Un temps en perdition en Pennsylvanie, Alex Smalley a fini par conserver la tête du deuxième Majeur de l'année après trois tours. L'Américain (-6) compte deux coups d'avance sur ses poursuivants, dont une bonne trentaine a la possibilité de gagner dimanche.
Le moving day a tenu toutes ses promesses samedi au PGA Championship. Après deux journées jouées avec des drapeaux quasi-inaccessibles, l'organisation du tournoi a desserré légèrement l’étau avec des cibles un peu plus conventionnelles. Suffisamment, en tout cas, pour permettre aux grands favoris de sortir les griffes et se rapprocher davantage de la tête.
Le meilleur exemple de ce profit est Rory McIlroy. Déjà relancé vendredi avec son 67 sans bogey, le Nord-Irlandais a poursuivi sa remontée à l'Aronimink Golf Club grâce à un 66 (-4) ce jour. Pendant plusieurs trous, le vainqueur du dernier Masters s’est même retrouvé seul en tête à -4 total, laissant croire à une envolée possible. Plus précis au driving, étincelant putter en mains, le n° 2 mondial a retrouvé une place qui lui convient mieux que la 105e qu'il tenait jeudi soir. Dimanche, pour le dernier tour, il abordera la partie avec une marque de -3, soit trois coups moins que leader Alex Smalley.
Alex Smalley a tremblé mais a tenu
Car oui, à la conclusion de ce troisième jour, l'Américain est toujours en tête, cette fois seul. Pourtant, il semblait parti pour disparaître du paysage après un début de journée hésitant. Trois bogeys aux trous 1, 2 et 4 lui faisaient notamment passer l'aller en 37 (+2) coups. Mais le leader du tournoi a retrouvé toute sa précision sur le retour, alignant plusieurs coups de fer décisifs (au 10 et au 15 par exemple) pour signer une carte de 68 (-2) et tenir les commandes à -6 total.
Derrière lui, la meute a continué de se densifier. Le leaderboard en a témoigné à une heure de la fin de journée où sept hommes étaient encore à égalité avec le New Yorkais de 29 ans. Nick Taylor, Jon Rahm, Ludvig Åberg, Aaron Rai et Matti Schmid pont fini par se placer à deux coups (-4) seulement du leader. Dans leur sillage, les gros noms ne sont pas moins nombreux. Xander Schauffele (-3) Patrick Reed (-3), Justin Rose (-2) ou encore Min Woo Lee (-2) sont à une ou deux longueur de plus (-2). Scottie Scheffler, lui, a perdu quelques chances de victoires après son 71 (+1) mais sa 23e place à -1 laisse le numéro un mondial à portée de surprise. Comme ce dernier l'a parfaitement résumé : « Je n'ai jamais vu un classement aussi serré. À la veille du dernier tour, ça peut vraiment devenir le PGA Championship de n'importe quel joueur. »