Éclatante dans le dernier tour de la finale du LET, Nastasia Nadaud a décroché son tout premier succès sur le circuit de première division européenne féminine. Perrine Delacour a complété le top 5, quatre coups derrière.
On les savait capables de jouer la gagne de cette finale du Ladies European Tour et, ce dimanche, Nastasia Nadaud et Perrine Delacour n’ont pas déçu. Parties avec respectivement cinq et trois coups de retard sur la leader d’alors et leur partenaire de jeu du jour, Trichat Cheenglab, les deux Tricolores ont vu la Thaïlandaise perdre pied sur les trois premiers trous du Real Guadalhorce Club de Golf. Après un bogey au 1 et un double-bogey au 3, celle-ci affichait même un score de +4 pour la journée à la sortie du 7. Un passage à vide pendant lequel Delacour engrangeait deux birdies tandis que Nastasia Nadaud faisait profiter au public andalous d’une démonstration de golf. Du haut de ses 21 ans, la Savoyarde a tout fait en l’espace de cinq trous : trois birdies, un eagle et une maîtrise de tous les compartiments du jeu. En tête et en croisière jusqu’à l’amorce du retour, celle qui tenait la 8e position de l’ordre du mérite avant cette semaine a remis un coup d’accélérateur au 10, au 11 et au 12 pour étendre son avance à un maximum de quatre coups.
Nadaud, la solution offensive
Avec 24 birdies dans cette finale, Nastasia Nadaud a enregistré le plus grand nombre d’oiselets cette semaine. Elle est aussi la joueuse qui en a plus signé sur l’ensemble de la saison (263).
Un écart qui, malgré deux bogeys en fin de partie, a suffi pour qu’elle s’impose au terme d’une carte de 66 (-6) et sur un score total de -16 devant Kirsten Rudgeley (-12). « Je ne sais pas quoi dire, ça a été une semaine intense, pleine de montagnes russes, s'est-elle exclamée après son tour. J’ai manqué pas mal de fairways, je suis allée dans les bois mais j’ai sorti des coups incroyables de là et le putting a été très solide. Je pense que la Belgique (où elle avait terminé 2e, ndlr) m’a beaucoup aidée dans la gestion de ce genre de moments où j’ai été un peu stressée, notamment du 13 au 16. » Pour sa plus belle année professionnelle jusqu’à présent, Nadaud s’est donc offert un succès de haute volée mais surtout une victoire qui n’est autre que la première dans l’élite depuis son passage pro en 2023. Elle a ajouté son patronyme à l’Open d’Espagne comme l’ont fait Marie-Laure de Lorenzi (1988, 1994) et Karine Icher (2002), plus de vingt années après le dernier succès tricolore dans ce tournoi, signé par Stéphanie Arricau (2004).
Pour parfaire la réussite française se dimanche en Andalousie, Perrine Delacour a dans le même temps pris la quatrième place de l’événement. Elle aussi à l’aise sur la première moitié du parcours, la Picarde a ensuite levé quelque peu le pied en concédant quatre bogeys du 13 au 18. Mais son ultime 73 (+1) lui a tout de même offert un bon dernier résultat cette année, utile à sa qualification pour le Women’s Open 2026. Car en partageant sa place dans le top 5 aux côtés de trois autres joueuses, Delacour est passée au 12e siège de l’ordre du mérite dont le top 15 se voyait offrir un ticket pour le prochain Majeur britannique (50e Women’s Open au Royal Lytham & St Annes).
Pour participer également à la fête française, Camille Chevalier a pour sa part confirmé son droit de jeu à temps plein l’an prochain avec la manière puisque la Marseillaise a terminé 8e ce dimanche, à -10, après avoir signé une carte de 69 (-3). Céline Herbin en a fait de même en terminant 16e à -7 tandis qu’Agathe Sauzon et Ariane Klotz ont davantage bataillé, à l’image de leur semaine, en quittant l’Espagne aux 69e et 74e places.