisse un champ très dense se battre pour la gagne, où aucun joueur ne semble vraiment favori.

Après avoir joué 77 (+7) vendredi, Adrien Saddier s'est arrêté au stade du cut pour son premier PGA Championship en carrière. © Michael Reaves / Getty Images via AFP

Le vent s’est invité à la fête vendredi au Aronimink Golf Club, transformant le deuxième tour du PGA Championship en un long combat pour tous les joueurs. Trop long même selon les arbitres qui ont pointé du doigt le groupe de Justin Thomas comme symbole de ce jeu lent. Pourtant, dès la première partie composée de Michael Block, Dustin Johnson et Rasmus Højgaard, les aiguilles tournaient trop vite pour la cadence de jeu collective : ces trois-là ont eu besoin de 5 heures et 40 minutes pour boucler leurs 18 trous là où l'organisation en attendait 4 heures et 44 minutes au maximum. 

Cette problématique mise de côté, personne n’a réellement réussi à s’échapper au classement. Au contraire, le leaderboard est d'autant plus dense. En tête, deux nouveaux visages se sont installés à -4 total : Maverick McNealy et Alex Smalley, seul homme déjà présent en tête à la fin du premier tour. Smalley, pourtant auteur de trois bogeys consécutifs au retour, a trouvé les ressources pour arracher un birdie final et signer une carte de 69 (-1). McNealy, lui, semblait filer seul vers les commandes avant deux bogeys tardifs qui ont freiné son élan malgré un solide 67 (-3). Ce score de -4 qu'ils cumulent à ce stade illustre parfaitement la brutalité du parcours puisqu'il faut remonter au PGA Championship 2012 à Kiawah Island pour retrouver un leader avec un score aussi haut au classement après deux journées.

Derrière eux, quelques cadors se tiennent à bonne distance, prêts à profiter du moindre faux pas. Scottie Scheffler , à -2 total, est le premier d'entre eux, malgré une journée frustrante d'après lui. L’Américain n’a pas caché son étonnement devant des drapeaux qu’il a qualifiés de « presque absurdes », estimant même qu’il s’agissait « des positions les plus difficiles qu’il ait vues en Majeur depuis [qu'il] évolue sur le circuit », y compris lors des U.S. Open. À ses côtés dans la chasse : Justin Thomas (-2), Cameron Young (-2), Jon Rahm (-1) ou encore Jason Day (-1), tous bien placés avant le week-end.

Et puis il y a eu le réveil signé Rory McIlroy. Après son 74 (+4) de jeudi, le récent vainqueur du Masters a retrouvé un visage bien plus rassurant avec une carte de 67 (-3) sans le moindre bogey ! Plus précis au driving, plus serein dans le contrôle des trajectoires malgré le vent, McIlroy s’est replacé dans le tournoi et ne pointe plus qu’à cinq coups de la tête tandis que les plus éloignés en comptent trois de plus. « Tous ceux qui ont passé le cut cette semaine ont leurs chances dans le tournoi » a résumé le n° 2 mondial.

Adrien Saddier manque le cut

Pour Adrien Saddier, en revanche, l’apprentissage du très haut niveau s’est poursuivi dans la douleur. Déjà en difficulté jeudi avec une carte de 75 (+5), le Haut-Savoyard n’a jamais réussi à enrayer l'accumulation de bogeys vendredi. Un double bogey dès le trou n°2 a installé le doute et, malgré quelques sursauts et un birdie venu brièvement éclaircir sa carte, Saddier a continuellement été gêné dans la gestion des attaques de greens et la conclusion de chaque trou. Son 77 (+7) final l’a éliminé du cut pour sa première participation au PGA Championship, son deuxième Majeur en carrière après The Open 2025. Une expérience forcément rude, mais précieuse, sur un parcours qui n’a épargné quasiment personne cette semaine.